Ordonnances code du travail: la "première pierre" du projet de rénovation

Ordonnances code du travail: la

Muriel Pénicaud quitte Matignon à Paris, le 24 juillet 2017

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AFP, publié le lundi 24 juillet 2017 à 19h30

Le projet de loi autorisant l'exécutif à légiférer par ordonnances sur la réforme du droit du travail représente la "première pierre du vaste projet de rénovation de notre modèle social" annoncé pendant la campagne d'Emmanuel Macron, a déclaré lundi au Sénat la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

"Le projet de loi d'habilitation pour le renforcement du dialogue social, et les ordonnances qui en découleront, n'ont pas la prétention de résoudre à eux seuls l'ensemble des défis", a déclaré Mme Pénicaud à l'ouverture des débats sur le texte au Sénat.

"Ils s'intègrent et donneront toute leur puissance en résonance avec les prochains chantiers que le gouvernement engagera ces dix-huit prochains mois", a-t-elle poursuivi, en évoquant la réforme de l'assurance chômage et de la formation professionnelle, celle de l'apprentissage, et la réforme des retraites.

"Elles s'articulent aussi avec l'action du gouvernement en faveur de la diminution du coût du travail, de la baisse de la fiscalité, et du soutien au pouvoir d'achat", a-t-elle affirmé.

"Nous devons trouver ensemble les solutions pragmatiques pour tirer le meilleur parti des mutations que nous traversons, pour allier libération des énergies et justice sociale, en l'occurrence pour répondre aux besoins de liberté et de sécurité à la fois des entreprises et des salariés", a poursuivi la ministre.

Premier gros chantier du quinquennat, le texte qui est examiné jusqu'à jeudi au Sénat avait été approuvé en première lecture par les députés le 13 juillet. Il fera ensuite l'objet d'une commission mixte paritaire chargée de trouver un accord entre députés et sénateurs. Les conclusions de cette commission devraient être examinées à l'Assemblée le 1er août, et au Sénat le 3.

Ce texte définit les contours des futures ordonnances, à la rédaction desquelles le ministère du Travail doit désormais s'atteler après avoir bouclé vendredi une 48ème et dernière réunion de concertation avec les partenaires sociaux.

jlp/chr/mm

 
30 commentaires - Ordonnances code du travail: la "première pierre" du projet de rénovation
  • Pas de problème, quand le code du travail est passé, MACRON va la virer, si il veut rester au pouvoir !!!

  • Beau tour de force du Medef, de faire croire aux élus qu'en cassant le code du travail ils pourraient être compétitifs face aux roumains et chinois ..., mais en fait c'est plutôt une énorme régression qui va faire gagner de l'argent à tout le monde, sauf au salariés !

  • A ceux qui ne comprennent pas le fonctionnement de la fiscalité française telle qu'elle est appliquée

    Les heures supplémentaires pour les smicards ont été payées par ceux qui dont les heures" supplémentaires" effectuées ne sont pas rémunérées
    c'etait déjà une mauvaise idée il y a quelques années : les financer par l'augmentation des impôts sur le revenu
    en exonérant les chefs d'entreprise merci on a déjà donné ....

  • Ah bon on va casser le code du travail, favoriser le licenciement, moins indemniser les licenciement abusifs (donc les patrons voyous ) , mais pour le plaisir car on a pas la prétention de résoudre les problèmes du chômage d 'après ce qu'elle laisse sous entendre.
    Elle commence à prendre du recul car elle sait parfaitement que ces mesures augmenteront le nombre de chômeurs, mais elle compte sur la reprise pour masquer cela.

    Il fallait une ministre du Travail,
    on prit une DRH ,
    championne des licenciements abusifs
    et des millions faciles .

  • croire que marron va nous faire du bien est naif la casse du code de travail est un recul énorme sur les droits des salariés et leur condition de vie et de travail c'est le graal du patronat qui n'a plus aucun devoir envers les travailleurs qui l'enrichissent l'Europe de maastrich continue à se mettre en place et les manipulation mentale avec!
    macron est le pire choix qu'on put faire les français élu avec 20% des inscrits sur les listes électorales il n'a aucune légitimité
    ça rappelle une époque trouble passée

    "En marche arrière" !
    Nous voici au XIX ème siècle !

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