Port d'arme et fichés S : "une centaine" de cas recensés selon Gérard Collomb

Port d'arme et fichés S :

Gérard Collomb le 5 juillet 2017 à l'Assemblée nationale.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 06 juillet 2017 à 15h34

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé au Sénat que près d'une centaine d'individus fichés S détenaient légalement une arme à feu en France.

Ils sont environ "une centaine" a affirmé Gérard Collomb.  Ces personnes susceptibles de détenir légalement une arme tout en étant inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) ont été recensées par les services de l'Etat, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, mercredi 05 juillet.

"Nous en avons repéré une centaine", a déclaré Gérard Collomb lors de son audition devant la commission des lois du Sénat dans le cadre de l'examen du nouveau projet de loi antiterroriste.

Mettre fin aux "dysfonctionnements"

Dans un entretien paru le 21 juin dans le Figaro, le ministre avait affirmé avoir demandé une "nouvelle évaluation" des personnes fichées pour radicalisation susceptibles de détenir légalement une arme, alors qu'Adam Djaziri, mort dans la tentative d'attentat sur les Champs-Élysées, en possédait légalement plusieurs.

"La personne qui voulait commettre cet attentat était inscrite au fichier S et était, en même temps, détentrice d'armes de manière tout à fait légale. C'est un signe de dysfonctionnement", a souligné Gérard Collomb devant les sénateurs.  "J'ai écrit à l'ensemble des préfets pour regarder ces situations-là et j'ai demandé (...) d'identifier l'ensemble des individus inscrits au FSPRT (...) de manière à pouvoir agir et à traiter les problèmes", a ajouté le ministre. 

"Les préfets sont priés d'agir pour faire en sorte que l'on revienne à un état normal par rapport à ce qui est apparu à tous nos concitoyens comme un dysfonctionnement important", a-t-il complété.

Le cas Adam Djaziri

Fiché S (pour Sûreté de l'Etat) depuis 2015, Adam Djaziri a bénéficié en 2012 de l'autorisation de détention et de transport d'armes pour sa pratique de tir sportif, selon des sources proches du dossier. Gérard Collomb fait, lui, état d'autorisations de port d'arme délivrées "quelques mois avant d'être repéré par les services de renseignement".

Sans antécédents psychiatriques et inconnu au fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ), il a reçu un feu vert de l'administration. 

Il avait fait une demande de renouvellement de son autorisation en février dernier.

 
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