Macron sonne la "mobilisation nationale" pour les quartiers en difficulté

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 Emmanuel Macron avec des jeunes lors de sa visite de la Plaine Images à Tourcoing, le 14 novembre 2017

Emmanuel Macron avec des jeunes lors de sa visite de la Plaine Images à Tourcoing, le 14 novembre 2017

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© AFP, FRANCOIS LO PRESTI , POOL
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AFP, publié le mardi 14 novembre 2017 à 19h46

Emmanuel Macron a appelé mardi à une "mobilisation nationale" pour les quartiers en difficulté, en affirmant que l'ensemble de sa politique économique et sociale était "bonne" pour les milieux défavorisés.

"Avoir une ville, une vie, belles, ce n'est pas un luxe, ça ne doit pas être réservé aux plus fortunés", a clamé à Tourcoing (Nord) le président de la République lors de son premier discours sur la politique de la Ville.

Il a reçu le soutien de l'ancien ministre de la Ville Jean-Louis Borloo, père de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), qui s'est dit prêt à contribuer à cette mobilisation.

M. Macron a choisi un lieu emblématique du renouveau urbain dans les Hauts-de-France pour s'exprimer: la Plaine Images, une ancienne filature qui accueille, en zone franche, une centaine d'entreprises audiovisuelles et de jeux vidéos.

"Je veux que le visage de nos quartiers ait changé d'ici la fin du quinquennat", a-t-il lancé, en précisant qu'un "plan de mobilisation générale" serait établi d'ici à février 2018.

Critiqué pour ne pas s'être intéressé à la banlieue depuis son élection, M. Macron a passé plusieurs heures à discuter avec des habitants de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) lundi puis du Nord, à Roubaix et Tourcoing. L'accueil a été chaleureux. "Il est adorable, le président, il fait des photos avec tout le monde", s'est réjouie une dame à Clichy.

Mais le président a parfois été interpellé sur la baisse des emplois aidés et des financements. "Pensez à l'humain, les emplois aidés c'est vital" pour les associations de quartier, lui a dit Yannick Kabuika, président du conseil de quartier de Bourgogne à Tourcoing.

Il a tenté de rassurer en expliquant que les emplois aidés seraient maintenus à hauteur de 200.000 et prioritairement dévolus aux quartiers populaires.

"Toute la politique de l'emploi menée par le gouvernement est bonne pour les quartiers", a-t-il plaidé, en citant en particulier la priorité donnée au retour à l'emploi des chômeurs, trois fois plus nombreux parmi les personnes qui habitent dans les 1.514 quartiers les plus pauvres de France. "Il n'y a aucune politique sociale qui puisse tenir s'il n'y a pas une réussite économique qui la porte", a-t-il résumé.

Dans un contexte budgétaire tendu, le président a assuré que "personne ne perdra, dans les communes concernées par la politique de la Ville, le moindre crédit sur 2018".

- Critiques d'Aubry -

La veille, la maire PS de Lille Martine Aubry s'était interrogée sur la venue du président: "Comment peut-on prononcer un discours sur la politique de la Ville quand on casse le logement social et les emplois aidés?"

Les contrats aidés, "que ceux qui les défendent les prennent ! Ils n'en voudraient pas pour eux-mêmes !", a vivement répliqué M. Macron

Le président a en revanche pris soin de saluer le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, notamment pour son action en faveur de l'apprentissage, et Jean-Louis Borloo, se félicitant de voir l'ancien président de l'UDI, aujourd'hui retiré de la vie politique, remettre "les gants" pour lui.

M. Macron a énuméré une série de mesures concrètes pour "remettre la République au coeur de nos quartiers", que ce soit par l'augmentation des forces de police, des places de crèches ou une amélioration des transports.

Le gouvernement parie aussi sur le retour des "emplois francs", un système de prime pour les entreprises embauchant les habitants des quartiers populaires. Ils seront expérimentés l'an prochain dans sept agglomérations en banlieue parisienne mais aussi à Lille et Angers.

Ces emplois francs sont "le pendant indispensable de la lutte contre la discrimination", qui fera l'objet d'un "plan de lutte", selon le président.

le chef de l'Etat a en outre fait une priorité de la lutte contre la radicalisation, qui "s'est installée" dans certains quartiers "parce que la République a démissionné".

