Murielle Bolle est "innocente et victime d'une injustice", selon son logeur

Murielle Bolle est

Murielle Bolle dan sa maison de Granges-sur-Vologne (Vosges), le 21 juin 2017.

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Orange avec AFP, publié le dimanche 13 août 2017 à 13h34

VIDÉO - Dans deux interviews accordées à France 3 et BFM TV, le logeur de Murielle Bolle, Jean-Charles Boizot, explique le quotidien de la quadragénaire mis en examen pour "enlèvement suivi de mort" dans l'affaire du petit Grégory. Il l'assure : sa locatrice "est innocente et victime d'une injustice".

Depuis sa remise en liberté conditionnelle le 4 août, Murielle Bolle est logée dans un petit village de la Nièvre à l'abri des regards, loin des Vosges et des éventuelles pressions de sa famille.

"J'ai décidé d'accueillir Murielle Bolle parce que je pense qu'elle est victime d'une injustice", explique son bienfaiteur à France 3. "J'ai l'intime conviction qu'elle n'est responsable de rien et que ce n'est pas elle qui a aidé son cousin Bernard Laroche à récupérer le petit Grégory", poursuit-il.

"UNE FEMME BLESSÉE"

Aujourd'hui âgée de 48 ans, Murielle Bolle est un témoin clé de l'enquête sur la mort du petit Grégory Villemin, retrouvé mort dans la Vologne en octobre 1984. Elle se trouvait en détention provisoire depuis le 29 juin. Adolescente à l'époque, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche du rapt du garçon de 4 ans, avant de se rétracter. Pour le parquet général, qui avait requis le maintien en détention, le revirement de la jeune fille de 15 ans s'explique par des violences familiales subies à l'époque.



"Elle porte le poids (de ces accusations) sur son visage. De temps en temps elle sourit mais c'est très rare", explique Jean-Charles Boizot sur BFM TV. "C'est une femme blessée". "L'essentiel c'était qu'elle sorte. Aujourd'hui, elle est sortie et je pense qu'elle est bien. Elle va mieux et d'ailleurs je mets au défi quelqu'un de la reconnaître s'il la croise dans la rue", lance-t-il également au journaliste de France Télévisions. "Elle a fait des achats dans un magasin avec moi et personne ne s'est retourné, elle est méconnaissable".

La décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon est assortie d'un contrôle judiciaire très stricte : Murielle Bolle ne peut pas sortir du département et doit pointer deux fois par semaine auprès de la gendarmerie. Elle a également interdiction de tout contact avec la presse ainsi qu'avec les protagonistes du dossier, mais pourra voir son compagnon et ses enfants.

"Son quotidien, c'est de beaucoup téléphoner à sa famille", explique Jean-Charles Boizot à BFM TV. "C'est aussi de regarder la télévision et de lire des revues (...) C'est de s'occuper comme elle peut, parce que c'est un femme courageuse". Il assure que Murielle Bolle "n'est pas isolée" et qu'elle est entourée de voisins "au dessus et en dessous de chez elle". "Ce que je fais est humain et c'est tout", explique-t-il.

 
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