Reims : le patron d'un bar-tabac attaque l'État en justice

Reims : le patron d'un bar-tabac attaque l'État en justice

Un tabac à Paris, le 4 mars 2015 (photo d'illustration)

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Orange avec AFP, publié le lundi 14 novembre 2016 à 12h00

Le patron d'un bar-tabac de Reims estime qu'il a dû mettre la clef sous la porte à cause des mesures de sécurité imposées par le plan Vigipirate. Le gérant a décidé d'assigner l'État en justice, rapporte RTL.

Selon un rapport d'expertise, l'établissement perdait entre 28.000 et 30.000 euros de chiffre d'affaires par mois.

L'établissement était situé à côté d'une synagogue, qui a fait l'objet d'une surveillance renforcée après l'attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo. De jour comme de nuit, le secteur a été gardé par les forces de l'ordre. "Personne n'avait le droit de s'arrêter : il y avait des barrières partout pendant cinq-six mois", a expliqué Philippe Da Fonte, le gérant du tabac Le Clovis. "Ça a plombé le chiffre d'affaires. Je me suis retrouvé sans boulot, sans bistrot, sans appartement, sans rien du tout."

Le patron s'apprêtait à revendre son établissement lorsque le plan Vigipirate a été activé. Ses plans ont été bouleversés et le chiffre d'affaires a plongé. L'avocat de Philippe Da Fonte a écrit au Premier ministre et assigné l'État en réparations devant le tribunal de Châlons-en-Champagne. Le préjudice est estimé à 400.000 euros.

 
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