OCDE: le pic de la crise des réfugiés passé, priorité à l'intégration

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Entrées permanentes de migrants dans quelques pays de l'OCDE et demandeurs d'asile en 2016

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© AFP, Sophie RAMIS
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AFP, publié le jeudi 29 juin 2017 à 11h13

Le "pic" de la crise humanitaire des réfugiés "est derrière nous" et la priorité doit désormais aller à l'intégration, "défi" pour les politiques nationales et internationales, estime jeudi l'OCDE dans son rapport annuel sur les migrations.

Les flux "sans précédent" observés fin 2015-début 2016 "ont diminué" depuis un an : il y a eu 72.000 débarquements de migrants venus d'Afrique sur les côtes européennes depuis le début de l'année, soit "douze fois moins que dans la deuxième moité de 2015", souligne Stefano Scarpetta, directeur pour l'emploi, le travail et les affaires sociales à l'OCDE.

Mais "beaucoup de ceux arrivés en Europe pour fuir des pays en conflit resteront vraisemblablement un certain temps", et c'est pourquoi "il est désormais temps de se concentrer sur la manière d'aider ces gens à s'installer dans leurs nouveaux pays d'accueil" et à "s'intégrer sur le marché du travail", ajoute-t-il.

En 2016, les pays de l'OCDE ont enregistré plus de 1,6 million de demandes d'asile, comme en 2015, et sur ce total "environ 1,5 million" ont obtenu l'asile, souligne le rapport.

Pour la quatrième année consécutive, l'Allemagne a été le pays le plus sollicité (675.000 premières demandes d'asile) - même si, du fait des délais de traitement, "la majorité des demandeurs étaient déjà arrivés en 2015". Suivent les Etats-Unis (260.000), l'Italie (120.000), la France et la Turquie (un peu moins de 80.000). Hors Allemagne, le nombre de demandes "a en fait chuté de 25%" dans les pays de l'OCDE entre 2015 et 2016.

Près de la moitié des demandes provenaient de trois pays (Syrie, Afghanistan et Irak), avec de fortes spécificités nationales : Gambiens et Nigérians en Italie, Soudanais en France, Iraniens en Grande-Bretagne...

Dans le sillage de la crise économique, l"importance soudaine" de ces flux "a alimenté les inquiétudes des populations", souvent demandeuses de politiques "plus sélectives et restrictives", voire "d'une fermeture totale des frontières", note M. Scarpetta.

Ainsi, "la plupart des pays ont renforcé leurs programmes de réinstallation" (consistant à amener directement les réfugiés depuis leur pays ou un pays tiers) mais les conditions sont devenues "moins favorables dans de nombreux pays" pour les bénéficiaires d'une protection humanitaire, selon le rapport.

- "Prise de conscience" -

Cela s'est cependant accompagné d'une "prise de conscience accrue de la nécessité de faciliter l'installation des réfugiés" avec "une plus grande mobilisation de différents acteurs" en faveur de l'intégration - pouvoirs publics, ONG, employeurs et syndicats... mais aussi "la société civile au sens large".

De fait, "des changements importants sont en train d'être réalisés de façon à mieux intégrer les réfugiés", note le responsable, qui juge "emblématiques" le programme lancé en Suède et la loi sur l'intégration en Allemagne - même si dans certains pays, les politiques publiques "ont encore un certain retard".

Coût économique, impact sur les relations internationales... "il s'agit désormais de faire des politiques d'intégration une priorité non seulement au niveau national mais aussi international", ajoute-t-il.

C'est un "défi" car "par le passé, l'intégration a pu laisser souvent à désirer" : ainsi les immigrés connaissent un taux de chômage supérieur de près de 5 points à celui des personnes nées dans le pays.

"Nous sommes à la croisée des chemins", estime M Scarpetta, d'autant que les migrations ont atteint l'an dernier un plus haut depuis 2007, année d'avant la crise économique : près de 5 millions de personnes sont alors entrées de façon permanente dans les pays de l'OCDE.

Ces chiffres incluent les réfugiés, mais les migrations familiales et la libre circulation "restent prépondérantes" : 1,5 million de permis d'études et 1,6 million de titres familiaux ont été délivrés en 2015, dernière année pour laquelle l'OCDE a des chiffres définitifs.

"En général, les pays ont continué de faciliter l'admission des travailleurs qualifiés" (Italie, France, Estonie...), précise le rapport, qui fait état d'une hausse de "plus de 10%" des migrations intra-entreprises et "de 3%" du détachement de travailleurs à l'intérieur de l'UE.

 
14 commentaires - OCDE: le pic de la crise des réfugiés passé, priorité à l'intégration
  • Il y a 18 mois, on nous disait que la très grande majorité de ces migrants fuyant leurs pays en guerre n'avait pas vocation a rester en Europe et que dès que cela irait mieux ils rentreraient chez eux.
    On nous aurait menti?

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    nipatrienipatron  (privé) -

    Pourquoi l'intégration?? Ces gens chez qui la guerre fait rage, espèrent peut-être rentrer chez eux quand elle sera finie?? Il faut des bras pour reconstruire un pays en ruines! C'est vers cette solution qu'il faut fermement les orienter.

  • Donc l'appel à l'aide de l'Italie, qui menace de fermer ses ports, c'est pas grave ?

  • integration est un mot qui n'existe pas chez ceux qui viennent squatter la france
    ils viennent avec leurs us et coutumes et bientot ce sera aux francais de vivre comme eux ou de disparaitre
    ceux venus y a + de 30 ans ne sont pas intégrés et ne veulent pas l'etre
    hormis les polonais / italiens / espagnols/ portuguais
    les autres veulent nous imposer en plus leur religion

  • intégration ça fait plus de quarante ans qu'on ci emplois a coup de franc puis d'euro de rénovation de l'habitat etc.... pour quel résultat des attentats exécuter par des français mal intégrée dehors tous çà!!!!!!!

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