Macron lundi devant le Congrès pour son grand discours programmatique

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 Emmanuel Macron le 23 juin 2017 à l\

Emmanuel Macron le 23 juin 2017 à l'Elysée

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© AFP, GEOFFROY VAN DER HASSELT
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AFP, publié le samedi 01 juillet 2017 à 18h02

Emmanuel Macron s'adressera lundi au Congrès, à Versailles, pour tracer les lignes de force de son quinquennat, une initiative controversée, boycottée même par certains, à la veille du discours de politique générale du Premier ministre, ainsi court-circuité.

A 15H00, le chef de l'Etat rejoindra l'Aile du Midi du château de Versailles
pour s'adresser solennellement aux deux chambres du Parlement réunies et, à travers elles, aux Français.

Une sorte de "discours sur l'état de l'Union" comme celui prononcé chaque année par le président américain, a expliqué le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. Au président, "les grandes orientations", au Premier ministre, leur "mise en oeuvre", a-t-il résumé.

 Mais ce partage des rôles n'est pas du goût de tous parmi les 577 députés et 348 sénateurs conviés à Versailles. Quelques-uns manqueront à l'appel, à commencer par les députés du groupe La France insoumise ainsi que l'ensemble des parlementaires communistes.

Pour Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, Emmanuel Macron "franchit un seuil dans la dimension pharaonique de la monarchie présidentielle" en ravalant son Premier ministre au rang de "collaborateur" en le devançant de 24 heures, les parlementaires communistes dénonçant aussi un passage en force de la réforme du Code du travail à coups d'ordonnances.

Deux députés UDI, Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier, avaient pris les devants, le premier critiquant un chef de l'Etat qui "passe son temps à faire à la fois le travail de président de la République et de Premier ministre".

Avant la réforme constitutionnelle de 2008, a cependant rappelé Christophe Castaner, il était "d'usage" que le "président s'adresse à sa majorité" par un message lu par le Premier ministre devant le nouveau Parlement.

- Tracer le "chemin" -

"François Mitterrand l'avait fait dès juillet 1981, le général de Gaulle, Jacques Chirac, Georges Pompidou, tous l'ont fait, sauf François Hollande et Nicolas Sarkozy
", a-t-il fait valoir.

Clôturant un séminaire gouvernemental à Nancy, le chef du gouvernement a voulu samedi éteindre la polémique: "Le président de la République, lundi devant le Congrès, va fixer le cap. Ce cap, il nous appartient à nous, membres du gouvernement, de l'atteindre", a dit Edouard Philippe.

Quoi qu'il en soit, ce discours sera d'autant plus attendu que la parole du chef de l'Etat, abondante sur la scène internationale, s'est faite particulièrement rare sur la scène intérieure depuis son investiture, le 14 mai.

Emmanuel Macron a de surcroît fait savoir qu'il n'accorderait pas d'interview à l'occasion du 14 Juillet, rompant avec une tradition de 40 ans initiée par Valéry Giscard d'Estaing.

Sur le fond, son adresse qui devrait longuement évoquer la réforme du marché du travail pourrait ainsi prendre une dimension similaire à celle, restée célèbre, de Gerhard Schröder, le 14 mars 2003. Annonçant l'"Agenda 2010", le chancelier allemand de l'époque avait promis du sang et des larmes à ses compatriotes mais pavé le chemin du retour au plein emploi outre-Rhin.

Le discours d'Emmanuel Macron pourrait faire écho aussi au "Jobs act" de l'Italien Matteo Renzi ou aux réformes libérales engagées par David Cameron en Grande-Bretagne.

Pressé samedi par des journalistes de dire si certaines promesses de campagne d'Emmanuel Macron pourraient être décalées dans le temps pour tenir compte du dérapage budgétaire hérité du quinquennat Hollande, le Premier ministre a éludé, renvoyant à sa propre déclaration de politique générale mardi et aux discussions budgétaires prévues d'ici à fin juillet au Parlement.

Edouard Philippe, qui détaillera mardi la feuille de route gouvernementale devant l'Assemblée, n'a "aucun domaine sur lequel il s'interdit de se poser des questions", avait aussi précisé vendredi soir une source proche.

Le Parlement entamera ensuite ses travaux avec le projet de loi prolongeant le régime d'état d'urgence décrété après les attentats jihadistes du 13 novembre 2015.

L'état d'urgence doit être renouvelé une sixième et dernière fois, jusqu'au 1er novembre, avant qu'une nouvelle loi antiterroriste n'en pérennise certaines mesures en les inscrivant dans le droit commun

 
52 commentaires - Macron lundi devant le Congrès pour son grand discours programmatique
  • Les abstentionnistes Mélenchon au congrès font une erreur Républicaine (y compris les gens du PC), d'ailleurs on ne voit que eux qui s'abstiendront d'y assister.. De plus que Mélenchon et sa FI du moins ses députés, n'ont pas la tenue vestimentaire ad hoc pour siéger a l'assemblée nationale. Cet homme est un dictateur (Mélenchon) extrême gauche et les extrèmes ne sont jamais bons. Il a pourri et détruit le PC....

    C'est Mélenchon qui a raison. Ceux qui se disent dans l'opposition ne doivent pas aller à Versailles. Macron veut seulement être adoubé vu le nombre d'électeur qui l'a eu.

    Pas du tout d'accord MATHurine, il y a eu des précédents a ce type d'intervention.... relisez votre hiistoire

  • Ils veulent faire des économies. Qu'ils commencent par eux : séminaire, congrès, nombre de ministres, rafale pour accompagner Macron. Maintenant cela suffit.

  • Va-t-il leur dire : "Maintenant que le printemps est fini il faut penser été, mes amis "?

  • beaucoup de français ont compris que nous étions entrés dans une autre époque les autres mettront un peu plus de temps, fini les micros tendus à bout de bras fini les off fini les entretiens ou tout ce qui se dit ou qui ne se dit pas est exploité tordu retordu pour en faire des tonnes ensuite, quant aux qualificatifs désuets de certains politiques sur le président élu ils sont sans importance et à la hauteur de ceux qui les tiennent

  • Heureusement, dans cette république (sic) bananière, il reste (en tout et pour tout) le "Canard enchaîné" - enfin : pour l'instant... = méfiance quant à notre liberté d'expression ! - pour dire la vérité, pour dénoncer les privilèges et les injustices... Même si le "Palmipède" dérape parfois, tant pis, cela vaut mieux que d'avoir uniquement Anastasie régnant dans tous les médias soumis au chantage de la manne publicitaire détenue par les milliardaires et affairistes. Combien d'affaires sont tues, étouffées, caviardées ?...

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