Près de 2.800 migrants évacués dans le nord de Paris

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Carte de localisation de l'évacuation de campements sauvages de plus de 2 milliers de migrants installés porte de La Chapelle, dans le nord de Paris

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© AFP
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AFP, publié le vendredi 07 juillet 2017 à 15h51

Près de 2.800 migrants ont été évacués vendredi matin des campements où ils s'étaient installés non loin du centre humanitaire de Paris, dans le nord de la capitale, lors de la plus importante opération de ce type depuis novembre.

Au total, "2.771 personnes, dont 161 vulnérables" (femmes et mineurs isolés notamment), ont été prises en charge porte de la Chapelle et orientées vers des structures d'hébergement, a-t-on appris auprès de la préfecture d'Ile-de-France.

L'opération, qui s'est déroulée dans le calme, avait débuté peu après 06H00. Mais dès 05H30 les hommes se pressaient déjà devant le centre, dans l'attente de cette évacuation qui a mobilisé 60 bus et 350 policiers.

"On n'a pas dormi la nuit dernière ! J'ai entendu parler de gymnases... C'est bien. Dès que j'ai une chambre, j'apprends le français", raconte Mirweiz, un Afghan, néanmoins convaincu qu'"un campement va se reconstituer".

De fait, cette évacuation, la 34e depuis juin 2015 à Paris, intervient deux mois après une opération du même type qui avait permis la mise à l'abri de 1.600 personnes. Mais les campements insalubres, disséminés sous l'autoroute ou le long des boulevards extérieurs, se sont vite reconstitués aux alentours du centre humanitaire.

Les migrants ont été orientés vers "une vingtaine de structures en Ile-de-France, essentiellement des gymnases", a indiqué sur place le secrétaire général de la préfecture de région, François Ravier, en précisant qu'il y avait "de la place pour tout le monde".

Sur ce total, la Ville de Paris a apporté 900 places dans 4 gymnases intra-muros et une ancienne maison de retraite lui appartenant à Sarcelles (Val-d'Oise).

"C'est la troisième fois en un an", a souligné sur BFM le maire de Sarcelles, François Pupponi, en déplorant : "On ne m'a rien demandé, c'est pas comme ça que ça se passe."

- "Je suis fatigué" -

Tenant à la main un papier précisant son âge, Ori, un Guinéen de 16 ans, cherche le point de ralliement pour les personnes vulnérables. "Je suis fatigué, fatigué", répète-t-il. 

La mécanique de l'opération est bien rodée : les migrants entrent par petits groupes sur un terrain vague où des petits-déjeuners leur sont distribués par les organisateurs, préfecture de police, préfecture de région, Office français d'immigration et d'intégration (Ofii), Ville de Paris et associations France terre d'asile et Emmaüs.

Ils montent ensuite dans des bus qui les emmènent vers les centres d'hébergement. "Des agents de l'Ofii vont passer au cours du mois et une information leur sera donnée sur la demande d'asile et l'aide au retour volontaire", a indiqué à l'AFP Didier Leschi, directeur général de l'Ofii.

Mais "la difficulté aujourd'hui est que, dans ces campements, on retrouve des réfugiés qui n'ont pas réussi à trouver des logements pérennes, c'est le paradoxe parce qu'on obtient le statut plus vite qu'avant", a-t-il ajouté.

Il y a aussi un certain nombre de migrants ayant laissé leurs empreintes dans un autre pays européen censément compétent pour leur demande d'asile, a rappelé le préfet.

"Moi, je parle grec", explique ainsi Mahmoud, un Afghan qui a déjà été évacué le 9 mai, est parti à Figeac (Lot), mais en est revenu. "Les gens que je connaissais étaient à Paris", dit-il.

Cette opération était la plus grosse organisée depuis l'évacuation, le 4 novembre, du gigantesque bidonville de la place Stalingrad à Paris (4.000 personnes prises en charge).

L'ouverture, dans la foulée, du centre humanitaire porte de La Chapelle devait empêcher la reconstitution de ce genre de campement en offrant une alternative à la rue.

Mais le dispositif, unique en France, peine à absorber les nouveaux arrivants au rythme actuel. Aussi l'adjointe à la maire de Paris, Dominique Versini, a-t-elle demandé vendredi au gouvernement "une répartition sur tout le parcours migratoire" et "sur l'ensemble du territoire".


"Le gouvernement est déterminé à éviter la reconstitution de campements" et à avoir "une réponse globale face au défi migratoire", ont souligné les ministres de l'Intérieur, Gérard Collomb, et de la Cohésion des Territoires, Jacques Mezard, en rappelant la présentation "au conseil des ministres du 12 juillet" d'un "plan d'action sur l'immigration et l'asile".

cg/sva/phc

 
479 commentaires - Près de 2.800 migrants évacués dans le nord de Paris
  • Saint- Ouen l'Aumône ouverture d'un centre d'accueil d'urgence pour les migrants.... Que fait 'on pour les SDF qui meurent dans nos rues.....

  • Sur la photo comme d'habitude :
    90 % d'hommes entre 18 et 25 ans noirs !
    Quels pays sont en guerre en Afrique ?

  • zincorrect  (privé) -

    Avec l'état d'urgence et le contrôle aux frontières depuis novembre 2015 comment peut-on arriver à Paris, à Calais sans être intercepté? Qu’on nous explique comment ces clandestins, car ces «migrants» sont avant tout des clandestins, s’installent sans être inquiétés!

  • On recommence et on évacue et après demain on retourne à la case départ. Ce sont des colons économiques qui arrivent ici dans leur immense majorité, pas des réfugiés en danger de mort. Si on ne les arrête pas aux frontières pour les renvoyer il en arrivera un flot ininterrompu et permanent. Non seulement nous mettons en danger la vie de nos générations futures car nous n'avons pas les moyens d'accueillir tous ces gens et de les intégrer mais c'est la civilisation elle meme qui est en danger de dilution puis de disparition avec pour conséquence la prolifération de la misère actuelle du tiers monde vers toute la planète. C'est l'inverse qui doit être fait, faire en sorte que le tiers monde progresse et prospère chez lui ce qui se fera en plusieurs géneration. Si les forces vives de ces pays les quittent maintenant, par facilité et par impatience, pour tout avoir tout de suite on va au chaos. Il faut savoir être ferme et les renvoyer chez eux ou ils doivent faire leur travail et ne pas céder aux discours angéliques de nos pseudos charitables inconscients et dangereux idéologues.

  • les mettent dans un bateau et retour chez eux en plus ils auront le voyage gratuit et la France fera des grosses économies mais c est pas les gens qui nous gouvernent qui payent c est les français

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