Une pétition contre les revues pornographiques exposées dans la rue

Une pétition contre les revues pornographiques exposées dans la rue

Un kiosque à journaux le 9 septembre 2005 à Paris (archive)

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Orange avec AFP, publié le samedi 22 juillet 2017 à 11h20

Les photos de charme exposées sur les devantures des kiosques à journaux vont-elles bientôt disparaître ? Un collectif d'une quinzaine d'associations réclame l'interdiction d'afficher de telles images dans l'espace public.

Le message s'adresse aussi bien à la secrétaire d'État pour l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, qu'au géant de la publicité JCDecaux et à sa filiale Media-kiosk, qui gère la plupart des points de vente de journaux en France. Seize associations féministes, dont la Brigade Antisexiste s'est faite la porte-parole, s'insurgent contre l'affichage d'images pornographiques dans la rue.

Elles ne veulent plus de ces photos de femmes dénudées visibles aux yeux de tous et de toutes. Au début du mois de juillet, elles ont lancé une pétition pour que ces clichés disparaissent des kiosques parisiens. "Alors que nous nous félicitions, le 28 mars dernier, de l'engagement du concessionnaire JCDecaux de ne plus diffuser de publicités à caractère sexiste dans l'espace public parisien, nous nous étonnons aujourd'hui que les kiosques à journaux de la capitale, tenus par Médiakiosk une filiale de JCDecaux, aient échappé à cette nouvelle réglementation concernant les couvertures magazines pornographiques exposés aux yeux de tous sur leurs devantures", dénoncent le collectif dans le texte accompagnant la pétition. Parmi les instigateurs de cet appel se trouvent notamment des associations féministes réputées, comme Osez le Féminisme, les FEMEN, les Chiennes de Garde, mais aussi le Planning Familial de Paris ou encore le Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV).



"La présence de ces visuels, qui véhiculent une image dégradante des femmes, est prohibée par la loi, en vertu de l'article 227-24 du Code Pénal. Nous interpellons donc JCDecaux, la Mairie de Paris et le public sur la nécessité de les supprimer", résume la Brigade Antisexiste. Sur sa page Facebook, l'association féministe a publié une vidéo dans laquelle des passants partagent leur point de vue sur la question. "Ce n'est pas quelque chose qui me choque moi personnellement mais je comprends que ça puisse choquer. Dans la rue, se promènent des enfants, se promènent des gens pour qui c'est effectivement choquant", explique l'une des femmes interrogées.

- "MANSPREADING" -

"Nous demandons à Médiakosk, à JCDecaux, à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité, au Jury de Déontologie Publicitaire, à la Secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa, à la Maire de Paris Anne Hidalgo, à l'adjointe à la Mairie de Paris chargée de l'égalité femmes-hommes Hélène Bidard ainsi qu'aux autorités de toutes les villes de France dans la même situation de prendre leurs responsabilités et d'interdire de façon effective l'affichage de couvertures de magazines pornographiques dans l'espace public", conclut l'appel. Sur les 1.500 signatures escomptées, la pétition en avait récoltées un peu plus de 1.100 samedi matin.



La Brigade Antisexiste s'est faite connaître en organisant des manifestations visant à sensibiliser à la place accordée aux femmes dans l'espace public ou dans les transports en commun. C'est le cas d'une campagne lancée contre le "manspreading" - en anglais, le fait que les hommes empiètent sur le siège de leur voisin ou voisine en écartant les jambes.

 
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