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Une vingtaine de rédactions inquiètes pour l'"indépendance" de la presse

Une vingtaine de rédactions inquiètes pour l'

Emmanuel Macron devant des journalistes lors du premier tour de l'élection présidentielle, le 7 mai 2017 au Touquet

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AFP, publié le mardi 13 juin 2017 à 21h04

Une vingtaine de sociétés de journalistes se sont alarmées mardi, dans une tribune publiée sur plusieurs sites, de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement en matière d'"indépendance des médias" et de "protection des sources". 

"Face à la liberté d'informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d'intention", déplorent dans ce texte les SDJ de l'AFP, Alternatives économiques, BFMTV, Les Échos, Europe 1, L'Express, France 2, la rédaction nationale de France 3, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, L'Obs, Le Point, Premières Lignes Télévision, Radio France, RFI, RMC, RTL, Télérama, La Vie, ainsi que les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre.

La semaine dernière, "deux ministres ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants quant à la manière dont ils conçoivent l'indépendance des médias et la protection des sources, ou plutôt leurs limites", soulignent les SDJ.

Vendredi, le ministère du Travail a porté plainte contre X pour vol et recel de documents à la suite de la publication dans Libération d'informations présentées comme des pistes de la future réforme du code du travail.

Le gouvernement assure que la plainte ne vise pas Libération mais le fonctionnaire à l'origine de la fuite. Le syndicat SNJ-CGT y a vu pour sa part "un signal envoyé à la profession pour la museler".

Cette plainte a conduit Reporters sans frontières (RSF) à réitérer mardi "sa demande d'abroger le délit de recel" pour les journalistes et à appeler la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, "à abandonner sa plainte".

"Ces fuites, si désagréables soient-elles pour la ministre, portent sur des informations qui présentent un intérêt indéniable pour les citoyens, et leur publication relève du droit du public à l'information", déclare Pauline Adès-Mével, responsable du bureau UE-Balkans de RSF, citée dans un communiqué. 

"Il est inacceptable que des journalistes puissent, en démocratie, être considérés comme pénalement suspects de n'avoir fait qu'une chose: leur métier."

En fin de semaine dernière, le ministre de la Justice, François Bayrou, avait lui contacté l'un des directeurs de Radio France pour se plaindre des appels de ses journalistes au MoDem, parti dont il est toujours président, considérés par lui comme du "harcèlement". 

Cette conversation avait eu lieu mercredi, quelques heures avant la diffusion d'une enquête sur les emplois d'assistants parlementaires d'eurodéputés du MoDem.

Les SDJ s'inquiètent également d'une plainte déposée par En marche! le 11 mai à l'encontre de la lettre d'information spécialisée La Lettre A, "pour +recel d'atteinte à un système de traitement automatisé de données+, après un article s'appuyant sur des éléments tirés des +MacronLeaks+".

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a estimé dans un tweet que "le nouveau pouvoir n'a pas un problème avec la presse mais avec tous les corps intermédiaires".

Mardi, le Premier ministre Édouard Philippe a rappelé François Bayrou à son devoir d'"exemplarité", soulignant que "quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen". Le garde des Sceaux a quant à lui assuré que "chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire", il "le dira".

 
170 commentaires - Une vingtaine de rédactions inquiètes pour l'"indépendance" de la presse
  • messieurs les Journalistes - vous avez fait en sorte qu'il soit élu
    il faut vous en prendre qu'à vous

  • la presse va se plaindre que nos ministères portent plainte pour vol et recel de documents officiels !!! on croit rêver ..

  • De tout ce que nous devoir depuis l'élection de ce nouveau président je puis dire que c'est pire que sous la 4ème république . Et e n'est pas peu dire .

  • """""Une vingtaine de rédactions inquiètes pour l'"indépendance" de la presse ??????"""""
    Alors là je me marre.
    Ils l’ont bien aidé à arriver là où il est non ! Il n'y en avait que pour lui dans les journaux , macron par ci - macron par là... ça en frôlait l'overdose. Ils l'on encenser jusqu'au ridicule.
    S'ils les trahis maintenant ce sera juste et bien mérité, ils n'ont qu'à s'en prendre qu'à eux -mêmes !!!!

  • Indépendance de la presse ? un vain mot. 90% des journaux et de la presse télévisée ont soutenu Macron sans vergogne, ainsi que Hollande .Et maintenant ils se plaignent pour leur indépendance .Faudrait savoir . La presse en général était là aussi pour taper sur Fillon .

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