Macron et Merkel prêts à réformer l'Europe ensemble

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 La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron à Berlin, le 15 mai 2017

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron à Berlin, le 15 mai 2017

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© AFP, Tobias SCHWARZ
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AFP, publié le lundi 15 mai 2017 à 21h55

UE: Macron et Merkel ouverts à l'idée de changer les traités si nécessaire pour réformer l'Europe

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont proclamé lundi leur volonté de restaurer la dimension "historique" du couple franco-allemand et de réformer l'Europe, multipliant les gestes réciproques d'ouverture, comme sur la réforme des traités européens que la chancelière admet désormais.

Fidèle à une longue tradition, c'est à Berlin que le nouveau d'Etat français a effectué sa première visite pour rencontrer la chancelière et martelé ses projets pour l'UE.

"Nous sommes à un moment historique de l'Europe" avec "la montée des populismes" et le risque de "délitement" de l'Union, a-t-il souligné, insistant: "Nous avons besoin d'un temps historique qui sera un temps de refondation" du projet européen.

Cela passe aussi à ses yeux par un "travail de conviction" d'Angela Merkel à l'égard de son opinion, a souligné Emmanuel Macron, dans une allusion aux réticences traditionnelles de l'Allemagne au sujet des projets de refonte de la zone euro, Berlin redoutant devoir au final payer pour les autres.

Le nouveau chef de l'Etat a promis pour rassurer des réformes en France, s'engageant à "restaurer une confiance pleine et entière" avec l'Allemagne.

Emmanuel Macron a été accueilli à la chancellerie par les applaudissements chaleureux et les cris enthousiastes d'une petite foule tenue à l'écart, d'où émergeaient des drapeaux français, allemands et européens et une banderole avec ces mots: "Au nom de l'amitié".

Le nouveau président s'est aussi abstenu de rééditer le faux-pas protocolaire de son prédécesseur François Hollande, qui cinq ans plus tôt et en pareilles circonstances avait été rattrapé à deux reprises par la chancelière alors qu'il semblait s'égarer et s'attarder.

De mémoire de journalistes allemands, l'accueil réservé à Emmanuel Macron par le public est du jamais-vu, sinon pour la venue de l'ancien président américain Barack Obama. Au début de leur entretien, la chancelière est même sortie sur le balcon de son bureau pour saluer la foule.

"Ca nous oblige parce que ceux qui croient en l'Europe ont besoin d'apporter la preuve que cette Europe marche", a jugé Emmanuel Macron qui, dans cinq ans, quand il rendra une visite d'adieu à la chancelière (anticipant donc sur sa réélection en septembre), espère une foule "plus grande" encore pour saluer "les résultats" obtenus.

- 'Pas de tabou' -

Illustration la plus éclatante de leur volonté commune : la chancelière, jusque-là très réticente à la perspective d'une réforme des traités européens, a lâché que "du point de vue allemand, il est possible de changer les traités si cela fait sens".

Quant au nouveau chef de l'Etat qui avait prôné au cours de la campagne un "traité refondateur" de l'Union européenne pour réformer en particulier la zone euro, il a souligné qu'il n'aurait "pas de tabou" à cet égard.

Emmanuel Macron s'est cependant efforcé de rassurer son hôte en affirmant qu'il était opposé à l'idée d'une mutualisation des dettes "du passé" des pays de la zone euro, un chiffon rouge en Allemagne.

"Je ne suis pas un promoteur de la mutualisation des dettes du passé" dans la zone euro, a-t-il dit, car "cela conduit à une politique de déresponsabilisation". Il a revanche appelé à ouvrir le débat sur de nouveaux projets d'investissement d'avenir.

"Ce dont la zone euro a besoin, c'est une politique volontariste en termes publics et privés et donc de réfléchir aux moyens d'injecter de l'argent neuf", a-t-il martelé.


Rentrant lui-même de Berlin pour un dîner d'adieu avec Angela Merkel, une semaine plus tôt jour pour jour, François Hollande avait assuré que la chancelière voulait "la réussite" d'Emmanuel Macron et entendait concourir "à la stabilité politique" en France.

Si elle attend de lui de nouvelles réformes, elle ne fera "rien pour (lui) compliquer la vie", avait-il ajouté dans le Falcon qui le ramenait à Paris.

Angela Merkel est même allée bien au-delà lundi soir, souhaitant à Emmanuel Macron "bonne chance" pour les élection législatives des 11 et 18 juin. De leur résultat, a-t-elle souligné, "dépendra sa capacité à agir".

 
109 commentaires - Macron et Merkel prêts à réformer l'Europe ensemble
  • asphodel  (privé) -

    la régente veille ne fait pas dans la modestie...
    qui aurait imaginé Yvonne de Gaulle, Mme Pompidou, Mme Giscard d'Estaing dévaler seule le tapis rouge en tailleur haute-couture ?
    elle pouvait rejoindre d’Élisée discrètement comme le reste de la famille et les invités !
    cà a commencé à se dégrader avec Cécilia Sarkozy, puis V.Trierweille (son bureau et son personnel au château).
    Là çà promet des summum d'égo !

  • "Elle attend de lui de nouvelles réformes", tout est dit dans ce morceau de phrase et "le nouveau chef de l'Etat a promis pour rassurer des réformes en France, s'engageant à "restaurer une confiance pleine et entière" avec l'Allemagne". Ces réformes, c'est une loi travail 2 considérablement durcie pour que tous les salariés aient un emploi précaire et mal payé, au sein d’un système où la masse des individus vont perdre leur vie à la gagner pour que les 1 % les plus riches puissent gagner encore davantage en ne travaillant pas, et pour ceux qui auront la chance de survivre et de pouvoir prétendre à une retraite bien méritée, que le coût de cette retraite soit le plus bas possible tant mieux pour ceux qui auront pu épargner pour mettre du beurre dans les épinards et tant pis pour tous les autres...... La perspective réjouissante de la France low cost avec des salariés low cost, un chomâge de masse et des retraités low cost pour 90 % des Français !

  • Mais bien sûr, les pays de l'est vont repartir travailler chez eux et laisser la place aux chômeurs Français. Et les usines vont relocaliser en France et leur produits seront détaxés par rapport aux importations. Cela ne seras jamais accordé à l'unanimité des 28 (non 27, les Anglais ont compris), pays de la CE.

  • elle va lui communiquer ses ordres et sa feuille de route
    trahison du peuple français par l'umps

  • Vous avez voté pour la continuation du comique précédent...Portes ouvertes pour toutes gabegies
    Sortez vos mouchoirs .. Bravo les votants macroniques-merkeleux

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