Paris : les riverains de la salle de shoot exigent son déménagement

Paris : les riverains de la salle de shoot exigent son déménagement

Dans la salle de shoot de Paris, le 11 octobre 2016.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 06 avril 2017 à 12h14

Habitants et commerçants dénoncent "un enfer". Bagarres, deal, insécurité, consommation de drogues sous les yeux des passants, les riverains de la salle de shoot de Paris, dans le Xe arrondissement, sont à bout.

Organisés au sein du collectif "Stop salle de shoot", qui compte près de 800 membres, ils comptent engager une action en justice afin d'obtenir le déménagement de cette salle de consommation de drogue "dans une zone éloignée des habitations et commerces", rapporte Le Parisien jeudi 6 avril. Les détracteurs du dispositif, géré pour l'association Gaïa, envisagent également un sit-in devant la mairie de l'arrondissement, détaille le quotidien. Il ne s'agit pas là de leur première action contre la salle, ouverte voilà 6 mois dans l'enceinte de l'hôpital Lariboisière. Les riverains ont déjà fait parvenir à Anne Hidalgo, au maire d'arrondissement et au préfet de police de Paris "un cahier de doléances" qui liste l'ensemble des nuisance de cette salle de shoot.



Sur Twitter, le collectif des riverains en colère poste régulièrement des commentaires, photos et vidéos qui témoignent d'une situation difficile. Ces "preuves" seront versées au dossier en fin de semaine, toujours selon Le Parisien.




UN BILAN DÉFENDU PAR LA VILLE

Le collectif a également interpellé les candidats à l'élection présidentielle. "Cette salle qui a ouvert ses portes en octobre 2016 s'avère de jour en jour totalement incompatible avec la zone d'habitation et de commerces dans laquelle les pouvoirs publics ont décidé de l'implanter", lit-on en introduction.



Pourtant la ville dresse un bilan positif du dispositif après ces quelques mois d'ouverture. Outre les "60 % de seringues en moins sur l'espace public", l'association Gaïa évoque un "réduction des risques pour les usagers" : "depuis son ouverture, elle a enregistré 24 200 passages pour 550 consommateurs inscrits, avec une moyenne journalière de 180 passages. Le dispositif est complété par des tests de dépistage qui ont été réalisés sur une population fortement exposée au VIH ou à l'hépatite C. 89 usagers en grande précarité, enfin, ont fait l'objet d'un accompagnement social".

 
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