Val-d'Oise : un étudiant accuse la police de violences, l'IGPN saisie

Val-d'Oise : un étudiant accuse la police de violences, l'IGPN saisie

Un étudiant accuse des policiers de la BAC de violences, commises le 5 mai 2017 à Cergy-Pontoise. (photo d'illustration)

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Orange avec AFP, publié le samedi 13 mai 2017 à 15h00

VIDÉO - Le jeune homme a été interpellé en train de rouler un joint dans la rue, mais n'aurait pas résisté aux fonctionnaires.

Une "pluie de coups", un étranglement, ses parties génitales écrasées... Un étudiant de 22 ans assure avoir subi un passage à tabac en règle par deux policiers lors de son interpellation à Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après un dépot de plainte, a-t-on appris samedi 13 mai auprès du parquet de Pontoise. 

"Le parquet a été informé de ce dossier. Des investigations sont en cours, l'IGPN a été saisie", a indiqué le parquet de Pontoise à l'AFP. Cette saisine fait suite à un dépôt de plainte pour "violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique", révélé samedi par Le Parisien. 

Âgé de 22 ans, Pierre B., étudiant en école d'ingénieurs, accuse deux fonctionnaires de la brigade anticriminalité (BAC) de violences à son encontre dans la nuit du 4 au 5 mai à Cergy-Pontoise, a déclaré à l'AFP son avocate, Marie-Paule Pioli.

NOUVELLES VIOLENCES AU COMMISSARIAT

D'après son récit, il était en train de rouler un joint dans la rue, après une soirée avec des amis, lorsque deux hommes en civil sortent d'une voiture pour le contrôler. Pierre B. leur demande de montrer qu'ils sont policiers et, d'après son avocate, "les coups commencent à pleuvoir, un policier l'étrangle pendant que l'autre frappe". Lors de la fouille, "un policier lui met la main dans le pantalon et serre très fort ses parties génitales", relate encore Me Pioli.

Les amis de l'étudiant essaient de raisonner les policiers, en répétant que Pierre B. ne résiste pas, en vain, décrit l'avocate. "Il est collé dans la voiture avec de nombreux coups et de nouveau frappé au commissariat sous l'oeil impassible" d'autres fonctionnaires, ajoute Me Pioli. L'avocate indique avoir saisi vendredi le procureur de Pontoise, assortissant la plainte de "non-assistance à personne en danger". Elle n'était pas en mesure d'indiquer ce que les médecins légistes des unités médico-judiciaires (UMJ), chargés d'estimer un préjudice physique, ont constaté.

 
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