Ministère du travail: fin de l'occupation de la Direction régionale d'Ile-de-France

Ministère du travail: fin de l'occupation de la Direction régionale d'Ile-de-France

La nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, arrive à l'Elysée, le 18 mai 2017 à Paris

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AFP, publié le vendredi 19 mai 2017 à 08h23

Des agents du ministère du Travail qui occupaient depuis jeudi après-midi leur direction régionale en Ile-de-France dans le cadre d'une journée d'action nationale contre des suppressions de postes ont quitté les lieux dans la soirée, au lendemain de la prise de fonction de leur nouvelle ministre Muriel Pénicaud.

"Les agents du Ministère du travail, qui ont occupé les locaux de la Direccte d'Ile-de-France depuis 15 heures cet après-midi (jeudi, NDLR), avec le soutien de leurs syndicats, ont constaté que la ministre ne comptait pas répondre à leur invitation, ni leur accorder un rendez-vous ultérieur", explique la CGT dans un communiqué.

"Face à cette fin de non-recevoir", les agents ont décidé de lever leur occupation. Ils ont quitté les lieux peu avant 23H00.

Mais ils "sont déterminés à amplifier leur action, jusqu'à ce que les suppressions prévues soient abandonnées et les postes pourvus en nombre suffisant", ajoute le syndicat. Il dénonce une "conception du dialogue social qui en dit long sur les intentions du gouvernement".

Environ 150 agents, auxquels se sont joints quelques travailleurs sans-papiers, s'étaient rassemblés dans le calme en début d'après-midi à l'appel de l'intersyndicale du ministère du Travail (CGT-SUD-FO-FSU-CFDT-Unsa-CNT) devant le siège de la Direccte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) d'Ile-de-France à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon la CGT et SUD, plus nombreux encore (300), ils ont ensuite envahi les locaux et obligé la directrice régionale à venir s'expliquer devant leur assemblée générale mais "elle a opposé une fin de non-recevoir à toutes les revendications". Ils avaient menacé de rester sur place jusqu'à ce que la ministre du Travail nouvellement nommée, Muriel Pénicaud, "se déplace pour accéder à leurs revendications".

Des rassemblements et débrayages étaient organisés dans d'autres Direccte à travers la France.

Contacté par l'AFP, le ministère n'a pas donné suite.

Le mouvement vise à dénoncer une réorganisation des services du ministère annoncée début mai et qui prévoit "150 suppressions de postes d'ici à 2018", a expliqué Julien Boeldieu, représentant CGT.

"Cette annonce est survenue alors que depuis 2009, les effectifs ont déjà été réduits de près de 20%", pour atteindre environ "8.000 postes en équivalent temps plein" sur l'ensemble des services, a-t-il détaillé.

En Ile-de-France, 49 sections d'inspection du travail vont être supprimées sur un total de 468. Les syndicats redoutent une "augmentation de la charge de travail" des inspecteurs, et au final "une baisse des contrôles des entreprises", selon Julien Boeldieu, "pas rassuré" par l'arrivée de Muriel Pénicaud rue de Grenelle "car elle est issue des milieux patronaux".

Le nombre d'inspecteurs spécialisés dans la lutte contre la fraude au détachement a, lui, augmenté, mais via des "transferts d'effectifs", a ajouté Mornia Labssi, de la CGT.

Outre les suppressions d'effectifs, les syndicats s'inquiètent du fait que de nombreux postes restent vacants et ne font l'objet "d'aucun recrutement".

 
21 commentaires - Ministère du travail: fin de l'occupation de la Direction régionale d'Ile-de-France
  • une foi de plus les anti syndicalistes se lâchent, la drh du ministère donne le ton

  • La liberté ne passe pas par les syndicats, qui sont une poignée de femmes et d'hommes qui dirigent le pays. Leur principale rôle est: de tout bloquer et provoquer une grande partie du chômage.La politique vient après

  • CGT et SUD même combat pour conserver leurs prérogatives ... et ils ont même le culot d'inviter des travailleurs clandestins à venir manifester avec eux ... quelle honte ...S'ils faisaient correctement et complètement le boulot pour lequel ils sont payés, il n'y aurait pas de postes à pourvoir ... ces derniers étant rendus obligatoires pour "remplacer" les fainéants qui sont en RTT, ou en congé maladie de complaisance ... et qui comptent sur ceux qui bossent vraiment ...

  • Que représente les syndicats dans le monde du travail? Quasiment rien. Mais ils ne savent que bloquer, manifester et casser.
    Par exemple prenons GM&S de la Souterraine, je connais j'habite à 50 km, comment voulez vous trouver un repreneur en sachant qu'ils ( la cgt ) ont cassés des machines pour plus de 500 000€. Comment voulez vous qu'un repreneur vienne investir en sachant qu'il sera toujours emmerdé par ce syndicat .N'oubliez pas GM&S en est à son 6ème repreneur..............

    ouvretafenetre  (privé) -

    D'accord avec vous, reprendre une entreprise (si elle est viable) et conserver l’emploie oui, financer la survie du syndicalisme violent non. Peut-être comprendrons -ils un jour ??? j'en doute!!!!

  • PS-LR-UDI coiffer par MACRON, dans le même sac, même politique et les mêmes idées s'accommodant aux élections présidentielles et maintenant faire semblant qu'ils ne sont pas d'accord aux législatives pour accrocher le plus possible de postes comme cela ils pourront voter des lois et des ordonnances impopulaires ensembles !

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