Un an après la mort d'Adama Traoré, une marche organisée en sa mémoire

Un an après la mort d'Adama Traoré, une marche organisée en sa mémoire

Un rassemblement en mémoire d'Adama Traoré le 30 juillet 2016 à Paris, quelques jours après sa mort

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Orange avec AFP, publié le samedi 22 juillet 2017 à 10h00

Le mot d'ordre est toujours le même : "Justice pour Adama". Un an après la mort du jeune homme, décédé le 20 juillet 2016, sa famille et ses amis prévoient une manifestation samedi à Beaumont-sur-Oise, la ville où s'était déroulé le drame.



Les proches d'Adama Traoré réclament toujours que la vérité soit faite sur les circonstances de sa mort. Le soir de son 24e anniversaire, le 19 juillet 2016, le jeune homme était interpellé par les gendarmes du Val-d'Oise alors qu'il tentait d'échapper à un contrôle d'identité. Plaqué au sol par les forces de l'ordre qui appuyaient "le poids de leurs corps" sur lui, le jeune homme a perdu connaissance durant son transport vers la brigade de gendarmerie. Peu de temps après, son décès était constaté. Un an plus tard, le lien entre cette arrestation et le décès n'a pas été formellement établi par l'enquête, bien que la mort par asphyxie ait été confirmée par une expertise récente. Entre-temps, Adama Traoré est devenu un symbole de la lutte contre les "violences policières", porté par ses proches comme par des représentants politiques.

Samedi 22 juillet, un an jour pour jour après le premier rassemblement qui réclamait "justice et vérité pour Adama", une nouvelle marche se tiendra à Beaumont-sur-Oise.





- DES CIRCONSTANCES TOUJOURS FLOUES -

Malgré les nombreuses expertises menées, on ignore toujours les conditions exactes de la mort du jeune homme et notamment si son arrestation a directement provoqué son décès. Pour la famille Traoré, le dernier rapport médical, qui confirme une asphyxie, a mis fin aux interrogations. Le jeune homme serait mort des suites d'un "plaquage ventral", la technique controversée qu'ont employée les gendarmes pour le maîtriser. Les conclusions de la première autopsie, qui faisait état de "lésions d'allure infectieuse", avaient été rapidement balayées par la suite. Tout n'est pas aussi limpide pour les médecins, qui invoquent un décès du à des fragilités de santé, accentuées par "l'effort et le stress". Pour le corps médical, la responsabilité des gendarmes n'est donc pas avérée.



L'une des sœurs d'Adama Traoré, Assa, fait entendre sa voix dans la presse pour dénoncer une bavure des forces de l'ordre. "Mon frère a fait les frais de ce système que l'État a construit autour de ces quartiers populaires", dénonce-t-elle dans une vidéo relayée par France Info. Alors que le dossier judiciaire a été transféré du Val-d'Oise à Paris, la famille Traoré estime que le tribunal de Pontoise "s'acharne" contre elle. En un an, trois frères d'Adama ont été incarcérés. Deux sont toujours en prison. Yacouba a été condamné pour avoir participé en février à une expédition punitive contre un ancien codétenu d'Adama. Bagui, condamné pour des violences en marge d'un conseil municipal, a lui aussi été placé en examen pour tentative d'assassinat. Il est suspecté d'avoir tiré sur les forces de l'ordre pendant les violences de juillet 2016 qui ont embrasé Beaumont et ses environs.

 
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