Présidentielle: abstention et indécis peuvent faire pencher la balance

Présidentielle: abstention et indécis peuvent faire pencher la balance

Cette année, les électeurs devraient être moins nombreux qu'il y a cinq ans et beaucoup hésitent encore sur le choix d'un candidat

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AFP, publié le vendredi 14 avril 2017 à 10h20

Présidentielle: une abstention élevée et un niveau inédit de ceux qui ne savent pas pour qui ils vont voter sont l'une des clés du premier tour

Une abstention qui s'annonce élevée et le niveau inédit de ceux qui ne savent toujours pas pour qui ils vont voter sont l'une des clés du premier tour de la présidentielle, au terme d'une campagne décevante qui alimente l'incertitude sur l'issue du scrutin.

Le 23 avril, les Français se presseront dans les bureaux de vote
pour élire leur nouveau président comme ils l'ont toujours fait sous la Ve République. Cette année pourtant, ils devraient être moins nombreux qu'il y a cinq ans et beaucoup hésitent encore sur le choix d'un candidat. 

Une indécision logique tant le cru 2017 a été riche en bouleversements. A une semaine du vote, seuls 68% (Ifop) des inscrits sur les listes électorales se disent certains d'aller voter, un pourcentage en légère augmentation ces dernières semaines mais qui laisse entrevoir une forte abstention.

La présidentielle reste l'élection phare de la vie politique française avec habituellement autour de 80% de participation. En 2012, 79,5% des électeurs se sont déplacés au 1er tour. Seule exception, en 2002, l'abstention record (28,4%) avait favorisé l'accession de Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, au second tour. Une performance que Marine Le Pen compte rééditer cette année dans des circonstances semblables.

"Aucune enquête n'a jamais su mesurer le niveau de l'abstention. Par contre, elles en mesurent bien les ressorts et les raisons", tempère Jean Chiche, chercheur au CNRS rattaché au Cevipof (Sciences Po), qui s'attend "à ce qu'on soit dans les eaux de 2002".

La campagne marquée par les affaires judiciaires a attisé le rejet des politiques d'une partie de l'électorat. Des candidatures nouvelles, comme celle d'Emmanuel Macron, et un contexte politique inédit où, pour la première fois sous la Ve, la droite et la gauche proprement dite pourraient être absentes du second tour, ont également bousculé les repères traditionnels et laissé des électeurs dans le flou.

- Problème de visibilité -

"Il y a un problème de visibilité avec une campagne de transition entre une organisation ancienne de l'espace politique bipolaire (droite-gauche) et une nouvelle organisation, avec un pôle FN, un pôle centriste, qui fait que des gens sont un peu dissuadés d'aller voter", souligne Emmanuel Rivière (Kantar Sofres).

Aux abstentionnistes traditionnels, aux déçus des derniers quinquennats, s'ajoute une proportion jamais vue d'indécis qui ne se reconnaissent plus dans le clivage droite-gauche et peuvent passer d'un candidat à l'autre. "Cette volatilité, le fait que les gens soient de plus en plus défiants, perdus dans leurs repères politiques, font que les niveaux de participation resteront imprévisibles jusqu'au jour du vote", avance Jean Chiche.

Selon les dernières enquêtes, entre un tiers et 40% des électeurs d'Emmanuel Macron ou de Jean-Luc Mélenchon peuvent encore changer d'avis.

Dès lors, un faible taux de participation peut favoriser les candidats dont le socle électoral est le plus solide. En premier lieu Marine Le Pen, mais aussi François Fillon, dont autour de 80% des électeurs se disent "sûrs de leur choix".

Interrogés par BVA sur les raisons de leur hésitation, les indécis disent attendre d'"être pleinement convaincus" (37%) ou ne pas trouver de candidat qui corresponde à leurs attentes (36%). 24% hésitent simplement "entre deux candidats".

L'hésitation des électeurs tranche avec l'intérêt qu'ils portent à la campagne. Jusqu'à 80% d'entre eux (Kantar Sofres) se disent en effet intéressés. L'indécision n'est pas l'abstention et les hésitants constituent un vivier de plusieurs millions d'électeurs qu'il s'agit de convaincre.

