Rythmes scolaires: la "démarche" du gouvernement condamnée

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AFP, publié le jeudi 06 juillet 2017 à 13h06

Le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) a "condamné" mercredi la "démarche" du gouvernement pour l'assouplissement des rythmes scolaires et "exigé" que tout projet concernant les agents de la fonction publique territoriale lui soit soumis, a indiqué l'instance jeudi.

Dans un voeu approuvé "unanimement" par ses membres, le CSFPT, présidé par Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine) et secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF), "déplore et condamne la démarche par laquelle le gouvernement a abordé la révision des rythmes scolaires" sans l'avoir préalablement consulté.

Un décret paru le 28 juin au Journal officiel, signé par le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, autorise les communes à revenir, dès la rentrée prochaine, à la semaine de quatre jours d'école en primaire, au lieu de quatre jours et demi, remettant  en cause une réforme initiée en 2013.

Le CSFPT, instance paritaire rassemblant représentants des élus locaux et des salariés, rappelle "les conséquences" sur "les agents, leur temps de travail et, in fine, sur le dialogue social dans les collectivités" d'une éventuelle application de ce décret.

Dans le cadre de la semaine de quatre jours et demi, les communes ont été appelées à financer partiellement les activités périscolaires mises en place conjointement avec l'Education nationale. 

La semaine dernière, les maires des petites villes avaient dénoncé la "précipitation" et l'absence de concertation du gouvernement, mettant en avant une rentrée "préparée en amont, avec le renouvellement des contrats des animateurs et de l'organisation des services municipaux".

Pour le CSFPT, une "évaluation" de l'expérimentation de la semaine de quatre jours et demi à l'école, d'ailleurs "prévue par les textes", est une "nécessité".

Enfin, le Conseil "exige qu'à l'avenir tout projet concernant directement ou indirectement les agents de la fonction publique territoriale soit auparavant soumis à son avis".

 
30 commentaires - Rythmes scolaires: la "démarche" du gouvernement condamnée
  • Macron le savait bien.
    Il a fait des promesses que les institutions lui interdirait.
    Il pourra donc dire qu'il n'a pas pu les tenir à cause des autres!

  • discours sur le temps de travail des agents et surement le salaire mais pour les enfants?????pas de questions?????ah bon!

  • Le gouvernement devait réagir rapidement, il a très bien fait.

  • N'ayant plus d'enfants en âge de scolarité, je me garderai bien de donner mon avis sur les rythmes scolaires...bien que m'étant fait une idée à partir de l'expérience de mes petits-enfants. Ce qui me choque dans cet article c'est que le CSFPT "exige" qu'à l'avenir, tout projet concernant les agents de la fonction publique territoriale soit auparavant soumis à son avis. Et si on se préoccupait avant tout des enfants, de leur bien-être, de leurs conditions d'apprentissage à l'école, de leur fatigue éventielle, avant de mettre des revendications syndicales sur la table ?

  • Quand cette mesure a été proposée et mise en place elle a suscité un tollé général ! Personne n'en voulait et chacun avait ses arguments pour la combattre ! ...Même les plus absurdes !
    Maintenant qu'on laisse le libre choix aux communes pour revenir en arrière .... ça ne va pas non plus !
    C'est bien ça : il faut que ça râle ! On est pour ce qui est contre ......et contre ce qui est pour !
    Quoi qu'il soit proposé ça râle et ça râle encore ! Un peu de sérieux ne nuirait à personne !

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