Pilule du lendemain: ces pharmaciens qui refusent de la délivrer

Pilule du lendemain: ces pharmaciens qui refusent de la délivrer

Alors que la pratique est illégale, certains pharmaciens refusent de délivrer la pilule du lendemain.

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Orange avec AFP, publié le samedi 30 juillet 2016 à 11h26

-Dans certaines pharmacies, les femmes se voient refuser la pilule du lendemain. Et ce, même si la pratique est illégale.

Exemple édifiant avec cette vidéo publiée sur le site de L'Express.-

Alors que l'incendie autour d'une clause de conscience pour les pharmaciens est à peine éteint, une cliente a filmé pour L'Express ses échanges avec l'employée d'une pharmacie. Elle demande à la professionnelle "un contraceptif d'urgence", l'employée lui répond : "on n'en a pas".

"Ce n'est pas obligatoire ?", rétorque alors la jeune femme. "Si, mais le pharmacien est un peu contre, du coup, on n'en a pas".
-"Mais ce n'est pas obligatoire légalement ? "Gêne de la pharmacienne, elle ne répond pas avant de lui conseiller une autre pharmacie qui, elle, accepte de délivrer la pilule du lendemain.



Cette vidéo survient alors que certains pharmaciens ont dénoncé voilà quelques jours, via une pétition, un projet de refonte du Code de déontologie.



Dans cette nouvelle mouture, un article posait problème:

"Sans préjudice du droit des patients à l'accès ou à la continuité des soins, le pharmacien peut refuser d'effectuer un acte pharmaceutique susceptible d'attenter à la vie humaine. Il doit alors informer le patient et tout mettre en œuvre pour s'assurer que celui-ci sera pris en charge sans délai par un autre pharmacien. Si tel n'est pas le cas, le pharmacien est tenu d'accomplir l'acte pharmaceutique".

Les signataires de la pétition ont vu dans cette clause la possibilité pour les opposants à l'IVG ou à la contraception de refuser de délivrer la pilule ou la pilule du lendemain.

Interrogée par le site féministe Les Nouvelles News, la présidente de l'Ordre des pharmaciens a dénoncé une "désinformation totale": "La problématique de la clause de conscience n'était pas du tout située autour de la contraception mais bien de la fin de vie! C'est une question que les pharmaciens du monde entier se posent. Cet emballement est un comble".



Mais pour les opposants à la clause, celle-ci était inutile puisque les pharmaciens ont déjà la possibilité de refuser de donner un traitement qui mettrait la vie du patient en danger. Face à la levée de bouclier, l'article a fini par être retiré du texte, a-t-on appris dans un communiqué du conseil des pharmaciens diffusé le 21 juillet. Toutefois, la vidéo de L'Express met le doigt sur un autre problème, celui de ses pharmaciens, qui, malgré la loi, refusent de délivrer la pilule.

 
26 commentaires - Pilule du lendemain: ces pharmaciens qui refusent de la délivrer
  • ces pharmaciens pensent peut être que les spermatozoides fécondent immédiatement..............pas certains que certains pharmaciens aient vraiment suivis leurs cours............et que leurs diplômes soient réels

  • Pas étonnant vu les enseignes !

  • Les pharmacies ne garantissent pas la confidentialité aux patients, toutes les pharmacies sont aménagées de la même manière, très souvent pupitre avec batteries de 2 ordinateurs côte à côte, si bien qu'il est possible de découvrir la maladie de telle ou telle personne qui se trouve à côté de vous.
    Beaucoup de personnes sont gênées du manque de confidentialité dans ces lieux, où compte tenu de l'aménagement, le secret médical n'est absolument pas garanti, surtout dans les petites villes où les gens se connaissent directement ou indirectement.
    Récemment, j'ai fait la réflexion à une employée de pharmacie en lui disant qu'il y avait peu de temps, au même endroit où je me trouvais, j'avais compris que quelqu'un que je connaissais de vue avait un problème cardiaque et que c’était absolument pas normal, je lui ai dit que même dans les aéroports lors d'enregistrements, il y avait une distance et une zone d'espace de confidentialité / sécurité à respecter entre les individus et que c'était honteux que l'ordre des pharmaciens n'impose pas de consignes strictes là -dessus... elle m’a répondu je n’ai jamais pris l’avion mais je transmets.
    En France, la pharmacie ‘caisse à fric’ doit aller en grande surface, comme dans beaucoup de pays, plus rien ne justifie le système actuel, la sécurité sociale fera des économies.

    il existe des "limites de confidentialité " dans les pharmacies mais c'est vrai cela ne suffit pas toujours car certaines personnes parlent fort, d'autres se moquent bien de ce que pensent les autres consommateurs.

  • Religion(s) ou santé des mineurs qui en abusent ?
    Nous sommes dans un pays laïque il faut réglementer et contrôler cette mise à disposition. Mais aussi fortement réprimander les refus non justifiés médicalement. Pas de pharmacies religieuses. Ca commence comme ça et ensuite nous avons les dérives que l'on connait.

    Ce pharmacien était non croyant . et il ne pensait pas comme tous les athées .
    Évitez les raccourcis anti religieux ..

    même si l'on est athée, on peut très bien s'opposer à l'avortement et -ou- à la pilule !

  • On comprend mal les scrupules de ces pharmaciens : la pilule du lendemain n'agit que lorsque l'ovule n'a pas encore été fécondé par le spermatozoïde,ce qui intervient en général entre trois et cinq jours après le rapport...A aucun moment par conséquent on ne peut parler de crime ! ! ! (J'ajoute que personnellement je ne considère pas l'avortement comme un crime contre la Personne Humaine,s'il est réalisé dans les conditions fixées par la loi.)

    Refuser de délivrer la pilule dite du lendemain c'est comme refuser de vendre des préservatifs.

    L'avortement s'il n'est pas un crime ,c'est quand méme la destruction d'un étre vivant sans défense ,
    La pilule du lendemain n'a jamais fait diminuer le nombre d'avortements sauf dans l'imaginaire de ceux que le vendent ..

    Si la pilule du lendemain remplit son office,elle diminue nécessairement le nombre des avortements et cela sans qu'il soit besoin d'attenter à la vie d'un être sans défense.

    à Ninas : non, ce n'est pas comme refuser de vendre des préservatifs. Là ce sont les jeunes filles et femmes qui sont concernées et leur santé en jeu !

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