Rythmes scolaires: il faut de la "concertation" locale pour Blanquer

Rythmes scolaires: il faut de la

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, arrivant à l'Elysée pour participer au premier conseil des ministres du nouveau gouvernement, le 18 mai 2017

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AFP, publié le vendredi 19 mai 2017 à 09h28

Les rythmes scolaires en primaire, pour lesquels le président Emmanuel Macron veut laisser plus de liberté, doivent être discutés localement, a indiqué vendredi le nouveau ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. 

A la question de savoir s'il allait donner carte blanche aux maires sur le devenir des rythmes, objet d'une réforme controversée sous le précédent quinquennat, il a répondu sur France Inter: "Non, c'est un sujet d'équipe".

"C'est de la concertation" avec "pragmatisme. Les rythmes scolaires, ce n'est pas quelque chose qui se décrète depuis la rue de Grenelle, c'est quelque chose qui se discute localement", pour "voir ce qu'il y a de mieux pour les enfants", a-t-il poursuivi. 

D'après le programme du président, les communes pourraient décider de repasser à la semaine de quatre jours --à partir de la rentrée 2018 peut-être--, de maintenir ou supprimer les activités périscolaires, financées en partie par l'Etat seulement jusqu'en 2019 (sauf pour les communes les plus pauvres). La perspective d'une carte blanche laissée aux maires est fermement condamnée par les syndicats enseignants.

Les syndicats de professeurs s'inquiètent aussi du projet de redéployer les postes de "plus de maîtres que de classes", dispositif récent plébiscité selon eux, pour réduire à partir de la rentrée 2017 la taille des classes en éducation prioritaire en début d'école élémentaire. Une pétition pour le maintien des maîtres supplémentaires a réuni cette semaine plus de 7.500 signatures. 

Emmanuel Macron s'est engagé à limiter progressivement à douze le nombre d'élèves en CP et CE1 en éducation prioritaire. "Dans le passé c'est ce qui a prouvé de l'efficacité", a relevé M. Blanquer, ajoutant que "on va y arriver par étapes", d'abord en éducation prioritaire renforcée. 

Interrogé sur la nécessité de créer des postes d'enseignants pour y parvenir, il a répondu: "Oui, bien sûr, on est en train de calculer tout ça". 

"Mon but est que tous les élèves de France sortent du cours préparatoire en sachant, lire, écrire, compter", a-t-il souligné. "Il ne faut pas qu'on se focalise sur les moyens, il faut qu'on se focalise sur les fins (...), que les fondamentaux soient installés", ce qui est "gage de réussite pour la suite".

 
24 commentaires - Rythmes scolaires: il faut de la "concertation" locale pour Blanquer
  • Et personne ne place dans les priorités absolues des mesures qui ne couteraient pas un Euro aux contribuables : - la discipline, l'autorité, le rétablissement des valeurs morales, et des comportements règles de politesse , respect d' autrui et savoir vivre , la fin du laxisme , la prépondérance du l'enseignements cognitif sur le remplacement par l'éducation nationale du rôle éducatif que les parents et les familles ne remplissent plus. Rétablissement de la responsabilisation parentales avec possibilités données aux enseignants de rester maître de la discipline avec des capacités moyens et pouvoirs dissuasifs fermes et définitif pour une moralisation comportementale des éléves et des parents qui devront désormais rester chacun à leur place et tenir chacun leur rôle , à leurs place et à leurs niveaux. Rétablissement de la récompense de l'effort avec rétablissement d'un systéme de notation et de reconnaissance de résultats et sanctions des comportements anormaux et contraires, aux régles de vie commune et aux règlements dés établissements scolaires. Fini les agissements des incontrôlables minorités pollueuses qui pénalisent la majorité des autres éléves. Assainir le fonctionnement de systéme ne passe pas forcément par la dépense financières excessive. Priorité absolue donnés pour l'intérêt des enfants et non plus des systèmes économiques devenues prioritaires au fil des décennies passées. Éradication absolue de tous comportements à orientation politique ou cultuel des d'établissements de l'enseignement public. Ce serait un très bon début.

