Soupçons d'emplois fictifs: Fillon placé sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée"

Soupçons d'emplois fictifs: Fillon placé sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée"

L'ex-candidat de la droite à l'élection présidentielle François Fillon à Paris, le 21 avril 2017

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AFP, publié le jeudi 12 octobre 2017 à 19h05

François Fillon, déjà mis en examen dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de sa femme et de ses enfants, a aussi été placé fin juillet sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée" dans cette affaire, a appris jeudi l'AFP de sources proches du dossier.

Mis en examen le 14 mars notamment pour "détournement de fonds publics" et "complicité et recel d'abus de bien sociaux", l'ex-candidat de la droite à l'élection présidentielle a été reçu fin juillet par les juges d'instruction pour être entendu pour la première fois sur le fond de l'affaire.

A l'issue de cette audition, les magistrats l'ont placé sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre celui de simple témoin et de mise en examen, pour un autre chef, celui d'"escroquerie aggravée".

L'affaire, révélée fin janvier, avait empoisonné la campagne électorale de l'ancien Premier ministre, parti favori de la course à la présidentielle jusqu'à sa défaite au premier tour.

Au cœur du dossier, les soupçons d'emplois fictifs de sa femme Penelope et de ses enfants au Parlement. Les investigations portent aussi sur les salaires touchés de mai 2012 à décembre 2013 par son épouse pour un emploi dans une revue littéraire, la "Revue des deux mondes", propriété d'un homme d'affaires proche de François Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière.

Le 16 mars, le parquet national financier avait délivré aux juges d'instruction un réquisitoire supplétif, élargissant le champ des investigations à des faits d'"escroquerie aggravée". Penelope Fillon avait été mise en examen le 28 mars, notamment pour "recel d'escroquerie aggravée".

Des documents saisis à l'Assemblée, en particulier une fiche de renseignements sur laquelle l'épouse du candidat avait déclaré en juillet 2012 un travail mensuel à la "Revue des deux Mondes" de seulement 14 heures, intriguaient les enquêteurs. 

Lors de son audition fin juillet, François Fillon a défendu la réalité des emplois d'assistants parlementaires de sa femme à l'Assemblée nationale, entre 1986 et 2013, lorsqu'il était député, ainsi que ceux de ses enfants Charles et Marie quand il siégeait au Sénat, entre 2005 et 2007.

Les investigations se concentrent aussi depuis quelques mois sur les activités de 2F Conseil, la société que l'ex-Premier ministre avait créée en 2012, peu de temps avant de redevenir député. Les enquêteurs cherchent à savoir s'il y a pu y avoir d'éventuels conflits d'intérêts.

Une perquisition s'est déroulée cet été au siège d'AXA. L'assureur alors dirigé par Henri de Castries, proche de François Fillon, avait demandé entre 2012 et 2014 à 2F Conseil d'exécuter plusieurs prestations pour lesquelles la société de l'ex-Premier ministre aurait perçu environ 200.000 euros.

A ce jour, quatre personnes sont mises en examen : les époux Fillon, Marc Joulaud (ancien suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale), et Marc Ladreit de Lacharrière. Les deux enfants du couple Fillon ont été placés sous le statut de témoin assisté.

Désormais retiré de la vie politique, l'ancien Premier ministre, âgé de 63 ans, a rejoint début septembre, en tant qu'associé, la société de gestion d'actifs et d'investissement Tikehau Capital.

 
39 commentaires - Soupçons d'emplois fictifs: Fillon placé sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée"
  • un non lieu comme pasqua chirac nicholazs et tout les autres qui n ont rien fait,les politique, et balkani le tribunal , juge dans 40 ans

  • Le carnet d'adresse, surtout de ses amis russes, de Monsieur Fillon intéresse de nombreux prospecteurs.

    C'est probablement pour cela qu'il n'a eu aucun souci pour se recaser.

    Suivant que vous serez puissant ou misérable.......

    Vous connaissez la suite.

  • Mais il est plus blanc que la neige, et il sortira du tribunal libre comme l'air et au passage il demandera des dommages et intérêts, voilà la justice de notre beau pays, voilà le scénario déjà prévu pour le chevalier blanc de la politique les dès sont pipé et j'en suis convaincu.

  • Un exemple a suivre d apres Wauquiez....! On attend la confirmation ... La justice va t elle nous designer la sarkosie comme des escrots ??
    On n avait jamais vu ca ...un president, son premier monistre, son minsitre de l interieur et autres figures du gouvernement et des cabinets ...condamnés ou convoqués par la justice pour des magouilles personnelles au depends des francais ...
    La sarkosie voulait bien transformer la France en une republique bananiere ....
    Pas tres recommandable tous ces politicards...
    Heureusement les francais ont compris...ils n en veulent plus...

  • Ce ne sont pas des emplois fictifs . Ils ont travaillé à l'insu de leur plein gré !
    C'est un peu le "responsable mais pas coupable "
    Mais attention c'est réservé aux personnalités .
    ça ne marche pas si vous vous faîtes prendre au radar à 52 km/h au lieu 50. Là c'est outrage à agent de la force publique.

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