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NKM confrontée à son agresseur présumé, qui nie toute violence devant la police

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 Un passant arrache les tracts de la candidate Nathalie Kosciusko-Morizet le 15 juin 2017 à Paris

Un passant arrache les tracts de la candidate Nathalie Kosciusko-Morizet le 15 juin 2017 à Paris

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© AFP, GEOFFROY VAN DER HASSELT
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AFP, publié le samedi 17 juin 2017 à 21h19

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux législatives à Paris, a été confrontée samedi à l'homme soupçonné de l'avoir agressée sur un marché parisien mais l'intéressé, maire d'un village normand, a nié toute violence devant la police et sa garde a vue a été prolongée dans la soirée.

A la veille du second tour des législatives, Vincent Debraize, 55 ans, s'est rendu de lui-même samedi matin à la convocation des policiers chargés de l'enquête sur cette agression qui avait provoqué la chute et l'évanouissement de l'ancienne ministre, a-t-on appris de source proche du dossier.

Placé en garde en vue à 8H30 "pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public", ce maire (sans étiquette) de Champignolles, un petit village de l'Eure, a été confronté à l'ex-ministre dans l'après-midi "mais il nie les faits" de violences et les accusations d'agression verbales, a déclaré à l'AFP Xavier Autain, l'avocat de NKM.

"C'est une agression grave sur une élue de la République et j'espère une réponse de l'institution judiciaire à la hauteur", a-t-il ajouté.

Samedi soir, la garde à vue du maire a été prolongée "pour permettre la poursuite des investigations", a indiqué une source proche du dossier. Des auditions de témoins sont notamment prévues dimanche, a-t-on appris dans l'entourage de la candidate.

Nathalie Kosciusko-Morizet, 44 ans, en ballottage défavorable face au candidat de la République en marche Gilles Le Gendre, distribuait des tracts jeudi sur le marché de la place Maubert dans le Ve arrondissement lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant de "bobo de merde", selon une journaliste de l'AFP.

"A ce moment-là, elle se protège, elle met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure", a précisé Geoffroy Van der Hasselt, photographe qui couvrait la campagne pour l'AFP.

- Témoignages et vidéo-surveillance -

L'ancienne ministre de l'Ecologie de Nicolas Sarkozy a chuté et perdu connaissance plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Revenue à elle, elle avait été conduite, pour subir des examens, à l'hôpital Cochin où le Premier ministre Edouard Philippe lui avait rendu visite dans la journée.

Les réactions politiques avaient rapidement afflué, de tous bords.

"Je vais mieux. J'ai besoin encore de quelque temps pour récupérer", a déclaré NKM le lendemain en quittant l'hôpital. 

Après cette agression, l'élu avait pris la fuite et était parti vers la bouche de métro la plus proche. Photographié, son visage avait été diffusé dans les médias et le parquet de Paris avait ouvert une enquête immédiatement pour "violences volontaires".

"Il a été identifié après des témoignages et grâce à l'exploitation de la vidéo-surveillance", a expliqué une source policière.

Vincent Debraize fait partie des 33 maires à avoir parrainé la candidature à la présidentielle d'Henri Guaino, l'ex-"plume" de Nicolas Sarkozy qui se présentait aux législatives face à NKM dans cette 2e circonscription de la capitale. 

Eliminé au premier tour, M. Guaino faisait partie des deux dissidents LR à défier l'ancienne ministre, considérée comme "Macron-compatible" et qui espérait ne pas affronter un candidat REM.

 
426 commentaires - NKM confrontée à son agresseur présumé, qui nie toute violence devant la police
  • Un homme qui violente une femme est souvent un goujat!!

  • Désolé, mais l'auteur de cet acte de violence gratuite et inacceptable doit payer. On ne peut accepter cela, et peu importe les personnes impliquées.

  • Il est mignon ce monsieur, pas agresseur. Nous pouvons le croire. Mais pourquoi ne porte-t-il pas assistance à la personne à terre ? Pourquoi s'échappe-t-il dans la première bouche de métro ? Comme c'est un républicain, il serait venu de lui-même au commissariat. Un vieux réflexe républicain face aux photos de sa pomme qui circulait sur le net, un courageux, quoi !!!!!

  • Ce qui est curieux c'est que notre 1er ministre fan de boxe prenne fait et cause pour NKM le temps des protections a l'air de recommencer

  • Il a eu tort et il paiera ,c'est sur .
    Mais s'il tombe sur un nid de guépes fait de femmes policiers et d' une juge femme ,je le plains .
    Elles vont en rajouter des couches , surtout si NKM prend cette fois-ci une gamelle électorale .Il en sera tenu pour responsable ..

    il n'a rien fait sinon prendre les tracts et lui envoyer à la figure
    je ne pense pas que des tracts soient assez durs pour arriver à repousser sa main
    Elle est tombé toute seule et c'est en tombant qu'elle a heurté le sol
    Je ne vois pas d'agression et même pas de vol puisqu'il n'a pas gardé les tracts
    Et sur quel critère serait il condamné ???
    Autrement dans les bus et métros quant on se fait bousculer c'est aussi des agressions !!ni plus ni moins
    car on trouve physiquement la personne
    Là il ne la pas toucher , alors que vont faire la police et les juges

    grandecoco

    envers un ou une élu(e), une simple remarque un peu appuyée, un geste un peu brusque, peuvent être qualifiés comme une agression

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