Réforme des études de médecine: les internes manifestent

Réforme des études de médecine: les internes manifestent

Des internes en médecine manifestent à Paris le 18 avril 2017 contre une réforme "bâclée" de leurs études

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AFP, publié le mardi 18 avril 2017 à 20h37

Médecine: des centaines d'internes dans les rues de plusieurs villes de France contre une réforme de leurs études qu'ils estiment "bâclée"

Plusieurs centaines d'internes en médecine ont manifesté mardi dans plusieurs villes de France à l'appel du principal syndicat (Isni) qui avait aussi appelé à la grève, pour dénoncer une réforme de leurs études qu'ils estiment "bâclée", ont constaté plusieurs journalistes de l'AFP.

A 17H00, le taux de mobilisation s'élevait à 18%, selon le ministère de la Santé.

Dans l'après-midi à Paris, plus de 200 personnes s'étaient rassemblées dans une ambiance bon enfant devant le ministère de l'Enseignement supérieur, où a été reçue une délégation.

Interpellant aussi la ministre de la Santé Marisol Touraine, ils brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "touche pas à mon internat" ou encore "les rognons c'est 5 ans de cuisson", en référence à la durée de formation nécessaire, selon eux, à la néphrologie.

Plus tôt dans la journée, une centaine d'internes s'étaient réunis devant le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen pour dénoncer la mise "en danger" de leur formation.

"Cette réforme n'est pas applicable pour le mois de novembre. Il n'y a aucune urgence à la faire. On demande le report d'un an", a expliqué Sabrina Sidali, représentante des internes de spécialités médicales de l'ex-Haute-Normandie.

L'Intersyndicat national des internes (Isni) rejoint par le Synmad, syndicat des médecins hépato-gastro-entérologues, a appelé une grève illimitée à partir de mardi pour demander l'allongement du temps de formation de certaines spécialités dans le cadre de la réforme du troisième cycle des études médicales qui devrait s'appliquer à partir de novembre.

- 'Formation sacrifiée, patients enterrés' -

Cette réforme très attendue maintient notamment un cursus en quatre ans en cardiologie, néphrologie et hépato-gastro-entérologie, alors que l'Isni en réclame cinq. 

Venu de Bordeaux pour manifester à Paris, Guillaume, interne en cardiologie, s'inquiète même de voir "baisser" la durée de sa formation, la réforme prévoyant d'augmenter les responsabilités des internes "sans chef qui les supervise" dès la 4e année, soit un an plus tôt qu'actuellement.

"On ne sait pas à quelle sauce on va être mangés", dénonce aussi Adrienne devant le CHU de Bordeaux où une quarantaine de grévistes étaient rassemblés.

A Marseille, une cinquantaine d'internes ont scandé "formation sacrifiée, patients enterrés" devant l'hôpital de la Timone, l'un d'eux se couchant dans un cercueil.

"Une réforme sans concertation est une réforme bâclée", estime Julien Breysse, du syndicat SAIHM (syndicat autonome des internes des hôpitaux de Marseille), en accusant l'actuel gouvernement de vouloir précipiter sa mise en place "à cause du calendrier électoral".

A Tours, 34 internes du CHU s'étaient mis en grève et une quarantaine à Poitiers, selon l'Isni. Ils étaient une cinquantaine à Lyon et une soixantaine à Besançon.

"La santé, c'est dur. On ne veut pas des médecins trop vite formés", explique Bastien Louguet, président de l'association des internes et chefs de cliniques de Besançon.

Dans un communiqué, le syndicat des internes en médecine générale Isnar-IMG a de son côté réaffirmé sa volonté de voir "aboutir" une "réforme progressiste" "dès la rentrée universitaire 2017".

L'association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) s'est, elle, prononcée pour "une prolongation de la concertation" mais contre "un report complet" de la réforme.

Reste que l'Isni va "probablement poursuivre le mouvement, chaque jour dans une ville différente", a expliqué à l'AFP son président Olivier Le Pennetier, après avoir été reçu au ministère. "Nous n'avons eu aucune réponse concrète à nos inquiétudes", a-t-il déploré, raillant les invitations au dialogue, "illusoires à quelques jours d'un changement de gouvernement". 

 
5 commentaires - Réforme des études de médecine: les internes manifestent
  • grace a ceux qui nous gouvernent nous avons atteint un quota incalculable d'illettrés et maintenant c'est au tour de la medecine de chuter bientôt le premier con venu pourra se faire appeler medecin (mal) traitant Touraine est aussi competante que belkacem

  • On manque de médecin c'est le constat de 50% Français. Vous vous mettez autour de la table et vous nous faites une réforme qui tienne la route.
    Un patient qui doit faire 35 km pour consulter son médecin référent

  • les parlementaires français ont toujours eu l'esprit anti-médical vis à vis des médecins , c'est pour cela que la féodalité des élus a toujours chercher à démolir la médecine française , ses hôpitaux .C'est pourquoi, il est préférable de ne jamais prodiguer des soins médicaux à des députés ainsi que leur famille .

    Le lobby des médecins, les médecins députés ministres cela existe ils n'ont pas du être bien convainquant pour faire évoluer la profession

  • Faut leur donner des patients à soigner dès la première année d'étude.
    ..
    Si on écoutait vraiment la volonté nationale, on leur donneraient des patients sans être supervisés dès le certificat d'étude.
    ..
    Et on formerait encore moins de médecin.
    ..
    Et on mutualiserait encore plus les hôpitaux, genre une seule administration pour les douze hôpitaux qui suffiraient largement en france.
    ..
    La volonté générale en a marre d'être trop bien soignée, elle veut pas beaucoup de médecins pas bien formés et dans très peu d'endroits, c'est ça le progrès et la civilisation.
    ..

  • Le massacre de tout à hautes doses.

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