Paris: quelques milliers de manifestants et des échauffourées contre les "violences policières"

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 Quelques milliers de personnes manifestent à Paris contre les violences policières le 19 mars 2017

Quelques milliers de personnes manifestent à Paris contre les violences policières le 19 mars 2017

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© AFP, CHRISTOPHE SIMON
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AFP, publié le dimanche 19 mars 2017 à 21h18

Racisme: des milliers de personnes manifestent à Paris contre les "violences policières", quelques échauffourées

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Paris contre les "violences policières" à l'appel de plusieurs organisations, quelques semaines après l'"affaire Théo" qui avait entraîné des violences urbaines en banlieue parisienne.

La manifestation, qui a réuni 7.000 à 7.500 personnes selon la préfecture de police, a été émaillée de quelques échauffourées entre certains participants cagoulés et forces de l'ordre, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Partis de la place de la Nation vers 14H30 derrière une banderole "Justice et dignité, stop à l'impunité policière", flanquée des portraits dessinés de 13 personnes présentées comme victimes de la violence policière, les manifestants sont arrivés place de la République vers 17H00.

Ils répondaient à l'appel notamment d'organisations antiracistes aux horizons hétéroclites, de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) aux Indigènes de la République, auxquelles se sont joints la LDH (Ligue des droits de l'homme), CGT, FSU et Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), mais pas SOS Racisme, qui a dénoncé une "logique de confrontation".

Tout au long de la marche, la foule a scandé des slogans tels que: "Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n'oublie pas, on ne pardonne pas", "Police partout, justice nulle part" ou "urgence, urgence, la police assassine en toute impunité".

Dans le cortège flottaient des drapeaux du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), du DAL (Droit au logement), d'Attac, CGT, CNT, et un ballon Solidaires, et on pouvait lire sur les pancartes : "Les bamboulas, les bougnouls, les niakoués (...) vous emmerdent".

Cette manifestation survient après le viol présumé du jeune Théo, 22 ans, début février, par un policier lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui avait entraîné plusieurs nuits de violences urbaines dans des villes de la banlieue parisienne.

"Théo n'est pas juste une exception. On est là pour rappeler qu'il ne s'agit pas de faits divers isolés, c'est pas des bavures, ça fait partie d'un système", ont déclaré à l'AFP Lucile Moigno-Flaux, 25 ans, et Jasmine Morice, 21 ans.

- 'Un monde meilleur' -

Venue avec sa fille de 16 mois, Béatrice, productrice vidéo, est là parce que "c'est important pour l'avenir" de sa fille, "pour qu'elle vive dans un monde meilleur, plus juste".

"Le meurtrier de mon frère a été condamné mais il reste encore d'autres familles pour qui ce n'est pas le cas", a expliqué au micro une des organisatrices Amal Bentounsi, sœur d'Amine, tué d'une balle dans le dos par un policier condamné en appel à 5 ans de prison avec sursis.

Des manifestations ont également eu lieu dans quelques villes de province comme à Montpellier (près de 200 participants), Toulouse (environ 200), Nantes (quelques dizaines), selon des sources policières.

La première grande manifestation contre les violences policières avait rassemblé en octobre 2015, dix ans après les émeutes de banlieue parisienne consécutives aux décès de deux adolescents dans un transformateur, entre 3.500 et 10.000 personnes selon les sources.

Dimanche, alors que la manifestation se tenait dans le calme, un millier de personnes cagoulées, en fin de cortège, ont perturbé son déroulement, selon un communiqué de la préfecture de police.

Des projectiles et des cocktails Molotov ont été lancés sur les forces de l'ordre, qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes, a constaté l'AFP.

Au cours de ces échauffourées, deux gendarmes ont été légèrement blessés et transportés à l'hôpital, a indiqué la préfecture. Trois personnes ont été interpellées pour port d'arme et dégradations, a-t-elle précisé.


De l'immobilier urbain et les vitrines de cinq établissements bancaires ont été dégradés, selon la même source.

Des filtrages en amont de la manifestation avaient permis de récupérer plusieurs projectiles et un sac de pavés cachés dans un bac à fleurs sur le parcours de la manifestation, ajoute le communiqué.

 
507 commentaires - Paris: quelques milliers de manifestants et des échauffourées contre les "violences policières"
  • Où allons nous ! la révolution ! pour quoi ? pour théo car c'est bien de cela dont il s'agit !
    Dixit "votre" article pas le mien : Votre phrase assassine que vous censurez lorsque ce n'est pas vous qui l’écrivez !
    Ben oui , on peut comprendre statistiquement qu'il y ait des problèmes , mais c'est pour toute la population !
    Ils sont de plus , anticapitalistes ! ils ont raison ! mais où vont ils aller les chercher leurs allocations , leurs indemnités chômage ?
    si j'ai bonne mémoire , pas chez theo ! parce que theo lui , il s'est gardé 170.000 euros sur le dos des super privilégiés de travailleurs Français qui lui ont subventionné 780.000 euros pour une associations fantôme destinées parait il aux gens en recherche d'aide sociale !

  • avez vous remarqué le courage de ces " gentils casseurs " ils défilent tous cagoulés à quelques exceptions près

  • et que fait le gouvernement ? Hollande Caseneuve Le Roux, RIEN comme d'habitude !

  • les policiers sont des gens comme tout le monde,je sais pour avoir eu à faire à eux récemment que ils sont humains et respectueux des autres,ils font un métier difficile au service de la collectivité.j'admire leur courage et leur dévouement et ne comprends pas ces manifestations.Les faits reprochés sont soit des accidents soit des actes irréfléchis de quelques personnes,mais il ne faut pas généraliser.

  • Quand va-t-on faire stopper ces manifestations ? Il n'y aurait pas de violences policières si certains (et ce sont souvent les mêmes) si, comme la majorité des Français acceptaient les contrôles sans insulter et taper sur les forces de l'ordre.

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