Manifestations : "La CGT doit condamner les violences" (Cazeneuve)

Manifestations :

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à Paris, le 15 juin 2016.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 16 juin 2016 à 14h13

- Bernard Cazeneuve a réitéré son appel ce jeudi : le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, doit "prendre ses responsabilités" et "condamner" des syndicalistes qui seraient coupables de violences en marge des manifestations contre la loi travail. -

La guerre des mots se poursuit par médias interposés entre Bernard Cazeneuve et Philippe Martinez.

"À Philippe Martinez, je dis qu'il doit prendre ses responsabilités" et "je lui confirme, comme à l'ensemble des organisations syndicales" que si des syndicalistes devaient "s'en prendre aux forces de l'ordre" en marge des manifestations, "ils ont vocation à être punis", a déclaré le ministre de l'Intérieur ce jeudi 16 juin. Le ministre de l'Intérieur s'exprimait devant la presse place Beauvau en marge de l'inauguration d'un nouveau centre d'information rassemblant toutes les directions de la police.

"PAS D'EXCUSE"

"Je ne fais jamais d'amalgame dans mes propos entre les casseurs et les responsables syndicaux", a-t-il ajouté. Mais il a clairement ciblé un lien dans les violences en marge de la manifestation de mardi, faisant écho au préfet de police de Paris, avec "des personnes qui portent l'insigne de la CGT" que Philippe Martinez "ne condamne pas". Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a évoqué mercredi "une forme de solidarité" entre des manifestants, dont certains brandissant des drapeaux de la CGT, et les casseurs lors de la manifestation contre la loi travail, à nouveau émaillée de violences mardi.

"Philippe Martinez doit le condamner (...) il faut remettre les choses à leur place plutôt que de continuer à tenir ce discours", la CGT "doit prendre ses responsabilités", a martelé Bernard Cazeneuve. "Des dizaines de manifestations se sont tenues" et "400 policiers ont été blessés car il étaient confrontés à des casseurs", a ajouté le ministre. "Quand des casseurs défilent en disant 'un policier une balle' il n'y a qu'un mot à avoir", il faut le "condamner". Il n'y a "pas d'excuse", a ajouté le ministre, "chacun a intérêt à prendre ses responsabilités".



Dix-huit personnes, interpellées mardi après des affrontements lors d'une nouvelle manifestation contre la loi travail, vont être présentées jeudi après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris pour être jugées en comparution immédiate. Les incidents ont été particulièrement spectaculaires dans le secteur de Port-Royal, des Invalides, mais aussi dans les XIe et XVe arrondissements où des baies vitrées du ministère des Outre-Mer et surtout de l'Hôpital pédiatrique Necker-enfants malades ont été brisées.

Vitrines de banques, d'opticien, de serrurier, de restaurants, supérettes, salons de coiffure ou un centre d'imagerie médicale : les casseurs s'en sont aussi pris à de nombreux commerces, parfois sous les huées d'une partie des manifestants. Place de la République, un véhicule de la RATP et deux Autolib, vides de tout occupant, ont été incendiés dans la soirée. Vingt-neuf policiers et onze manifestants ont été blessés au cours de la manifestation, selon la préfecture de police de Paris.

MARTINEZ NIE TOUTE RESPONSABILITÉ

Le secrétaire général de la CGT s'est étonné jeudi, à la veille de sa rencontre avec la ministre du Travail Myriam El Khomri, de la "charge" du gouvernement contre sa centrale après la manifestation mardi contre le projet de loi travail. Je trouve un peu paradoxal, alors qu'il y a un dialogue qui va s'ouvrir, qu'il y ait une telle charge" contre la CGT, a-t-il déclaré sur RTL, après que l'exécutif eut mis en cause l'attitude "ambiguë" de la CGT à l'égard des casseurs.

Interrogé sur les violences ayant émaillé la manifestation à Paris, Philippe Martinez a de nouveau nié "absolument" toute responsabilité de la CGT dans les actions de "casseurs à l'extérieur" du cortège. "Effectivement, en fin de manifestation, dans la manifestation (...), il y a eu un ordre, je pense de la préfecture (...), de foncer sur les manifestants alors que nos services d'ordre essayaient de dégager la manifestation. Donc il y a eu des incidents entre la police et les manifestants, juste à la fin, place Vauban", a-t-il ajouté. "Quand c'est comme ça - ce n'est pas la première fois -, chacun essaie de se défendre. Parce que c'est assez violent ce genre de contact", a-t-il ajouté.

"Après avoir été dans le déni des violences qui pouvaient y compris impliquer des militants de la CGT, M. Martinez en vient à la justifier. Certes d'une façon un peu laborieuse, mais quand même. Et je pense que ce type d'attitude montre bien les ambiguïtés dont parlait le Premier ministre", a réagi peu après sur iTÉLÉ, le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen.

 
32 commentaires - Manifestations : "La CGT doit condamner les violences" (Cazeneuve)
  • La CGT ne condamne rien,d'autant que Martinez à justifié un des ses adhérents ,un pavé à la main.......

  • Rappel à Mr Cazeneuve , il n y avait pas que la CGT dans cette manif .Arrêtez ces casseurs qui sont toujours les mêmes et qui vous rendent même service pour pouvoir arrêtez les manifs .Quelle honte que vous représentiez la gauche !On n ' oubliera pas aux prochaines présidentielles .

    La CGT n'est pas responsable : je suis d'accord , ses dirigeants sont des irresponsables : à croire qu'ils veulent le FN au pouvoir.

  • Mais bien sur que la CGT doit condamner ces violences et je suis persuader qu'elle les condamne mais, tout cela ce ne sont que des mots et des postures qui ne changeront rien. Dans toutes grandes structure, il y a des éléments incontrôlables , cela n'est pas la généralité et ce sont les minorités incontrôlables et active qui discréditent la majorité respectueuse et passive. Ce qui est en cause également, c'est le rapport de force entre les forces de l'ordre qui sont observées à la jugulaire et ne peuvent se permettre le moindre écart rugueux avec ces exaltés et ces activistes sans retenue auxquels ils sont opposés . Je crois que toute répression se doit d'être accompagnée d'une certaine brutalité qui ne donne pas aux opposant l'envie de résister et d'y revenir. Il faut arrêter de faire du misérabilisme indigné pour les personnes qui sont blessées et se dire qu'elles n'avaient rien à faire légalement à l'endroit où elle ont justement été blessées.

  • Cazeneuve ne peux pas condamner les casseurs il sont d extreme gauche et en il les paye pour faire le job !! si il aurait pu avoir des extremes droite alors la!!!!!!

  • C'est ça, compte la dessus et bois de l'eau fraîche, la CGT dans toute sa mauvaise foi habituelle approuve ces actions et vous renvois la responsabilité.

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