Les derniers jours de campagne peuvent-ils mobiliser les électeurs ? "Les gens sont très intéressés par la campagne, mais ils la jugent d'une qualité déplorable", résume Chloé Morin (Fondation Jean-Jaurès): "Est-ce qu'ils se diront finalement que les enjeux sont tellement importants qu'il faut aller voter ?"

 
42 commentaires - Présidentielle: abstention et indécis peuvent faire pencher la balance
  • La il doit y avoir maldonne. Je parlais des indécis et c'était l'article correspondant. Alors j'en ai parlé.
    Vous êtes indécis ? Pas de problème n'ayez pas peur de faire pencher la balance. Evitez les aventuriers.
    Choisissez le programme le plus élaboré. Le mieux construit autour de l'humain. Contre les profiteurs.
    N'hésitez pas pour juger a cette occasion ceux qui, vous ont déçu en vous trompant. Ne manquez pas,
    L'occasion de leur dire que, le mal fait ne s'oublie pas. Nous avons vu les débats et les meetings alors,
    L'idée doit être faite. Le 23 avril le choix doit se faire clairement pour préparer le 8 Mai "notre" élection.
    Voila c'est juste ma façon de voir. Réagissez simplement comme moi ça ira très bien.

    C'est fait , j'ai choisi la droite de la droite !

    A la droite quel beau métier ?

    Marin ! C'est mon métier , c'est nous les gars de la marine , c'est ma chanson !

    Chichon n'a sans doute pas lu le programme de la droite, ou il ne l'a pas bien compris ?
    Faut être un peu fada pour se donner des coups de pieds au Q, non ?

    Et celui de la gauche tu l'as compris ? C'est la porte ouverte aux migrants , et le départ en masse de ceux qui ont de l'argent et qui font fonctionner l'économie ! Avec la gauche dans dix ans la France est un pays pauvre !

    Laurencedarabi  (privé) -

    Ceux qui ont de l'argent vont le placer dans les paradis fiscaux, alors, où est le problème ?

  • bituit  (privé) -

    Si abstentionnistes et indécis sont cohérents, ils n' auront pas empêché "La synthése" de se représenter pour adouber son ex-conseiller, son ex-ministre de l' économie, son "Ennemi la Finance" mais sa créature toutefois qu' il soutient comme la corde le pendu : Macron !
    Si beaucoup de français préfèrent s' abstenir ou encore réfléchir, c'est en pensant au proverbe " jamais 2 sans 3 ", qui leurs ferait regretter leur choix et se faire avoir pour la 3ème fois consécutive !

    Raisonnement sans bavure bravo. Heureusement que, nous avons 11 candidats.

  • Et j'espère bien que le résultat démentira tous les sondages dont on nous gonfle depuis des mois.

  • Et oui ... C'était le but recherché !!! Le mandat de Hollande étant catastrophique, la gauche a tout fait pour semer le trouble chez les électeurs. En faisant monter Mélenchon, Poutou, etc.. ce qui a tué la campagne de Hamon. Puis en salissant F. Fillon de façon à faire monter E. Macron et M. Le Pen. La seule option pour s'assurer une victoire au second tour.

    Alors pour les indécis, une seule chose à faire, se concentrer sur les programmes en évitant les mensonges.

  • Si nous avons une décision à prendre,elle doit être en rapport avec nos propres intérêts de salariées,de retraités,de gens qui triment et tous ceux qui souffrent de ces politiques d'austérité.....toujours plus de fric pour les exploiteurs et les spéculateurs...çà peut plus continuer comme cela longtemps,la révolution pacifique peut se faire avec l'engagement de tous les concernés...aucun éparpillement au 1er tour,la décision serait d'autant plus difficile après.
    La dynamique de la candidature de M. Melenchon va nous donner cette possibilité de gagner du temps et remettre de l'ordre dans les rapports de force face à ces souteneurs et tenants du capital volé

    Voila qui est clairement écrit. Que ce soit bien lu et compris ne fait pas de doute. On y va.
    Tous ensemble "bis"...--))

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