mardi 8 septembre 2009
Interview vidéo deSecrétaire d'Etat à la Coopération et à la francophonie
Joyandet: «Ministre et président de région, j'ai envie des deux»
Le secrétaire d'État à la Coopération était hier l'invité du «Talk Orange-le Figaro».
« POUR le moment, j'ai envie des deux et je crois que c'est possible.» Alain Joyandet, secrétaire d'État à la Coopération et tête de liste UMP pour les régionales en Franche-Comté, aimerait rester ministre s'il était élu président de région en mars 2010. Du reste, à ses yeux, la règle du non-cumul posée la semaine dernière par le secrétaire général adjoint de l'UMP, Xavier Bertrand, puis par le premier ministre, François Fillon, n'est pas encore gravée dans le marbre, puisque, indique-t-il, «le président s'exprimera le moment venu».Après sa collègue de la Santé Roselyne Bachelot, Alain Joyandet est donc le deuxième membre du gouvernement, parmi la dizaine de ministres candidats, à faire ouvertement de la résistance sur le sujet. Il est vrai que la gauche, par la voix de Pierre Moscovici, commence à s'engouffrer dans la brèche: «Joyandet est condamné par les siens à ne plus être ministre? on le verra bientôt tout seul en Franche-Comté», expliquait le week-end dernier le socialiste dans les colonnes de L'Est républicain. En revanche, le secrétaire d'État ne trouve rien à redire à l'exemption d'élection dont va bénéficier Brice Hortefeux. «Tous les ministres ne dirigent pas un ministère aussi lourd», dit-il.Le ministre a appelé BourgiCes temps-ci, la charge est aussi très lourde au secrétariat d'État à la Coopération en première ligne sur les élections contestées au Gabon et les déclarations de Robert Bourgi. Deux sujets sur lesquels est revenu longuement Alain Joyandet.Concernant l'élection d'Ali Bongo, le secrétaire d'État a invité les candidats non élus à déposer un recours devant la Cour constitutionnelle. «Les élections ont fonctionné, respectons-les», lance le ministre, qui tient à minimiser les intérêts économiques français en jeu dans ce pays en rappelant que «Total ne se fournit qu'à hauteur de 3% au Gabon». Alain Joyandet semble en tout cas avoir assez peu goûté les déclarations de l'avocat Robert Bourgi ? proche de Nicolas Sarkozy et très lié aux chefs d'Etat africains ? ayant affirmé sur RTL qu'Omar Bongo avait demandé la démission de son prédécesseur Jean-Marie Bockel.«Il s'exprime à titre privé. (?) Je regrette que ce genre de propos soient tenus sur une antenne nationale. Je l'ai d'ailleurs fait savoir à Robert Bourgi», a indiqué le ministre.Anne Rovan
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