Réforme des études de médecine: les internes manifestent

Chargement en cours
 Des étudiants en médecine contestent la réforme de leurs études, le 18 avril 2017 à l\

Des étudiants en médecine contestent la réforme de leurs études, le 18 avril 2017 à l'hôpital de la Timone à Marseille

1/2
© AFP, ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
A lire aussi

AFP, publié le mardi 18 avril 2017 à 14h19

Médecine: les internes manifestent pour dénoncer une réforme "bâclée" de leurs études

Plus de deux cents étudiants en médecine manifestaient mardi dans plusieurs villes de France à l'appel du principal syndicat (Isni) qui avait aussi appelé à la grève, pour dénoncer une réforme de leurs études qu'ils estiment "bâclée", ont constaté plusieurs journalistes de l'AFP.

Devant le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen une centaine d'internes s'étaient rassemblés derrière de grandes banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Ne bâclez pas la santé" ou encore "Formation en danger".  

"Cette réforme n'est pas applicable pour le mois de novembre. Il n'y a aucune urgence à la faire. On demande le report d'un an", explique Sabrina Sidali, représentante des internes de spécialités médicales de l'ex Haute Normandie.

L'Intersyndicat national des internes (Isni) rejoint par le Synmad, syndicat des médecins hépato-gastroentérologues, a appelé une grève illimitée à partir de mardi pour demander l'allongement du temps de formation de certaines spécialités dans le cadre de la réforme du troisième cycle des études médicales prévue de s'appliquer en novembre.

Cette réforme très attendue maintient notamment un cursus en quatre ans en cardiologie, néphrologie et hépato-gastro-entérologie, alors que l'Isni en réclame cinq. 

"On est inquiets parce qu'on ne sait pas à quelle sauce on va être mangés", dénonce Adrienne devant le CHU de Bordeaux, "estimant que la seule urgence, c'est celle d'un changement de gouvernement".

Les grévistes bordelais et poitevins qui étaient une quarantaine dans chaque ville devaient prendre des trains pour rejoindre à 16H00 un rassemblement national prévu devant le ministère de l'Enseignement supérieur à Paris.

A Marseille, une cinquantaine d'internes ont scandé "formation sacrifiée, patients enterrés" devant l'hôpital de la Timone, l'un d'eux se couchant dans un cercueil, a également constaté une journaliste.

"On veut cette réforme mais on veut des garanties sur la dernière année d'internat", a expliqué Julien Breysse, du syndicat SAIHM (syndicat autonome des internes des hôpitaux de Marseille). 

Il demande qu'il n'y ait "pas un glissement des tâches", les responsabilités passant de médecins séniors aux internes de dernière année et plaide pour "une autonomie supervisée". 

"Une réforme sans concertation est une réforme bâclée", dit-il en accusant l'actuel gouvernement de vouloir précipiter la mise en place de la réforme "à cause du calendrier électoral".

A Tours, 34 internes du CHU s'étaient mis en grève, selon l'Isni. 

Dans un communiqué, le syndicat des étudiants en médecine générale Isnar-IMG a de son côté réaffirmé sa volonté de voir "aboutir" une "réforme progressiste" "dès la rentrée universitaire 2017".

 
11 commentaires - Réforme des études de médecine: les internes manifestent
  • Encore une grève injustifiée et égoïste. Bien sûr que c'est dure de faire la médecine, les études, les gardes,...mais après ils gagnent largement bien leur vie (comparez aux autres études de niveaux élevés et aussi longues) surtout pour les spécialistes, grâce à la Sécu Providence dans notre pays. Aux USA, une année d'études coûte 100.000 dollars, en France c'est quasi-gratuite.

  • Cette réforme ne vise qu à faire des économies et surtout pas à mieux soigner !!!!
    Si les réformes étaient faites avec concertation cela aurait éviter bien des erreurs que nous écumons maintenant !!! C est valable pour tout !!!!

  • On manque de médecins alors on en fait venir de l'étranger dont la formation est bien inférieure à la notre et personne n'y trouve à redire. Alors peut-être faut-il une formation mieux adaptée pour être efficient plus rapidement et compléter cette formation par des formations complémentaires récurrentes et obligatoires, quand on est un professionnel ce qui est important c'est de connaître la limite de ses connaissances pour ne pas traiter des cas qu'on ne sait pas traiter d'autres sont là pour cela. Il y a des ordres professionnels qui obligent leurs membres à faire 120 ou 150 heures par an de formation pour mettre leurs connaissances à niveau en plus de leur propre mise à niveau quotidienne

  • Il y a eu une époque ou ils étudiaient pour soigner surtout les Français ,mais il est vrai qu'ils ne se faisaient pas agresser par des pouilleux !

    encore un lepeniste qui traite les étrangers de pouilleux. Quelle civilisation à sa plus belle crépuscule !

  • Mais pourquoi donc veulent-ils tous être spécialistes (c'est mieux) installés dans un cabinet , (pour limiter les erreurs) dans une grande ville (pour être plus proche des patients) ?
    Je croyais que les gans faisaient médecine pour être au service de leur prochain.
    Les seuls qui travaillent pour pas grand chose sont les urgentistes et certains hospitaliers, mais ce sont surtout des étrangers.

    Avant d écrire il faut se renseigner !!!! Les médecins qui travaillent " à la carte " sont extrêmement bien payés contrairement à ce que vous dites !!! Et mieux que les titulaires !!!!

  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]