SNCF : sixième jour de grève, le trafic perturbé

SNCF : sixième jour de grève, le trafic perturbé

Le trafic SNCF s'améliore légèrement côté TGV et TER mais restera fortement perturbé pour les Intercités et les Transilien, également touchés par les crues.

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Orange avec AFP, publié le lundi 06 juin 2016 à 11h57

- Pour la sixième journée consécutive, et la 11e depuis le début de l'année, le trafic SNCF est perturbé ce lundi par une grève lancée à l'appel de la CGT-Cheminots et de SUD-Rail. Un Intercités et un RER B sur trois, 50% des Transilien et six TGV sur 10 circulent.

La direction de la compagnie ferroviaire et les syndicats se retrouvent dans la journée pour une ultime séance de discussions à 4 jours de l'Euro. -

Les usagers doivent encore s'armer de patience. Impacté à la fois par le mouvement social et les crues, le trafic ferroviaire est encore fortement perturbé ce lundi. La situation s'améliore légèrement pour les TGV et les TER, avec en moyenne six TGV sur dix et la même proportion de TER, selon les prévisions de la SNCF. L'axe Nord enregistre lui une nette amélioration, avec huit trains sur dix (contre cinq sur dix samedi et dimanche). L'axe Atlantique est desservi par six trains sur dix, celui de l'Est, par deux trains sur trois. L'axe Sud-Est restera le plus perturbé, avec un TGV sur deux (quatre sur dix pendant le week-end).

A l'international, le trafic est quasi-normal. Les Eurostar, comme les Alleo (Allemagne), circulent normalement. Mais les trains Thalys, Lyria (Suisse), Ellipsos (Espagne) et SVI sont touchés dans des proportions allant de un train sur quatre (SVI) à trois sur quatre (Thalys, Lyria). Quant aux TGV à bas prix Ouigo, trois sur quatre circulent.

LE MOUVEMENT RECONDUIT JUSQU'A LUNDI

Les Intercités roulent eux au rythme d'un train sur trois (aucune circulation la nuit) et les Transilien, touchés à la fois par le mouvement social et les crues, d'un sur deux. Si un trafic normal est annoncé sur le RER A, toutes les autres lignes sont impactées par la grève et/ou les crues. Un train sur trois est ainsi par exemple annoncé sur le RER B (pour sa portion Nord depuis Gare du Nord jusqu'à Mitry-Claye et l'aéroport Charles-de-Gaulle) et seulement un sur quatre sur le RER C, dont la circulation est interrompue dans Paris intra-muros par la crue de la Seine.

Cette grève, à l'appel de la CGT-Cheminots et de SUD-Rail, sonne comme un rappel à l'ordre à quatre jours du début de l'Euro de football, et alors que les sept syndicats opposés à la loi travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et FIDL) n'ont pas dit leur dernier mot. Les assemblées générales ont toutes reconduit le mouvement jusqu'à lundi. Le syndicat, comme la CGT-Cheminots, première force syndicale de la SNCF, veut obtenir satisfaction à deux niveaux: l'accord d'entreprise, dont une dernière mouture sera présentée lundi, mais aussi la première convention collective commune au secteur du rail, dans la perspective de l'ouverture élargie à la concurrence à partir de 2020.

L'unité initiale sur l'appel à la grève reconductible, pour peser sur ces négociations d'entreprise et de branche menées en parallèle, n'a pas résisté à la reprise en main du dossier par l'exécutif. La CFDT a retiré la semaine dernière son préavis après un week-end de tractations qui a abouti à un texte confortant l'essentiel du régime de travail actuel des cheminots. L'Unsa a fait de même, après une journée de mobilisation, laissant seuls en piste CGT et SUD qui s'opposent également à la loi travail.