Pour le PS, les déclarations de M. Macron "sont constamment contredites par les mesures prises par le gouvernement", comme la ponction sur les organismes HLM ou la baisse des APL. Les communistes y voient une série de "coups de com'", tandis que Louis Aliot (FN) a dénoncé la "stratégie du coup" de M. Macron.

 
332 commentaires - Macron sonne la "mobilisation nationale" pour les quartiers en difficulté
  • Dites moi , il vient de quelle planète , ce bisounours vertueux et autoritaire ?
    Du pognon, encore pour les cités défavorisées " , depuis 40 ans , même chanson !
    Il devrait aussi écouter le petit , 12 ans , qui déclare , pour faire le "schouff ", on me donne 500 euros , pas précisé si c'est par semaine ou par mois,
    c'est bien , mon petit , continue à t'intégrer .... !ET JE SIGNALE QUE 10 réactions sur 12 sont refusées, sur ordre de .....,???

  • geeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeenial ! cela fait bientot des decenies que l on donne des milliards a ces "banlieuesdifficiles'" ca ne marche pas ...mais on continue etonnant non ?

    la majorité des électeurs ont voté pour la continuité .....

  • 1977 : premier plan banlieue sous Giscard. 1983 : plan « banlieue 89 » sous Mitterrand. 1992 : plan Tapie toujours sous Mitterrand. 1996 : « plan Marshall » pour les banlieues, sous Chirac. 1999 : premier plan Jospin « de rénovation urbaine et de solidarité ». 2001 : second plan Jospin avec 5,4 milliards d’euros sur cinq ans pour « les quartiers difficiles ». 2005 : plan Borloo de rénovation urbaine. 2008 sous Sarkozy « plan espoir banlieue » de Fadela Amara. 2013 : plan Ayrault, « 1 000 quartiers prioritaires ».

    Pour ce qui est de ce dernier plan, il prévoyait la création « d’emplois francs » dans ces zones. L’objectif du gouvernement Ayrault était alors de signer 5 000 contrats en 2013 et 10 000 en trois ans. Résultat : Seulement 250 contrats ont finalement été signés Cette expérimentation, « qui n’a pas prouvé son utilité », selon le ministre de la Ville, Patrick Kanner, a été enterrée dans le budget 2015.

    Voilà la mesure ressuscitée dans les mêmes termes, y compris les 5 000 contrats, dans le plan Macron, car il y a désormais un plan Macron, ce sera donc le dixième, dont il a développé les mesures mardi à Tourcoing ! Lequel plan ne se distingue guère des autres puisqu’il comporte les mêmes ingrédients : emplois subventionnés, discrimination positive qui conforte les « jeunes » dans leur posture de victimes, il y ajoute un usage systématique du testing pour clouer au pilori les entreprises qui refuseraient leur quota de représentants de minorités ethniques.

    La politique des banlieues a déjà englouti en dix ans 50 milliards d’euros. En vain !
    A part quelques rénovations urbaines a minima, il y a plus de chômage et moins de médecins, pas de mixité sociale mais des ghettos ethniques, pas de « retour de la République » mais l’arrivée des salafistes.

    Pendant ce temps, loin de nos banlieues, des zones rurales deviennent désertiques, les services publics ont disparu, les commerces aussi, des agriculteurs survivent – quand ils ne se donnent pas la mort – avec moins de 350 euros par mois. 85 % des Français ne vivent pas dans les banlieues dites « difficiles », ce sont les grands oubliés de tous les plans, y compris celui du chef de l’Etat.

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    quiyatiletpourquoi  (privé) -

    Charité bien ordonné commence par soit même
    et pour les trafics en tous genres , il compte éradiquer ça sur un claquement de doigt ,il faut des effectifs pour ces zones de non droit , il faut de réelles réponses à cette délinquance .Hier soir j'ai regardé le reportage sur les cités de Marseille , ce sont les racailles qui font la loi alors qu'avec des commandos de l'armée , des checks point , on réglerait le problème , on le fait à l'étranger pas chez nous , mieux on surfe sur la misère sociale à des fins électoralistes.Les policiers n'ont pas les moyens et ce n'est pas aux contribuables de payer une police municipale pour leur sécurité , on défend celle des autres , pas la nôtre. Pourquoi la cerise , mon fils est à la BAC , sa femme est en commissariat et mon frère est brigadier à l'hôtel de police de Créteil , je sais de que je parle.

  • c'est du pipeau que de la com il ne fera rien d'autre cela sert uniquement à redorer son image terni par son logo de
    "président des riches" qui lui va comme un gant et qui lui colle à la peau

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