    LLOEIL9
    Je trouve votre post très intéressant, et je crois utile d'ajouter quelques réflexions personnelles.
    Les "penseurs" de l’Éducation Nationale, ceux qui soufflent des idées aux décideurs politiques, ont adopté la maxime de Célestin Freinet : "Organisez le travail et la discipline s'organisera d'elle-même".
    Cette croyance s'est à peu près vérifiée au lendemain de la Première guerre Mondiale parce que la société de l'époque n'accordait pratiquement pas de droits aux enfants, et que la quasi totalité des adultes pesait sur ceux-ci pour qu'ils restent à la place fort réduite que leur assignait la tradition. Cette attitude envers les écoliers a duré jusqu'à la fin des années soixante-dix. Aujourd'hui, l'enseignant qui ne parvient pas à s'imposer est accusé d'incompétence totale par des parents dont certains disent à leurs rejetons qu'ils peuvent faire n'importe quoi en classe : "L'instit (ou le prof) n'a qu'à être plus intéressant.". Et la hiérarchie tient à peu près le même discours. Or, comme formateur de professeurs des écoles, j'ai vu des séances bien préparées échouer lamentablement parce que le "maître" ou la "maîtresse" ne pouvait tout simplement pas démarrer son activité. Plus l'approche se veut constructiviste, plus l'enseignant doit être cultivé et plus les enfants doivent être motivés; prétendre que cela marche dans l'autre sens comme le disait C. Freinet est aujourd'hui un mensonge.
    En d'autres termes, il est évident que l'enseignant doit intéresser ses élèves, donc se mettre à leur portée, mais il faut aussi - et déjà - que ceux-ci acceptent d'écouter.
    Rétablir l'autorité du "maître" dans sa classe et avoir de vraies exigences pour le passage dans la classe supérieure améliorerait certainement le fonctionnement et entraînerait peu de dépenses (il y aurait des redoublements), mais cela aurait surtout un coût électoral; les parents mécontents de devoir surveiller le travail de leurs enfants et de voir réduits les loisirs communs feraient payer cette décision aux élections suivantes.
    Au calcul purement électoral s'ajoutent des considérations politiques. La Gauche ne veut pas d'orientation par réduction imposée des choix et une large partie de la Droite veut discréditer, donc saboter, le service public afin que les parents motivés confient l'éducation de leurs enfants à un système privé avec une très faible participation de l'état ou des collectivités, donc presque le coût réel pour les familles. La déréglementation voulue par MM Macron et Blanquer est une étape vers cette marchandisation.

  • Les syndicats de professeurs s'inquiètent aussi du projet de redéployer les postes de "plus de maîtres que de classes"
    La priorité va être aux zones... prioritaires et plus à "qui c'est qui va m'aider à faire mon boulot". Soit dit en passant, un renforcement des effectifs va butter sur le mur de la réduction du nombre de fonctionnaires. A moins que l'on se fasse à l'idée qu'il n'est pas indispensable d'être fonctionnaire pour faire la classe au CP!

  • Seul satisfaits les enseignants qui glande pendant que enfants et bénévoles. S'épuisent
    Dans des activités qui n'apporte rien de plus que comment glandé à l'école ras le bol il
    Faut dégraisser le mammouth de l'éducation nationale afin qu'il ne refile pas son travail
    D'éducation à d'autres

    18 heures par semaine , 4 mois de vacances par an , les enseignants et leurs puissants syndicats ne cèderont jamais !

    Sinon grève ... les profs dans la rue et encore des jours sans classe
    Mais chuut il faut rien dire , les profs travaillent dur , l'éducation de nos enfants ,et savent tout mieux que les parents
    Enfin ....
    certains sont tellement investis....... que nous sommes obligés de payer des cours particuliers
    Heureusement qu'il reste quelques profs compétant mais malheureusement ce n'ai pas la majorité

  • lumi2  (privé) -

    Non ! toutes les écoles de France doivent fonctionner de la même façon ,s i on ne veut pas créer encore plus d'inégalités.

    Oui mais avec efficacité

    Inégalités, sans blague, j'espère que vous pensez au petit rural qui prend son bus qu'il pleuve ou qu'il vente pour se rendre à l'école du chef lieu parce qu'on a supprimé une classe dans sa commune et qui remet ça le soir. Je pense qu'il serait tout à fait capable de vous expliquer qu'il préférerait rentrer plus tôt à la maison plutôt que de traîner au foot ou à l'atelier peinture modelage!

  • une fois de plus je répète que nous sommes les seuls à avoir un jour sans classe au milieu de la semain;les autres pays classe toute la journée sauf le samedi ;POURQUOI la loi de 1905 impose un jour pour la cathéchèse aprs suppression de la religion dans l'école

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