LE SOUTIEN DE LA POPULATION S'ESSOUFFLE

La grève à la SNCF coûte "plus de 20 millions d'euros par jour" à l'entreprise, a affirmé lundi à l'AFP une porte-parole de la compagnie ferroviaire, en prenant en compte l'activité passagers et le fret. L'estimation inclut "les billets non vendus, les remboursements et les substitutions" de trains par des autocars, ainsi que le manque à gagner de l'activité de transport de marchandises, a précisé cette source. Leur coût cumulé dépasse donc 260 millions d'euros pour la SNCF et sa branche Mobilités, chargée de l'exploitation des trains de voyageurs et de marchandises.

Après avoir tenté de désamorcer la tension sociale secteur par secteur, pour éviter toute perturbation de l'Euro, le gouvernement a invoqué la "solidarité" face aux intempéries pour demander l'arrêt de cette grève "incompréhensible" aux yeux du patron de la SNCF Guillaume Pepy, comme de Manuel Valls et d'élus Les Républicains d'Île-de-France.

La CGT-Cheminots n'a "de leçon à recevoir de personne sur ces questions" de solidarité, a rétorqué le syndicat. "Le fait d'être en grève n'entrave en rien (l') engagement citoyen" des militants cégétistes "sur le terrain", a-t-il souligné. Mais dans la population, le soutien aux mouvements sociaux contre la loi El Khomri semble s'essouffler, selon un sondage BVA. Une majorité (54%) de Français les désapprouve désormais, une tendance qui s'est inversée en trois semaines.

"Je souhaite que (le conflit social) soit réglé", a déclaré le président de la République dimanche en évoquant les grèves à la SNCF ou à Air France, estimant que "personne ne comprendrait que les trains ou les avions (...) puissent empêcher le bon déroulement (...) du déplacement des spectateurs". "C'est maintenant qu'on gagne", insiste de son côté SUD-Rail, qui appelle à "faire blocage" à l'occasion du rendez-vous de lundi.

Dimanche, le ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin a assuré que le patron de la SNCF resterait en place tant qu'il le souhaiterait et indiqué que l'aide financière à la SNCF ne sera pas un dispositif "coûteux pour l'État". Mis sur la touche par le gouvernement dans la négociation avec les syndicats, le patron de la SNCF demande en contrepartie des engagements financiers de l'État, pour réduire la lourde dette de la SNCF, sur fond de rumeurs de démission. "Il a fait un travail tout à fait considérable de modernisation de la SNCF depuis des années, parce qu'il est là depuis de très nombreuses années", a ajouté le ministre sur le plateau du "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI".
 
15 commentaires - SNCF : sixième jour de grève, le trafic perturbé
  • des fainéants des nantis qui devraient etre licenciés dirigés par des syndicats mi staliniens mi hitlériens qui ne songent qu'à leurs plaçous et à ruiner le pays qui les nourrit une honte , ils ne méritent pas leur carte d'identité , et leur avenir sera celui de la SNCM , à force de tirer sur une corde elle casse c'est la honte de la France ou de ce qu'il en reste

  • Vivement la concurrence étrangère ! ça fera comme pour la SNCM et Corsica ferry....plus personne ne prend les bateaux de la SNCM (car ils sont crades et on n'est jamais sûr qu'ils partent) donc notre pognon part en Italie et les emplois aussi (pas un personnel de bord n'est Français chez Corsica Ferry) !
    Quitte à enfoncer la France...autant accélérer le processus....en fait, la CGT est visionnaire et progressiste ! je commence à comprendre....

  • ils sont plein d'avantages plein de privilèges et ils font grève cars ils en veulent toujours plus .Drôle de solidarités vis a vis des travailleurs du secteur prive enfin toujours pareil avec ces nantis des régimes spéciaux bonjour l'egalitee

    les salaries du privé n'ont bougé leurs fesses.

  • 6 jours sans salaire , ils sont riches a la s n c f .

  • Le petit effort qu'on leur demande, vue la situation de l'entreprise, est encore trop grand? On ne touche à rien. Ne sont
    ils pas l'élite des travailleurs français?
    Le pouvoir de nuisance. Aucun égard pour les autres. On est de gauche ou pas?

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