Viols en France : une journaliste conteste les chiffres officiels et crée la polémique

Viols en France : une journaliste conteste les chiffres officiels et crée la polémique

La journaliste Hélène Pilichowski sur le plateau d'iTélé le 23 janvier 2017.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 25 janvier 2017 à 18h06

POLÉMIQUE - Lors d'un débat télévisé sur iTélé, la journaliste Hélène Pilichowski a remis en cause les statistiques officielles, selon lesquelles une femme est violée en moyenne toutes les 7 minutes en France. Pour elle, ces chiffres sont "faux", "gonflés" et "totalement excessifs".

Une déclaration qui a provoqué la colère de nombreux internautes sur les réseaux sociaux.

Les chiffres officiels sur le nombre de viols en France sont-il exagérés ? Oui, si l'on en croit la journaliste Hélène Pilichowski, régulièrement invitée de l'émission "C dans l'air" sur France 5 et présente lundi 23 janvier sur le plateau de "L'heure des pros" présentée par Pascal Praud. "Il faut se méfier du déferlement médiatique et des réseaux sociaux qui tout de suite vous disent que toutes les femmes sont violées en France, toutes les secondes ou à peu près", a déclaré la journaliste après une discussion sur le cas d'un professeur d'université lillois sanctionné pour une remarque sexiste pendant un cours.


"LE HARCÈLEMENT, ÇA DÉPEND OÙ ON MET LA BARRE"

"Non, c'est toutes les sept minutes", lui a rétorqué la militante féministe Caroline de Haas. Cette dernière s'appuie sur les chiffres fournis par le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH) pour la période 2010-2012. L'Observatoire explique qu'environ "83.000 viols ou tentatives de viol sont commis chaque année en France". Soit 227 viols par jour et un toutes les sept minutes.

"Oui, enfin bon ce qui à mon avis est totalement excessif bien évidemment", a alors assuré l'ex-éditorialiste du Dauphiné libéré, âgée de 68 ans. "Le harcèlement, ça dépend où on met la barre", a ajouté celle qui est également la cousine de François Hollande, mais qui se présente comme une "libérale de droite". Et d'ajouter : "Moi, je dis que c'est faux ! C'est excessif, c'est comme quand on dit qu'il y a 40.000 morts liés à la pollution, on se dit qu'on va mourir à la seconde si on respire l'air de Paris".

"C'est pareil à chaque fois. On méconnaît l'ampleur des violences (...) Quand vous mettez la réalité en face des yeux de ces gens, ils nient en bloc", a ensuite déploré Caroline de Haas auprès du site d'information Buzzfeed.


Depuis sa sortie, la journaliste fait l'objet de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, les internautes jugeant qu'elle est "en plein déni".
 
24 commentaires - Viols en France : une journaliste conteste les chiffres officiels et crée la polémique
  • Méme une seule femme violée c'est intolérable, eh si ça avait été ta fille, ta soeuir ou ta mère, je pense que ton comportement serait différent.

  • ET BEN!!!!!!! le niveau s'arrange pas en France; c'est grandeur et décadence une chance que l'on soit la 5ème
    puissance mondiale parce que si on était la 50ème je me demande quelle réflexion on pourrai avoir.

  • Ah. Les chiffres !
    Je suis assez d'accord avec madame Pilichowski : le harcèlement dépend du niveau auquel on met la barre. Je suis aussi d'accord avec la comparaison du nombre de morts dus à la pollution. C'est la même chose avec les morts dus à la vitesse sur les routes. On a tendance à dire n'importe quoi en parlant sans nuance.
    Au final, il est consternant de constater qu'il est difficile d'avoir une opinion différente de la pensée dominante.

  • Je ne sais pas qui a raison mais ce que je constate c'est qu'on n'accepte plus une idée contraire à la bienpensance. Il ne peut plus y avoir de discussion puisqu'un camp a décidé que quoiqu'il arrive il a raison. Les autres ont ont tort et donc en plein délire!

  • le viol restera banalisé par une certaine f(r)ange tant que des lieux communs tels que minijupe=provocation, filles qui sortent tard= danger et provocation, resteront ancrés dans l'esprit le plus court.malheureusement il en est encore ainsi, au 21eme siecle.cette personne du 19eme siecle a le droit de penser ce qu'elle veut, dans SON siècle, pas le notre.non, une épouse violée ne fait pas son "devoir conjugal", elle est violée si elle dit "NON".POINT.madame a du mal à l'accepter, c'est son droit, elle est déconnectée des réalités, et rien à voir avec sa filiation, elle est juste terriblement bête et rétrograde

    elle a juste du avoir la chance de naitre au bon endroit, de fréquenter les bonnes personnes, ou alors elle n'a pas la même perception des choses que beaucoup d'autres

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