Macron exhorte les enfants d'aujourd'hui à tirer toutes les leçons d'Oradour

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 Le président français Emmanuel Macron (C) avec deux écoliers lors d\

Le président français Emmanuel Macron (C) avec deux écoliers lors d'une cérémonie de commémorations du massacre d'Oradour-sur-Glane, le 10 juin 2017

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© AFP, PASCAL LACHENAUD
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AFP, publié le samedi 10 juin 2017 à 15h55

Vous êtes les "dépositaires" des valeurs humanistes de la France: Emmanuel Macron a exhorté samedi les enfants d'aujourd'hui à retenir les leçons de l'Histoire, prononçant le premier grand discours mémoriel de son quinquennat à Oradour-sur-Glane, village martyr de la Seconde Guerre mondiale.

Le président s'exprimait devant plusieurs milliers de personnes, dont 500 écoliers venus du nouveau village d'Oradour et de toute la France.

C'est à ces écoliers qu'il s'est adressé "avant tout", soixante-treize ans jour pour jour après le massacre de 642 habitants d'Oradour-sur-Glane, dont une majorité de femmes et d'enfants, par la division SS Das Reich, le 10 juin 1944.

"Le plus jeune (...) avait 8 jours", a-t-il rappelé.

Aux écoliers, Emmanuel Macron a lancé: "J'ai voulu que vous deveniez, vous aussi, des témoins", des "passeurs" de mémoire et plus encore, des "consciences", après avoir "vu ces lieux de vos yeux" et "serré la main du dernier survivant" du massacre, Robert Hébras, 91 ans.

Le vieil homme l'avait accompagné auparavant dans une longue déambulation à travers les ruines du village martyr, laissées en l'état depuis sa destruction. Il était aussi à ses côtés, au premier rang de la cérémonie commémorative, parmi les enfants et non parmi les officiels.

Célébrant les valeurs du "droit", de la "justice", de la "dignité", de la "paix" mais aussi "le respect, la tolérance, l'humanité", Emmanuel Macron y a vu autant de "biens fragiles".

Il appartiendra aux enfants d'aujourd'hui, "dépositaires" de ces valeurs, de "veiller" à les préserver. "Défendez-les, faites-en vos drapeaux contre les drapeaux noirs", a-t-il exhorté.

D'autant qu'"à nos portes, cela continue", a enchaîné Emmanuel Macron, évoquant "le Rwanda, la Yougoslavie hier, la Syrie aujourd'hui".

"Parfois, c'est chez nous, au sein de nos populations et de nos territoires que ressurgit la bestialité, l'infâme (...) qui dévastèrent Oradour", a-t-il relevé.

- 'Apôtres du néant' -

Et de lancer cet appel: "N'acceptons pas que les fruits de notre Histoire qui s'appellent République, démocratie, droits de l'homme et des citoyens, qui s'appellent liberté, égalité, fraternité, soient menacés ou contestés par les apôtres du néant, fanatiques en tout genres, extrémistes".

Dès son arrivée, il s'était longuement recueilli au côté de Robert Hébras dans la nef de l'ancienne église d'Oradour où plus de 450 femmes et enfants avaient été enfermés et brûlés vifs, les hommes, répartis en six groupes, étant abattus dans des granges avant que le village ne soit entièrement incendié.

Les deux hommes se connaissaient. Fin avril, en pleine campagne électorale, le leader d'En Marche ! s'était déjà rendu à Oradour-sur-Glane, promettant d'y revenir pour présider cette cérémonie s'il était élu.

Au cours de leur déambulation, le vieil homme glisse à l'oreille du président : "C'est beau de voir tous ces jeunes".

Une chorale entonne alors le chant des partisans. Robert Hébras se dit "très troublé". "Je vois encore ces enfants qui devaient être enfermés dans l'église", murmure-t-il.

"La journée, il y a 73 ans, était une journée ensoleillée comme aujourd'hui", se souvient-il encore, les larmes aux yeux, avant de demander une minute de silence. Tout se fige puis reprend vie.


Robert Hébras n'a rien oublié. "Je revois le rassemblement de la population, il y a 73 ans. Il y avait beaucoup de monde. Personne n'a compris... Je suis allé retrouver ma petite sœur qu'hélas, je suis allé embrasser pour la dernière fois".

