"Salle de gym" pour Abdeslam en prison : la controverse enfle

"Salle de gym" pour Abdeslam en prison : la controverse enfle

Photo de Salah Abdeslam diffusée par les polices belge et française le 15 novembre 2015.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 06 juillet 2016 à 15h51

- La visite de Thierry Solère, député Les Républicains (LR), à la prison de Fleury-Mérogis la semaine dernière a déclenché une véritable polémique, l'élu s'étonnant des conditions d'emprisonnement de Salah Abdeslam, jugées trop avantageuses. Mais l'avocat du présumé jihadiste va porter plainte contre l'élu pour violation de la vie privée de son client.

De son côté, le ministre de la Justice répond à M. Solère dans un courrier où il défend le système carcéral. -

L'avocat de Salah Abdeslam voit rouge. Il considère que les révélations publiques du député Thierry Solère constituent des atteintes à la vie privée de son client. Le député s'est rendu le 29 juin à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), accompagné d'un journaliste du JDD, qui a publié le compte-rendu de leur visite. À la suite de ce déplacement, l'élu a interpellé le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, à travers une lettre. Il s'y s'interroge sur "l'ampleur du dispositif qui entoure la détention" de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando jihadiste responsable des attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, les plus meurtriers de l'histoire en France. M. Solère s'étonne notamment que le jihadiste présumé ait "une salle de sport" exclusivement réservée à son usage, ainsi qu'un espace de promenade privatisé. L'avocat de Salah Abdeslam n'a pas tardé à réagir, interpellant à son tour le ministre de la Justice.



"Comment, monsieur le garde des Sceaux, a-t-il pu être permis à monsieur Thierry Solère d'avoir accès à la salle de 'vidéoprotection' de monsieur Salah Abdeslam ?", interroge Franck Berton. "Qu'un député de la République profite de son mandat et vienne nous indiquer par voie de presse qu'il a regardé ce garçon derrière les caméras pour regarder comment il se comportait, un peu comme s'il était au zoo de Vincennes, n'a pas manqué de nous indigner", a-t-il expliqué sur l'antenne de BFMTV mardi 5 juillet.



Pour l'avocat, le fait que son client ait été observé grâce aux caméras de vidéosurveillance n'est pas légal. Dans sa lettre, il écrit : "s'il est vrai qu'un député de la République, au regard des dispositions législatives en vigueur, est en droit de visiter tout établissement pénitentiaire et ce de manière impromptue, il n'en demeure pas moins qu'il est dans l'obligation de respecter les droits du détenu". "Je note, au surplus, que monsieur Thierry Solère ne cesse, depuis cette visite et l'article paru dans le Journal du dimanche de courir les plateaux de télévision et les émissions radiophoniques pour raconter ce qu'il a vu, ce qui n'aurait pas dû lui être permis", insiste encore Franck Berton. "Je vous informe engager des recours contre cette décision devant la juridiction compétente, à savoir la Tribunal administratif de Paris", indique Frank Berton dans son courrier au ministre de la Justice.

ÉVITER LE SUICIDE

Arrêté le 18 mars en Belgique, après une cavale de plus de quatre mois, transféré en France le 27 avril, Salah Abdeslam est depuis placé en quartier d'isolement à Fleury-Mérogis dans une cellule spécialement aménagée, sous la surveillance permanente de caméras, la principale hantise de l'administration pénitentiaire étant un suicide du jihadiste.

C'est d'ailleurs ce que précise le ministre de la Justice dans une lettre en réponse à M. Solère, publiée sur Twitter par ce dernier. "Afin de prévenir tout risque suicidaire qui interdirait à cette personne détenue de venir rendre des comptes des actes dont elle est accusée, une surveillance renforcée a été opérée", explique le garde des Sceaux.



Enfin, suite à la polémique sur la salle de sport exclusivement réservée au détenu, Jean-Jacques Urvoas indique que "le cumul des exigences propres à l'isolement (...) empêche que Salah Abdeslam puisse fréquenter la salle de sport du quartier d'isolement". Par ailleurs, il estime qu'"il est loisible de baptiser 'salle de sport' un espace de 8 mètres carré, où le lit a été remplacé par 'un rameur' et de présenter cela comme un avantage".
 
572 commentaires - "Salle de gym" pour Abdeslam en prison : la controverse enfle
  • Que peut t on encore lui donner? Je cherche si peut être quelques récompenses au point ou nous en sommes...

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    asphodel  (privé) -

    ce pauvre avocat devrait se renseigner sur le rôle de representativité d'un parlementaire !

