Université : vers la fin du tirage au sort ?

Université : vers la fin du tirage au sort ?

Des étudiants de l'université de Caen (Calvados) le 14 septembre 2015 (illustration).

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Orange avec AFP, publié le jeudi 15 juin 2017 à 16h00

Dans un entretien au Parisien, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal explique vouloir mettre fin au tirage au sort dans les universités.

Alors que le coup d'envoi du baccalauréat 2017 a été donné jeudi 15 juin, avec l'épreuve de philosophie, certains élèves de terminale ne savent toujours pas où ils étudieront à la rentrée prochaine.

À l'issue du premier tour d'admission post-bac (APB), dont les résultats sont connus depuis le 8 juin, plusieurs milliers de candidats se retrouvent en effet sur liste d'attente, en raison d'un tirage au sort dans les filières les plus demandées. 169 licences sont concernées. 

"Le tirage au sort est un système dont on ne peut plus se satisfaire"

Une situation à laquelle la ministre de l'Enseignement supérieur veut mettre fin. "C'est mon objectif", a assuré jeudi matin dans un entretien au Parisien Frédérique Vidal, estimant que "le tirage au sort est un système dont on ne peut se satisfaire, c'est le plus injuste qui soit".

Alors que le syndicat étudiant l'Unef s'alarme pour la prochaine rentrée, la ministre explique étudier "toutes les pistes, site par site" pour trouver des places aux futurs étudiants placés sur liste d'attente. "Dans certains cas, les capacités sont limitées à cause du manque de locaux, et en deux mois nous n'allons pas pousser les murs. Par contre, quand cela est possible, nous allons donner des moyens supplémentaires aux établissements afin qu'ils dédoublent les amphithéâtres", a-t-elle déclaré.

La situation des étudiants en Staps toujours compliquée

Selon les chiffres du ministère, ont obtenu satisfaction seulement 54% des postulants à une inscription en fac de Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), 70% en psychologie, 76% en droit et 93% en première années des études communes de médecine (Paces). Tous ces candidats avaient placé ces choix en premier vœu. Ces quatre filières sont dites "sous tension", c'est-à-dire que le nombre de postulants est supérieur aux capacités d'accueil. 

Cette année, pour la première fois, un millier de jeunes qui avaient choisi la Paces en premier vœu sur la région parisienne ont été placés en liste d'attente à la suite d'un tirage au sort. Le ministère a indiqué vendredi qu'ils obtiendraient finalement une place à l'issue de la deuxième vague de réponses fin juin.

Mais les étudiants des autres filières en difficulté n'ont pas tous la même chance. "Ce serait mentir de dire qu'on pourra trouver une solution pour tous", a reconnu Frédérique Vidal à propos de la filière Staps. Mais pour le droit et la psychologie, "la situation est intermédiaire" et "on arrivera à une amélioration significative".

Travailler sur l'orientation des lycéens

"Il est clair" qu'il va falloir augmenter les ressources aux universités "pour accompagner la poussée démographique", déclare la ministre, qui dit n'avoir pas encore chiffré cet effort. Elle note qu'un Livre Blanc sous le précédent quinquennat et la Conférence des présidents d'université (CPU) estiment cet effort à un milliard d'euros supplémentaires par an pendant dix ans.

Frédérique Vidal veut également s'inspirer "d'initiatives locales" et "travailler sur l'orientation" des lycéens, bien en amont des derniers mois de la classe de Terminale, année de l'inscription sur la plateforme APB.

 
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