Reims : le procès des "amants diaboliques" va s'ouvrir

Reims : le procès des

En janvier 2014, le corps de Julien Thévenet est retrouvé inerte, victime de sept coups de pioche (photo d'illustration).

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Orange avec AFP, publié le samedi 10 septembre 2016 à 12h24

Sophie Thévenet et Sébastien Chantereau sont jugés du lundi 12 au mercredi 14 septembre devant la cour d'assises de la Marne. Surnommés les "amants diaboliques", ils avaient tenté de faire passer l'assassinat du mari, militaire, pour un cambriolage ayant mal tourné.

En janvier 2014, six mois après son mariage avec un sous-officier de la base aérienne 113 de Saint-Dizier, Sophie Thévenet, 24 ans à l'époque, aurait échafaudé un plan pour se débarrasser de son époux, avec la complicité de son amant Sébastien Chantereau, 26 ans, déjà condamné deux fois en 2009 et 2012 pour des faits de violences aggravées.

En garde à vue, Sébastien Chantereau explique qu'il a demandé à son médecin de lui prescrire du Zolpidem, un somnifère que sa complice a ensuite administré à son mari, dans un verre de pastis.

Il avoue ensuite avoir frappé plusieurs fois la tête de Julien Thévenet sur le sol du garage du domicile du couple, à Somme-Suippe (Marne).

Voyant la victime se réveiller, il déclare lui avoir porté des coups de poing, tandis que la mère de famille divertissait ses deux enfants de cinq et un ans dans la maison pour qu'ils ne se rendent compte de rien. Pour terminer sa besogne, il tente de planter une fourche dans le torse du militaire, mais se résout finalement à utiliser une pioche avec laquelle il assène plusieurs coups mortels, dont un perforant de part et d'autre le corps de la victime.

UN SMS SANS ÉQUIVOQUE

Les amants maquillent la scène de crime pour faire croire à un cambriolage qui aurait mal tourné puis, le 27 janvier 2014, Sophie Thévenet prévient la gendarmerie de la mort de son mari, prétendant avoir fait cette sombre découverte au retour d'un week-end avec "un ami d'enfance". Les enquêteurs de la SR de Reims et de la gendarmerie de l'Armée de l'air se penchent sur la vie "chaotique" du couple, car entre Sophie et Julien Thévenet, mécanicien sur les avions Rafale "bridé par son épouse, qui ne lui laissait aucun moyen de paiement à disposition", le mariage avait rapidement viré au fiasco et une procédure de divorce était en cours.

Des SMS échangés entre les amants, "d'une extrême clarté quant à la réalisation de leur macabre projet", sont également découverts pendant les investigations. Au cours de l'un de ses interrogatoires, Sophie Thévenet justifie la décision de tuer son mari dans le but de "conserver la garde de (sa) fille" après le divorce et d'échapper aux "violences" et aux "relations sexuelles forcées par son époux". 

Des arguments qui auraient incité Sébastien Chantereau à passer à l'acte, explique de son côté l'accusé aux enquêteurs, estimant avoir été "influencé voire aveuglé" par cette femme manipulatrice dont il était "éperdument amoureux". Surnommés les "amants diaboliques" dans les médias, tous deux encourent la réclusion à perpétuité mais tenteront chacun d'atténuer leur part de responsabilité devant la cour.

 
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