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    asphodel  (privé) -

    l'idéologie des droits de l'homme est devenue complétement déviante, seuls en bénéficie le malfrats et les assassins et proportionnellement à la gravité de leurs actes

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    asphodel  (privé) -

    pendant que les autres détenus et voleurs de poules sont entassés à plusieurs par cellule; certain osent parleer de droits de l'homme !
    Avec S.Abdeslam on est plus dans le droit commun lui est des semblables sont des guerrier et de ennemis de la France qu'il faut traiter comme tel; si le droit actuel n'est pas adapter il faut le faire évoluer d'urgence

  • La dignité d'Abdelslam...
    Voilà donc ou en est rendu le procès pour son avocat.
    Les familles des victimes et les survivants des attaques du 13 novembre vont surement beaucoup apprécier cette protestation.
    Ou plutôt ce cirque médiatique de cet avocat qui confond l'accessoire avec le véritable drame de cette affaire : les victimes tous simplement...

    Bonjour Guerre et paix
    Je ne viens pas souvent ici mais je ne peux rester silencieux devant ce titre lapidaire "La dignité d'Abdelslam..."
    Eh oui, cet homme, car c'en est un, a droit à des ..... droits en tant que prisonnier dans une prison de notre République, prison régie par des lois, des lois faites par des hommes comme ce Monsieur Thierry Solère qui s'est avancé un peu trop vite quant à son assertion - démentie par le personnel de la prison (qui croire ?) - et se trouve maintenant pris le doigt dans le pot de confiture.
    Ses racontars sont le seul fait d'un pauvre hère à la recherche des voix de l'extrême et la pratique de la brosse à reluire dans le sens du (mauvais) poil du vulgum incapable de se prévaloir du moindre sentiment de l'esprit des lois qui prévaut dans notre Démocratie.
    Que ne ferait-on pas, que ne feraient pas les "LR" les élections approchant, pour caresser dans le sens du poil ces "français qui ont parfaitement le droit de savoir" savoir ..... quoi ?
    Sont-ce les seules dépenses de l'Etat à propos des impôts (le 'Sarkoton' n'a rien coûté par exemple ?) ou est-ce plutôt une nouvelle polémique bien ciblée de la part de ce parti qui fait fi des lois de la République malgré l'usurpation intolérable de son appellation ?
    Cet Abdeslam est un prisonnier comme les autres, malgré ses accusations à son encontre, et on ne doit pas avoir à l'esprit l'idiot 'oeil pour oeil dent pour dent' malgré les préceptes séculaires de nos indigestes "racines judéo chrétiennes" .
    .......
    Au plaisir

    Bonjor Arausio.

    Ne m'en veuillez pas mais j'ai beaucoup de mal à considérer ce personnage avec cette « condescendance » dont l'affuble et dont l'honore son avocat.
    Pour être même tout à fait franc avec vous, évoquer la « dignité » d'un tel personnage me donne tout simplement envie de vomir.

    Oui Abdelslam a droit à la défense de ses droits vous avez en effet raison, mais il n'a certainement pas droit à des privilèges vis-à-vis des conditions de détentions communes aux autres détenus.

    Une salle de sport privée et une cellule sur mesure rien que pour lui (alors même que des prisonniers vivent entasser dans ce même établissement carcéral), c'est cela que dénonçait (entre autre) l'élu en question n'en déplaise à cet avocat.

    Pour moi le fond du problème est bien là car c'est bien cela qui est gênant vis-à-vis de l'égalité dont doit se prévaloir notre République.

    L'équité en République passe également par à une défense équitable pour chaque détenu.
    A l'inverse l'équité en République ne passe certainement pas par les paroles faussement « outrées » prononcées par cet avocat de luxe.

    Je vous rejoins par contre pour l'analyse « politique », sauf peut-être pour la comparaison du « sarkoton » qui concerne l'argent des militants d'un parti politique alors qu'Abdeslam « fouille » dans les poches de chaque contribuables pour (excusez par avance l'emploi de cette expression) son « bien être » psychologique.

    A-t-on pensez à celui des survivants blessés dans leur chair et dans leur âme ou à celui des familles de victimes qui restent dans la détresse et dans la souffrance ?

    La loi du talion n'est pas de mise en effet.
    Mais une défense ne doit pas s'articuler autour d'une dénonciation de droit situés au dessus des droits communs d'un détenu ordinaire.

    Et ce même lorsque cette triste publicité est détournée à des fins politiques...

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    asphodel  (privé) -

    pendant que les autre détenus et voleurs de poules sont entassés à plusieurs par cellule; vous avez un beau sens de l'équité !
    Avec S.Abdeslam on est plus dans le droit commun lui est des semblables sont des guerrier et de ennemis de la France qu'il faut traîter comme tel; si le droit actuel n'est pas adapter il faut le faire évoluer d'urgence

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