Macron et Netanyahu commémorent le Vel d'Hiv et affichent leur proximité

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 Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors de la commémoration de la rafle du Vel d\

Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors de la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv, à Paris, le 16 juillet 2017

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© AFP, Kamil Zihnioglu, POOL
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AFP, publié le lundi 17 juillet 2017 à 02h11

Emmanuel Macron a réaffirmé dimanche la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d'Hiv en 1942, avant un plaidoyer vibrant contre l'antisémitisme et le racisme, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu'il a ensuite chaleureusement reçu à l'Elysée.

"Oui, je le redis ici, c'est bien la France qui organisa la rafle puis la déportation et donc, pour presque tous, la mort des 13.152 personnes de confession juive arrachées les 16 et 17 juillet à leur domicile", a déclaré le président de la République, soulignant que la rafle "fut l'oeuvre de la police française, pas un seul Allemand n'y prêta la main".

Le chef de l'Etat a expliqué vouloir "que se perpétue le fil tendu en 1995 par Jacques Chirac", premier président à reconnaître la responsabilité de la France dans les persécutions antisémites, et non celle du seul régime de Vichy.

"Récemment encore, ce que nous croyons établi par les autorités de la République, sans distinction partisane, avéré par tous les historiens, (...) s'est trouvé contesté par des responsables politiques français", a rappelé M. Macron, allusion à des déclarations de Marine Le Pen pour qui la France n'est "pas responsable du Vel d'Hiv".

"Ce serait faire beaucoup d'honneur à ces faussaires que de leur répondre. Mais se taire serait pire, ce serait être complice", a lancé M. Macron, très applaudi par un public composé notamment de rescapés des camps.

Martelant son pupitre, il a dénoncé avec flamme le racisme et l'antisémitisme "qui sont encore bien présents". "Un jour, parce qu'on s'est tu, parce qu'on n'a pas voulu voir, le passage à l'acte intervient. Alors ce qui n'était chez les uns que de la haine formulée différemment, et chez les autres une forme de lâcheté (...), ça devient des vies fauchées et des gestes qui tuent", a-t-il dit. 

"Nous ne cèderons rien à l'antisionisme car il est la forme réinventée de l'antisémitisme", a-t-il ajouté, déclenchant de nouveaux applaudissements.

Il a aussi évoqué l'affaire Sarah Halimi, une femme juive tuée en avril à Paris par un voisin musulman, pour lequel la qualification antisémite n'a pas été retenue à ce stade, ce qui a suscité de l'indignation dans la communauté juive.

"Malgré les dénégations du meurtrier, la justice doit faire désormais toute la clarté sur la mort de Sarah Halimi", a dit le chef de l'Etat, très applaudi pour cet appel. 

Le chef de l'Etat a énuméré les noms des victimes des attaques antisémites ces dernières années, mais aussi ceux de Brahim Bouarram, Marocain noyé dans la Seine par des militants d'extrême-droite en 1995 et Jacques Hamel, prêtre catholique tué lors de l'attentat jihadiste de Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet 2016.

- Reprise des négociations -

"Il a dit tout ce que j'attendais, et fixé un cap moral et politique pour le quinquennat", a commenté à l'AFP Serge Klarsfeld. Juste avant la cérémonie, l'historien avait inauguré avec lui le Jardin-mémorial des enfants du Vel d'Hiv, sur l'ancien emplacement du vélodrome. La cérémonie a été émaillée d'hommages à Simone Veil, rescapée d'Auschwitz et décédée en juin.

M. Netanyahu, auquel M. Macron a donné du "cher Bibi", a pour sa part salué le "geste très, très fort" que constitue selon lui l'invitation du président français. Le dirigeant israélien a ensuite insisté sur la lutte contre "l'islamisme radical qui veut détruire la civilisation européenne".

Les deux dirigeants se sont ensuite entretenus plus d'une heure à l'Elysée, avant une déclaration au cours de laquelle Emmanuel Macron a rappelé la position française : souhait d'une reprise de négociations israélo-palestiniennes pour une solution à deux Etats, avec Jérusalem pour capitale; soutien "indéfectible' à la sécurité d'Israël" mais condamnation de la colonisation.

Autre déclaration très attendue par le dirigeant israélien, Emmanuel Macron l'a assuré de sa "vigilance" sur la mise en oeuvre de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 et dit "partager ses inquiétudes sur l'armement du Hezbollah" libanais, soutenu par l'Iran.

Son accueil très chaleureux a visiblement ravi son invité, sous tension dans son pays notamment pour une affaire de corruption présumée qui impliquerait ses proches. Il a invité Emmanuel Macron en Israël et lui a affirmé que "la France a une grand potentiel sous votre leadership".


sac-leb/mat/bir

 
620 commentaires - Macron et Netanyahu commémorent le Vel d'Hiv et affichent leur proximité
  • a méditer !
    l'autre jour j'écoutais des déclarations de la grande dame Mme Veil, celle-ci ne s'est pas caché de dire que dans les camps il n'y avait pas de place pour les faibles. il n'y a que dans les situations que l'on sait comment on va réagir

  • Dès lors ou les rafles ont été exécutées sur ordres du gouvernement sous Pétain et par la gendarmerie nationale aux ordres de ce gouvernement elles sont bien juridiquement imputables à la france ce mème si par la suite ce régime a été condamné pour haute trahison et collusion avec l'ennemi. Tout propos contraire serait un déni.

  • c'est honteux de la part de ce président d'assimiler la France dans cette boucherie alors qu'à l'époque , il y avait la France libre et la la France libre , ce sont les pétainistes qui ont trahi pas les Français , un peu de respect pour ceux qui sont morts au champ d'honneur comme mon grand père croix de guerre, comme tous es résistants , comme tous les justes qui ont sauvé des juifs et qui ont eu ce statut .Un président devrait connaître l'histoire de son pays.

    "il y avait la France libre et la France libre"
    Heu! vous pouvez me dire la différence.?..

    Ouvrez donc un manuel d'histoire de France , ça vous évitera d'écrire des âneries , vous salissez la mémoire des résistants entre autres .

    Je ne vois toujours pas la différence entre "la France libre" et "la France libre"...Mais vous allez m'expliquer au lieu de me renvoyer vers des ouvrages....

    quand vous serez grand , je vous expliquerais .

    L'art de contourner...Vous êtes à la risée avec votre commentaire que vous ne savez pas expliquer..

    Retournez à l' école , je ne peux rien pour vous mais ça se soigne , rassurez vous .

    la risée de qui ? d'un petit bonapartiste ou d'un petit Tino ?

    Si ce n’était que de moi,moindre mal....

  • Mais cela c'est passé il y a 70 ans et bien d'autres catastrophes ont endeuillé notre terre, d'autres bourreaux ont pris le relais. C'est à nous pays démocratiques et laïques de s'élever contre les abus le communautarisme, les doctrines religieuses. Ne nous laissons plus dicter notre conduite par d'autres peu soucieux de la morale ou de la justice

    Reponse a JT77
    En effet vous avez raisons d autres bourreaux ont repris la releve
    Ils se sont particulièrement distingués dans les rues de Toulouse, Paris, Nice et autres lieux dans notre Pays et dans le monde
    Mais a vous lire il semblerait que vous ayez beaucoup de mal a leur donner un nom, pourtant ils en ont un..... Peut ont savoir JT77 ce qui vous bloque pour ne pas les appeler par leur nom ......

  • Périllos comprendra! C'est un grand honneur pour moi d'avoir eu l'expression de votre immense savoir et sagesse.

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