Migrants: un collectif demande un "plan d'urgence" pour l'été

Migrants: un collectif demande un

Des migrants debout lors de l'évacuation d'un camp situé dans le quartier de La Chapelle, dans le nord de Paris, le 9 mai 2017

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AFP, publié le vendredi 02 juin 2017 à 18h53

Un collectif d'aide aux migrants, actif à Paris, a appelé vendredi à la mise en place d'un "plan d'urgence" pour cet été, au moment où plusieurs centaines de personnes errent à proximité du centre humanitaire ouvert dans le nord de la capitale.

"Dans les semaines à venir, avec l'été, les vacances et l'afflux prévisible de réfugié.e.s, les actions citoyennes n'y suffiront plus et les drames ne pourront être évités si les pouvoirs publics ne prennent pas de mesures conséquentes", avertit le collectif Solidarité migrants Wilson dans une "adresse" au Président de la République, aux pouvoirs publics et aux futurs députés.

"Nous savons que les réfugié.e.s ne partiront pas" et "c'est toute notre société qui a intérêt à regarder ce problème en face", dit-il.

Depuis plusieurs mois, ce collectif de riverains de Saint-Denis distribue des petits déjeuners aux migrants qui dorment aux alentours du centre humanitaire ouvert porte de la Chapelle, dans l'espoir de pouvoir accéder à cet abri de 400 lits.

"Cette attente dure parfois des semaines (...) sans que rien n'ait été prévu pour les abriter ou les nourrir", affirme le collectif, qui dénonce des "intimidations" de bénévoles lors des distributions de nourriture.

Cette semaine, 248 personnes ont pu accéder au centre, a-t-on appris auprès d'Emmaüs Solidarités qui gère le dispositif.

Selon une membre du collectif "au moins 400 personnes" sont installées dans cette zone du nord de la capitale. Un campement insalubre s'y était formé au printemps. Il avait été évacué le 9 mai. 1.600 personnes avaient été prises en charge.

Les migrants, Soudanais, Somaliens et Afghans notamment, dorment sur les terre-pleins ou sur les trottoirs de cette zone très passante, à la sortie de l'autoroute A1, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Le plus dur, c'est ne pas avoir d'endroit pour se laver", raconte Mohamad, jeune Somalien de 18 ans, désespéré de ne pouvoir acheter une carte de téléphone pour pouvoir joindre sa mère à Mogadiscio.

Le collectif Solidarité migrants Wilson appelle à la prise en charge des migrants "dans le respect de la dignité et des droits humains". Il demande l'"application réelle du droit d'asile" et "l'abrogation du délit de solidarité".

 
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