Sortie de l'euro : Le Pen veut "tenir compte de l'angoisse" des Français

Sortie de l'euro : Le Pen veut

Marine Le Oen lors d'un discours à La Bazoche-Gouet, le 3 avril 2017 (archive).

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Orange avec AFP, publié le jeudi 06 juillet 2017 à 23h15

Marine Le Pen dit vouloir "rassurer les Français" sur la question de l'euro, mais considère que cette monnaie est "un échec total".

Marine Le Pen a dit jeudi vouloir "tenir compte de l'angoisse" que suscite l'ambition du Front national de sortir de l'euro, une monnaie néanmoins "condamnée à terme" et dont l'abandon demeurera dans le projet du parti, selon Florian Philippot.

"Je pense que notre pays mérite d'être souverain parce qu'il s'est battu pour cela pendant des siècles. Qu'il mérite de décider pour lui-même. Maintenant je tiens compte effectivement de l'angoisse qui est celle de nos compatriotes pour ce qu'ils ont perçu comme étant une forme de sortie brutale, ce qui n'a en réalité jamais été dans notre projet, de l'euro", a expliqué Marine Le Pen sur Europe 1.

"Rassurer les Français"

"Nous allons essayer de concilier cette nécessité d'être libre chez nous, souverains chez nous, nous Français, et rassurer les Français sur cette question monétaire. Ca va être un petit peu, certes, la quadrature du cercle, mais je suis convaincue que nous allons y arriver", a poursuivi la députée du Pas-de-Calais.

"De toute façon, nous analysons l'euro comme un échec total, nous ne sommes pas les seuls, et nous pensons que l'euro ne tiendra pas car pour tenir, pour survivre, il faudrait obtenir de l'Allemagne ce qu'elle n'accordera jamais". L'euro "est condamné à terme. La question est: qu'est-ce qu'on fait, et qu'est-ce qu'on dit, nous, dans l'attente de cette mort programmée?", a-t-elle ajouté.

Un séminaire sur la refondation du parti les 21 et 22 juillet

Le numéro 2 du parti Florian Philippot avait affirmé peu avant sur LCI que le FN n'abandonnerait pas son projet d'une sortie de l'euro, reconnaissant cependant qu'"on peut réfléchir bien sûr à la manière d'être mieux compris sur le sujet".

"Elle ne le sera pas parce que ça a été rappelé par Marine Le Pen lors de notre dernier bureau politique il y a à peine une semaine", a-t-il précisé.

"Je pense que notre refondation doit être beaucoup plus large que ça. (...) Il y a la question de l'image du mouvement, la question du nom du parti, la question de notre capacité à porter un projet de société de manière extrêmement positive (...) Si on se limite à la seule question de l'euro, on passera complètement à côté du sujet".

Le FN tiendra les 21 et 22 juillet un séminaire sur sa refondation, et ses adhérents seront consultés, probablement au mois de septembre.

Interrogé sur son éventuel départ du parti, alors que ses positions sont contestées de plus en plus ouvertement au sein du FN, Florian Philippot a assuré qu'il "serait au Front National à la rentrée, sans aucun doute".

Marine Le Pen, à la question de savoir si elle serait candidate à sa succession à la tête du parti, a répondu: "je ne suis pas encore dans ce chantier-là. Chaque chose en son temps".

 
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