Prostitution : le site de petites annonces Vivastreet visé par une enquête pour "proxénétisme aggravé"

Prostitution : le site de petites annonces Vivastreet visé par une enquête pour

Image d'illustration d'un clavier d'ordinateur photographiée le 17 octobre 2016 à Moscou

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Orange avec AFP, publié le vendredi 14 avril 2017 à 13h30

"Massages", "moments de relaxation", "castings adultes" ou encore "rencontres courtoises", autant d'euphémismes pour cacher des faveurs sexuelles tarifées. Selon une information de 20 Minutes, le site Vivastreet ferait l'objet d'une enquête préliminaire depuis le mois de février.

Deux jeunes femmes ont raconté au journal la facilité avec laquelle elles ont pu se prostituer en ligne.

Les services sexuels n'étaient jamais clairement proposés, seulement suggérés. Mais par téléphone, les choses sont dites avec plus de franchise. "C'est 120 euros la demi-heure, 180 l'heure", déclare une jeune fille au français hésitant. Elle détaille ensuite les pratiques sexuelles qu'elle propose. "Il m'a suffi de 15 minutes pour me prostituer sur Vivastreet", explique une autre femme, elle aussi contactée par 20 Minutes. Le site d'informations révèle qu'une enquête préliminaire a été confiée en février à l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains. L'alerte avait été donnée en décembre dernier par l'association Le Nid, qui milite pour l'abolition de la prostitution. Ces dernières années, l'association assiste à une explosion de la prostitution sur Internet, qui représente désormais 62%, selon les données du Nid fournies à France 3.



- UNE "ZONE ADULTES" PAYANTE -

Officiellement, Vivastreet interdit, dans ses conditions générales, "les annonces illégales, dangereuses ou abusives tels que proposer d'échanger des relations sexuelles contre une rémunération". Revendiquant 32 millions de visiteurs par mois, dont 10 millions en France, le site qui se targue d'être gratuit propose pourtant une zone de "services adultes", la seule pour laquelle il faille sortir le porte-monnaie. L'accès est facturé 80 euros par mois et par publication, indique France Info. En moyenne, les escortes qui publient des annonces déboursent 220 euros par mois, selon le Monde.

"Vivastreet s'engraisse sur mon activité", dénonce une escorte. "Mais sans ça, je serais dans la merde...", poursuit-elle. "Il y a tellement de concurrence entre les filles et donc d'annonces qu'il faut payer des options sinon la photo n'est pas mise en avant sur le site. Au total, cela me coûte 239 euros par semaine." Durant le seul mois d'avril, 20 Minutes a recensé pas moins de 8.000 annonces publiées dans la rubrique "services adultes".

 
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