le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

lundi 31 août 2009

Interview vidéo de

Eric Besson

Ministre de l'Immigration, de l'Intégration et du Développement solidaire

Besson pour un débat sur le vote des étrangers

Le ministre de l'Immigration était l'invité du Talk Orange-Le Figaro.

Pour le ministre de l'Immigration Eric Besson, le droit de vote des étrangers aux élections locales n'est ni un sujet «tabou» ni «un sujet d'actualité». Interrogé sur la question, Besson est clair sur ses convictions personnelles qu'il n'a d'ailleurs jamais cachées. «J'ai toujours dit ma position sur le sujet et elle n'a pas varié», explique celui qui s'est toujours dit favorable au droit de vote des étrangers et a demandé avant l'été aux Progressistes, le mouvement qu'il préside, de plancher sur le sujet. Mais, celui qui caressait l'espoir il y a encore quelques jours de relancer le débat au sein de la majorité estime que le moment n'est pas le bon. «Ce n'est pas un sujet d'actualité parce qu'actuellement ce n'est pas la préoccupation des Français alors qu'on est encore en phase de crise et deuxièmement parce que la prochaine échéance qui vient c'est celle des élections régionales», ajoute le ministre qui toutefois «aimerait que ce débat ait lieu». Selon lui, ce débat pourrait avoir lieu «dans la perspective des prochaines élections présidentielles», à l'approche de 2012 donc.Un sujet cher au présidentLe droit de votes des étrangers est un sujet cher au président. En 2005, puis lors de la campagne de 2007, Nicolas Sarkozy s'était déclaré pour le droit de vote des étrangers aux élections locales «à titre personnel» mais ne l'avait pas retenu dans son projet présidentiel, constatant que l'UMP y était opposé. L'épouse du chef de l'Etat Carla Bruni-Sarkozy a également expliqué à plusieurs reprises y être favorable.L'ex-socialiste et secrétaire général adjoint de l'UMP est également revenu sur la première université d'été organisée par le «chef» Martine Aubry «qui a du payer cher pour le rester». Tout en admettant que la première secrétaire du PS «a bien joué tactiquement en ouvrant d'emblée sur un discours qui a mis fin au débat sur les primaires», Eric Besson estime que le PS «n'a pas réussi La Rochelle». «Ils ne se sont pas mis sur la poire mais cela ne suffit pas», évoquant les «deux épines» que le PS va devoir régler, à commencer par le périmètre des primaires. Selon Besson, le PS «devrait d'abord commencer par définir sa définir sa propre identité et assumer un projet réformiste» avant de songer aux alliances éventuelles. «Pour ouvrir, il faut savoir qui on est», résume Eric Besson qui estime que ce travail a été fait dans la majorité.Aux yeux du ministre, c'est précisément parce que la majorité sait qui elle est qu'elle a pu faire l'ouverture à gauche puis l'ouverture à droite. A deux jours du premier comité de liaison de la majorité qui accueillera pour la première fois Philippe de Villiers et sera présidé par Nicolas Sarkozy, est serein. «Le centre de gravité de la majorité, c'est le projet présidentiel»., explique Besson partant du principe qu'il ne peut pas y avoir de grand écart entre les différentes composantes de la majorité.

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