"J'habitais ici", dit-il, désignant ce qui fut la maison familiale et n'est plus qu'un champ de ruine d'où émergent encore, remarque-t-il, "les vestiges de mon lit" métallique.

Un peu plus loin, c'est une grange où furent exécutés des hommes du village.

"Je ne sais pas pourquoi je suis vivant, ce sont les autres qui m'ont sauvé..." Robert Hébras avait été mitraillé et laissé pour mort avant de parvenir à échapper aux flammes.

 
47 commentaires - Macron exhorte les enfants d'aujourd'hui à tirer toutes les leçons d'Oradour
  • Nous sommes trés riches en France....nous n'avons pas de pétrole, mais beaucoup de vieilles pierres er de commémorations...

    Lysflower  (privé) -

    Il a été à la "bonne école", notre précédent a brillé uniquement dans ce domaine: les commémorations :-)
    Merci, je n'y arrivais pas sur le journal de troisa.

    Nous sommes des étoiles filantes sur le fort hum ! une certaine garde veille à les détruire car sa non existence la rend invisible. Mais la résistance est un signe d'intelligence et de mépris aussi à son égard . pfttttttttt

    Il est quelquefois necéssaire de se travestir un peu pour échapper aux cerises..et autres....

    marre-des-cerises  (privé) -

    Il y a aussi l'étoile Lys qui file toutes les semaines, amie bal le sait.

    Le coté obsessionnel de certains coms "cerisiers", ne sont pas la preuve d'un bon équilibre psychique....

    marre-des-cerises  (privé) -

    Je me souviens d'une étoile filante, peut être le retour de l'ami te ton et sa convocation précoce ?

    marre-des-cerises  (privé) -

    pourquoi envers, ce n'est pas vrai ?

  • C'est fou ce que Macron commémore Oradour cette année. Déjà en avril 2017... Mais il est vrai qu'il avait promis de revenir.
    Emmanuel Macron a exhorté samedi les enfants d'aujourd'hui à retenir les leçons de l'Histoire, prononçant le premier grand discours mémoriel de son quinquennat à Oradour-sur-Glane, village martyr de la Seconde Guerre mondiale.
    Parfait, monsieur le président, votre communication est excellente, mais on ose espérer que, les législatives passées, vous allez sortir du domaine de la Com'.
    Surtout ne pas suivre l'exemple de Hollande qui n'a fait que cela pendant cinq ans...

  • JEANPAIN  (privé) -

    il veut surtout nous imposer la repentance pour des faits pour lesquels nous ne sommes pas nés, mais n'oublie jamais de rappeler que ce massacre est du aux nazi et surtout pas aux nos "amis" Allemands...

    ils sont comme ça les bien pensants, pour eux, les Français sont coupables de crimes contre l'humanité pendant des siècles, mais nos voisins qui ont massacrés chez nous sont absous de leur crimes...

    c est un parfait imposteur,4millions de votes nuls et 12millions d abstentionnistes

    Désolé mais personne n'est un imposteur suite à une élection...ceux qui se sentent concernés votent...ceux qui ne le sont pas s'abstiennent et donc, donnent carte blanche à celui qui est élu...c'est trop facile de ne pas faire l'effort de voter et de contester le résultat des urnes..

  • Le devoir de mémoire certainement dans les livres d'histoire, expliqué par les parents et grands parents qui ont vécu cette période, mon grand oncle a été déporté, mais pas ce faste et ces tribulatIons, j'explique à mes petits enfants le monde d'aujourd'hui les attentats que l'on oublie très vite il me semble, 14 juillet 2016- 7 janvier 2O15, ils sont beaucoup plus sensibilisés c'est leur vie et leur avenir et la triste vérité de ce qui les attend, le passé OK mais l'avenir, ils doivent être prévenus et protégés par leur famille et non pas par des idéoligstes rétros

  • Il ferait mieux de s'attaquer aux migrants illicites sur notre territoire, dont certains sont des criminels et qui tuent le peuple français. Lorsqu'on dit EN MARCHE, on se doit d'avancer et ne pas passer son temps à regarder en arrière. Cela n'empêche pas le devoir de mémoire que les parents doivent donner à leurs enfants.

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