Pilule du lendemain : l'accès facilité dans les collèges et lycées

Pilule du lendemain : l'accès facilité dans les collèges et lycées

Les modalités de délivrance de la pilule du lendemain dans les collèges et lycées ont été simplifiées.

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Orange avec AFP, publié le lundi 30 mai 2016 à 17h10

Les modalités de délivrance de la pilule du lendemain dans les collèges et lycées ont été simplifiées par un décret publié samedi au Journal officiel. La condition de "détresse", jusqu'ici exigée par la loi pour obtenir une contraception d'urgence, est supprimée.

Cette évolution doit également permettre de "réduire les délais d'accès".

Le décret précise les modalités de délivrance de la contraception d'urgence par les infirmiers scolaires aux élèves, mineures ou majeures, dans les établissements de second degré. Les termes de "critères d'urgence et de détresse caractérisés" sont supprimés, ce qui permettra de "réduire les délais d'accès" et de "faciliter le recours" à la pilule du lendemain, a souligné ce lundi la ministre de la Santé, Marisol Touraine. L'objectif est d'éviter des formes plus lourdes d'interruption de grossesse ou de se trouver hors délai. Cet acte est gratuit et anonyme. Le décret précise également que l'infirmier ou l'infirmière doit "proposer à l'élève mineure - qui peut le refuser - de s'entretenir avec le titulaire de l'autorité parentale ou avec son représentant légal de la démarche d'aide et de conseil mise en œuvre".

"Protéger notre jeunesse, c'est aussi, en matière de sexualité, faciliter l'accès à la contraception d'urgence, a ajouté Marisol Touraine. "Chaque jeune doit savoir que la porte de l'infirmerie scolaire lui est ouverte sans avoir à se justifier". Le ministère rappelle qu'"avant l'été, le prix des actes liés à la contraception des mineures de plus de 15 ans sera pris en charge à 100% par l'Assurance maladie. Ainsi, en plus des contraceptifs proprement dits (pilule, implant, stérilet), les consultations médicales de prescription et les examens biologiques bénéficieront de la gratuité. Leur confidentialité sera assurée".

LES FRANÇAISES MAL INFORMÉES

Depuis une loi de 2000, les mineures peuvent se faire délivrer gratuitement une contraception d'urgence dans une pharmacie sans le consentement des parents. Cette contraception peut également être délivrée par les infirmières scolaires. Deux contraceptifs d'urgence existent à l'heure actuelle en France : le levonorgestrel (Norlevo du laboratoire HRA Pharma et génériques) qui doit être utilisé dans les 3 jours et l'acétate d'ulipristal (EllaOne, également produit par le laboratoire HRA pharma) qui affiche une efficacité jusqu'à 5 jours. En 2009, l'âge moyen auquel une femme avorte était de 27 ans et demi en France.

Bien que la contraception d'urgence existe depuis de longues années, une majorité de Françaises âgées de 15 à 50 ans la connaissent mal. Selon un sondage Harris Interactive réalisé en mars, la très grande majorité des Françaises (94%) avaient entendu parler de la contraception d'urgence mais 65% estimaient être globalement mal informées. Parmi les zones d'ombre, son mode d'action (ignoré par 78% des personnes interrogées), son efficacité (74%) et les délais dans lesquels le contraceptif doit être pris (73)%. 21% pensent à tort qu'il faut obligatoirement la prendre le lendemain du rapport sexuel alors qu'il convient de la prendre le plus rapidement possible après le rapport à risque et de préférence dans les 24 heures.
 
7 commentaires - Pilule du lendemain : l'accès facilité dans les collèges et lycées
  • "Rétines et pupilles, les garçons ont les yeux qui brillent pour un jeu de dupes, voir sous les jupes des filles....." Chantait Alain Souchon....voilà la limite que nous nous imposions...Il y a déjà si longtemps..? Que de chemin parcouru depuis......

  • le plus important n'est pas le savoir pour occuper une place pour vivre dans la société humaine d'aujourd'hui mais de savoir faire l'amour avec qui on veut sans contrainte la promotion dans le futur travail se fera sur un canapé nous avons compris "l'éruction "nationale"!!!!

  • les infirmieres scolaires quand tu fais de l'asthme,te pique ta ventoline pour la mettre dans son infirmerie et n'est pas capable de la restituer comme a "jean monnet" en fin de parcours scolaire,qu'elle aille données des capotes trouées ont en connaît le resultat a ses grosses insignifiantes

  • et pendant ce temps là les retraités paient les médicaments...Bientôt la drogue gratuite pourquoi pas.
    PAUVRE FRANCE c'est la déchéance!!!!

  • les jeunes feraient mieux de se concentrer sur leurs études. l'assistanat en tout ne les mènera nulle part !!

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