Migrants : le maire de Grande-Synthe interpelle Macron avec des photos choc

Migrants : le maire de Grande-Synthe interpelle Macron avec des photos choc

Des migrants font la queue pour recevoir de la nourriture de l'association Emmaüs, le 12 mai 2017, à Grande-Synthe (Nord).

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Orange avec AFP, publié le mercredi 12 juillet 2017 à 14h53

SOCIAL - À la veille de la présentation par le gouvernement d'un "plan migrants", Damien Carême, le maire EELV de Grande-Synthe a posté sur Twitter des photos d'enfants migrants réfugiés dans sa commune dans des conditions qu'il qualifie "d'inhumaines".

Depuis l'incendie du camp humanitaire de Grande-Synthe (Nord) et le démantèlement de la jungle de Calais, plus aucun point d'accueil n'existe pour les migrants dans le nord de la France. Ce qui n'arrête pas les réfugiés, toujours aussi nombreux à vouloir traverser la Manche pour se rendre au Royaume-Uni, qui se sont résolus à installer des campements de fortune comme celui qui s'est formé à lisière de la forêt de Grande-Synthe.



Une situation que ne supporte plus le maire de la commune. À la veille de la présentation par Édouard Philippe de son "plan migrants", Damien Carême a interpellé Emmanuel Macron sur Twitter en publiant des photos de jeunes enfants, âgés de 8 mois à 3 ans, livrés à eux-même dans ce camp. "C'est inhumain ! Je ne le supporte plus", s'insurge l'élu EELV, qui a posté ces photos pour faire "réagir" le président.







Ces clichés ont été transmis à une l'ONG britannique Help4Refugees par les parents des enfants, avant d'être repartagés par le maire de Grande-Synthe.

Ce n'est pas la première fois que Damien Carême s'adresse au chef de l'État. Le 20 juin dernier, à l'occasion de la journée mondiale des réfugiés, il avait publié une lettre ouverte dans laquelle il réclamait l'ouverture de centres d'hébergement dans le Nord.

12.500 PLACES D'HÉBERGEMENTS CRÉÉES

"Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que doit être la France" dans la façon "dont nous mettons en place des moyens pour accueillir les demandeurs d'asile et ceux qui ayant obtenu l'asile deviennent des réfugiés", a regretté mercredi 12 juillet Édouard Philippe en présentant le "plan migrants" du gouvernement.

Pour améliorer la situation, le Premier ministre a annoncé la création de 12.500 places d'hébergement : "4.000 places seront créées en 2018" pour les demandeurs d'asile "et 3.500 en 2019". Par ailleurs, "5.000 places" seront créées sur la même période pour aider les réfugiés à accéder au logement, a-t-il précisé. L'objectif est également "de réduire considérablement les délais de procédure de demande", qui doivent être ramenés à 6 mois, contre 14 en 2016, comme l'avait annoncé Emmanuel Macron. Un délégué interministériel, placé sous la houlette du ministre de l'Intérieur, sera par ailleurs nommé.

Le chef du gouvernement a également fait preuve de fermeté. "Nous devons faire en sorte que les migrants économiques comprennent qu'il ne sera pas possible d'(en)accueillir la totalité", a-t-il expliqué. C'est pourquoi les personnes déboutées feront "systématiquement l'objet d'une mesure d'éloignement" dès le rejet de leur demande d'asile, a-t-il précisé, en annonçant vouloir "redéfinir le cadre juridique de la rétention".
 
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