Rapt de Jacqueline Veyrac : l'enquête progresse

Rapt de Jacqueline Veyrac : l'enquête progresse

Jacqueline Veyrac a repris la gestion du restaurant La Réserve à Nice après sa liquidation judiciaire en 2009. Ici le 25 octobre 2016.

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Orange avec AFP, publié le samedi 29 octobre 2016 à 12h17

Neuf personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement de Jacqueline Veyrac (76 ans). Huit étaient toujours interrogées vendredi soir par la police judiciaire.

Parmi elles, l'ancien gérant de La Réserve, un restaurant de bord de mer à Nice détenu par la riche hôtelière de la Côte d'Azur retrouvée saine et sauve mercredi 48 heures après son rapt.

• UN CONTENTIEUX AVEC L'HÔTELIÈRE

L'ancien gérant - locataire du restaurant gastronomique - est soupçonné d'être le commanditaire de l'enlèvement. Originaire de Turin, cet Italien avait été licencié en 2009 après une liquidation judiciaire. Il est soupçonné d'avoir cherché à se venger : selon les informations du Parisien, "il nourrissait une rancœur envers la propriétaire qui avait repris la gestion de l'affaire et il estimait qu'elle avait une dette envers lui". Selon BFMTV, il a reconnu, pendant sa garde à vue, avoir eu un contentieux financier avec Jacqueline Veyrac mais assure être étranger à l'enlèvement.

Les autres gardés à vue ont expliqué que l'ex-gérant de La Réserve était au courant du projet de rapt. "Les vérifications sont en cours sur son implication", a indiqué une source policière à l'AFP. Le procureur comme la police s'attachent à communiquer à minima pour ne pas compromettre l'enquête.


• UN ANCIEN PAPARAZZI DANS LE VISEUR DES ENQUÊTEURS

Les policiers ont établi le profil d'un autre suspect : un ancien paparazzi , surnommé "Tintin", reconverti dans les filatures. Cet enquêteur privé est un ancien des forces spéciales anglaises. Il aurait acheté et placé une balise GPS sous la voiture de l'hôtelière pour la suivre à distance et permettre le guet-apens. Il minimise son rôle. Les autres gardés à vue ne seraient que des exécutants, confondus par leur téléphone portable. "Il y avait de la détermination mais beaucoup d'amateurisme", a expliqué une source policière au Parisien.


• LIGOTÉE, L'HÔTELIÈRE A FAIT PREUVE DE RÉSISTANCE

Jacqueline Veyrac, déjà visée par une tentative de kidnapping en 2013, a été découverte fortuitement mercredi 26 octobre par un voisin dans une fourgonnette garée sur les collines situées à l'ouest de Nice. Son enlèvement s'est déroulé lundi comme dans un feuilleton télévisé : elle sortait de la pharmacie où elle a ses habitudes et s'apprêtait à quitter son garage à bord de son 4x4 noir quand des individus cagoulés l'ont ceinturée et embarquée dans une fourgonnette sous l'œil médusé de témoins. Deux personnes, se trouvant dans les parages à ce moment-là et ayant pris la fuite à bord d'un véhicule, ont été interpellées sur le champs.

Selon BFMTV, Jacqueline Veyrac a réussi à se libérer une première fois seule de ses liens et à sortir de la voiture de ses ravisseurs avant que les deux hommes chargés de sa surveillance ne s'en aperçoivent. Elle a été entendue par les enquêteurs dès mercredi après sa libération.

• LA PISTE FAMILIALE ÉCARTÉE

Jacqueline Veyrac est avec son fils à la tête du Grand Hôtel de Cannes, un palace de la Croisette. La piste du règlement de comptes familial, alimentée par le litige qui existe au sein de la fratrie à propos de l'héritage, semble écartée. Ses enfants se disputent l'héritage paternel depuis 2002. Le conflit lié à des négociations supposées sur la vote de l'hôtel de luxe de la Croisette semble également repoussé.
 
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