le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

mardi 1er septembre 2009

Interview vidéo de

Philippe de Villiers

Président du Mouvement pour la France (MPF)

«Je n'ai pas changé»

Le président du MPF, rallié à la majorité présidentielle, entend conserver sa liberté de parole.

«JE N'AI pas changé.» Invité du «Talk Orange-Le Figaro», Philippe de Villiers, qui participe aujourd'hui pour la première fois à la réunion du comité de liaison de la majorité à l'Elysée, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, défend son choix. Le comité de liaison «a été créé pour rassembler, fédérer des sensibilités différentes et qui tiennent à le rester» , a souligné le Vendéen. C'est «un véritable cénacle qui a le mérite d'exister».De surcroît, «ma voix sera mieux entendue à l'intérieur de la majorité présidentielle qu'à l'extérieur», a plaidé l'élu souverainiste. Il a rappelé que son slogan, lors de ses succès aux élections européennes de 1994 et 1999, était: «L'autre liste de la majorité.» Philippe de Villiers a précisé avoir obtenu du chef de l'Etat et du secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, l'assurance qu'il conserverait sa «liberté de penser et d'expression». Il a ainsi réaffirmé son opposition au droit de vote des étrangers aux élections locales, auquel Eric Besson, invité la veille au «Talk Orange-Le Figaro», s'était déclaré favorable.Ce choix d'entrer dans le comité de liaison de la majorité traduit «une orientation stratégique», a poursuivi le président du conseil général de la Vendée. «Il est plus naturel pour moi de faire gagner Dominique Bussereau que Ségolène Royal en Poitou-Charentes.»Adversaire résolu du pacs en 1999, Villiers s'est pourtant dit prêt à faire une liste commune avec l'UMP dans la région Pays de la Loire, dont la tête de liste, Roselyne Bachelot, était un des rares partisans de cette réforme à droite. «Je ne me détermine pas sur un problème d'affinités, mais de stratégie, a argumenté Philippe de Villiers. Il y a une grande différence entre Jacques Auxiette (actuel président PS de la Région, NDLR) et Roselyne Bachelot. Si la droite regagne la Région, j'aurai ma place, le MPF aura toute sa place, pour gérer ensemble la Région d'une autre manière.»Répondant à la question d'un internaute, Philippe de Villiers a réaffirmé son hostilité au traité de Lisbonne. «On ne m'a pas demandé d'abandonner mes convictions et de raisonner comme Eric Besson et Jean-Marie ­Bockel», a-t-il assuré.Interpellé par un autre internaute, qui lui rappelait son discours de campagne sur le «double langage» prêté à Nicolas Sarkozy sur l'adhésion de la Turquie, Villiers a répondu que l'hôte de l'Elysée lui avait réaffirmé son opposition à l'entrée d'Ankara. Avant d'ajouter du bout des lèvres qu'il a pris acte de ces assurances.Guillaume Perrault

réagissez à l'interview
 

les dernières réactions à l'article

voir mon journal de réactions aide
Aucune réaction encore postée
Soyez le premier à réagir