Quatre candidats En Marche pour le "perchoir" de l'Assemblée nationale

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 François de Rugy candidat écologiste à la primaire organisée par le PS, le 15 janvier 2017 à Paris

François de Rugy candidat écologiste à la primaire organisée par le PS, le 15 janvier 2017 à Paris

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© AFP, bertrand GUAY
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AFP, publié le mardi 27 juin 2017 à 10h07

Trois députés venus de la gauche et un du centre, et peut-être in fine la première femme présidente de l'Assemblée nationale: Brigitte Bourguignon et Sophie Errante, deux ex-socialistes "marcheuses", ainsi que l'ex-UDI Philippe Folliot, sont dans la course mardi avec l'ex-écologiste François de Rugy pour le "perchoir".

Avant le verdict dans l'après-midi, l'ancien Premier ministre Manuel Valls, réélu député de l'Essonne sans l'étiquette PS et dont le positionnement était incertain à l'égard de la majorité d'Emmanuel Macron, a annoncé avec fracas qu'il quittait le parti et s'apparenterait au groupe du parti présidentiel. 

"Une partie de ma vie politique s'achève. Je quitte le Parti socialiste, ou le Parti socialiste me quitte", a-t-il déclaré à RTL.

C'est à 15 heures que la XVe législature de la Ve République sera déclarée ouverte et que la nouvelle Assemblée se réunira sous la présidence de son doyen, Bernard Brochand (LR), 79 ans, assisté des six plus jeunes députés, dont Ludovic Pajot (FN), 23 ans, le benjamin.

Pour cette séance inaugurale, les députés seront installés par ordre alphabétique. 

Lors de ce scrutin à bulletins secrets, où chaque député viendra voter à la tribune, l'élection du candidat désigné par les députés de la République en marche (REM) est acquise, puisque ce groupe détient la majorité absolue.

L'essentiel se joue donc dans la matinée, à huis clos, lors d'une réunion des 308 députés REM.

"Il n'y a pas eu de décision de dire +ce poste est réservé à une femme+", a assuré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, qui évoquait il y a une semaine la quête d'une personnalité "avec une expérience politique" sans être "forcément un vieux routard", et tournée "vers l'international".

Un soutien d'Emmanuel Macron avançait mardi dernier que "pour des raisons d'équilibre, pour la présidence
de l'Assemblée, il faudrait quelqu'un qui vienne de la gauche, car le Premier ministre vient de la droite".

Parti le premier en campagne, François de Rugy, 43 ans, ex-candidat à la primaire PS élargie et député de Loire-Atlantique depuis 2007, met en avant son expérience d'ancien coprésident des élus écologistes et vice-président de l'Assemblée. Il promet une Assemblée "plus démocratique, plus efficace et plus moderne".

Ses deux concurrentes se sont déclarées vendredi, et Philippe Folliot mardi matin. 

Brigitte Bourguignon, 58 ans, élue du Pas-de-Calais depuis 2012 et ancienne adjointe au maire de Boulogne-sur-Mer Frédéric Cuvillier, verrait d'un bon oeil la victoire d'une femme, surtout dans "cette Assemblée féminisée".

Venue d'un département où "quatre députés FN ont été élus", elle souhaite oeuvrer à "la vulgarisation" des travaux parlementaires.

Entamant aussi un deuxième mandat, Sophie Errante, élue de Loire-Atlantique de 45 ans, veut travailler à "la réconciliation de l'Assemblée avec ses concitoyens". 

L'élu du Tarn Philippe Folliot, qui entame un quatrième mandat, s'est ajouté dans la course mardi matin en réunion du groupe REM. 

Hors majorité, le LR Jean-Charles Taugourdeau est également candidat, selon une source proche du groupe de droite. En théorie, tout député peut se porter candidat jusque dans l'hémicycle. 

- 7 ou 8 groupes, un record -

C'est aussi mardi, en fin d'après-midi, que prendra fin le suspense sur le nombre et la composition des groupes politiques: sept groupes, voire huit, contre six au démarrage de la précédente législature. Un record sera battu sous la Vème République, le maximum ayant été six jusqu'alors.

Outre REM, MoDem, LR, PS, LFI, PCF, et le groupe des "LR constructifs-UDI-indépendants", il y aura peut-être un groupe comportant la présidente du PRG Sylvia Pinel, des ultramarins, etc. 

Au menu du reste de la semaine, la répartition des postes à la questure, les vice-présidences, ou huit présidences de commissions attisent les convoitises.

Le Premier ministre Edouard Philippe fera mardi prochain 4 juillet sa déclaration de politique générale, suivie d'un vote de confiance qui aura valeur de test sur l'ampleur du soutien à l'exécutif, et pourrait révéler des divergences dans certains groupes. Manuel Valls a indiqué qu'il voterait la confiance.

Le président Emmanuel Macron pourrait précéder le chef du gouvernement, avec une intervention dès lundi devant l'Assemblée et le Sénat réunis en Congrès au château de Versailles. "Il faut" qu'il "s'exprime assez vite", selon M. Castaner.

 
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