Loi travail : nouvelles manifestations mardi, le défilé très encadré à Paris

Loi travail : nouvelles manifestations mardi, le défilé très encadré à Paris

Les opposants au projet de la loi travail sont appelés à manifester mardi 28 juin. Ici Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) le 12 mai 2016 (Archives).

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Orange avec AFP, publié le lundi 27 juin 2016 à 21h00

- Une nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail se tient dans une dizaine de villes mardi 28 juin. Plus de 2.500 policiers et gendarmes seront mobilisés pour sécuriser le parcours parisien.

"L'ensemble de l'itinéraire" entre la Place de la Bastille et la Place d'Italie "fera l'objet de contrôles systématiques", a annoncé ce lundi la préfecture de police de Paris. Manuel Valls et Myriam El Khomri recevront les organisations syndicales mercredi et jeudi pour "faire le point" et trouver une éventuelle sortie de crise. -

Après avoir défilé sur un parcours ultra court aux alentours de Bastille jeudi, les sept syndicats et organisations de jeunesse opposés à la loi travail (CGT, FO, Solidaires, FSU, l'Unef, l'UNL et FIDL) ont obtenu de pouvoir manifester, à partir de 14h mardi 28 juin, sur un trajet plus long (2,8 km) entre la Place de la Bastille et Place d'Italie. Le parcours a fait l'objet de négociations entre la préfecture de police et les organisateurs, qui voulaient initialement défiler sur une distance encore plus longue, de Nation à Place d'Italie.

DES CONTRÔLES ET DES FOUILLES SUR L'ENSEMBLE DU PARCOURS

Une réunion lundi matin entre les syndicats et la PP a permis de "caler" les questions de sécurité du parcours, selon la CGT, alors que les manifestations sont régulièrement émaillées par des violences depuis le début de la mobilisation en mars. "Des consignes très fermes ont été données" aux forces de l'ordre pour interpeller "toute personne en possession d'une arme" ou d'objets pouvant servir de projectiles, commettant des exactions ou interdite de manifester, a affirmé la préfecture de police.

"Un dispositif similaire à celui déployé lors de la manifestation précédente" sera mis en place et les "accès au lieu de départ du cortège seront sécurisés" par les 2.500 policiers et gendarmes mobilisés "afin d'éviter toute intrusion d'objet pouvant servir de projectile ou à se dissimuler", a précisé la préfecture. Elle invite notamment les manifestants "à ne pas être porteurs de sacs, suivre impérativement l'itinéraire fixé" et "se désolidariser des groupes de personnes se masquant ou s'apprêtant à commettre ou commettant des violences et/ou des dégradations".

Une centaine d'interdictions de paraître a été prise" à l'encontre de personnes "précédemment interpellées au cours de manifestations violentes", a-t-elle ajouté. La manifestation de mardi coïncidera avec le vote du projet de loi au Sénat. Les syndicats veulent en profiter pour remettre à l'exécutif les résultats d'une votation citoyenne sur la réforme contestée du code du travail.


PREMIÈRE RENCONTRE À MATIGNON DEPUIS DÉBUT MARS

Manuel Valls recevra mercredi et jeudi les organisations syndicales et patronales sur la loi travail pour "faire le point". "Il ne s'agit pas de la réouverture d'un cycle de négociations", a cependant précisé à l'AFP l'un des conseillers du Premier ministre. Il s'agit aussi de "rassurer" sur le fait qu'il n'y a "pas de disparition programmée des branches professionnelles", de "redire la place des branches", même s'il n'est pas question de remettre en cause l'équilibre trouvé entre accords de branche et accords d'entreprise dans le projet.

"Même quand on n'est pas d'accord, c'est utile de se parler", a-t-on souligné. Le Premier ministre, accompagné de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, recevra la CGT, la CFDT, FO et la CFTC mercredi après-midi, le Medef, l'UPA et la CFE-CGC jeudi après-midi. Les dernières rencontres bilatérales entre Matignon et les partenaires sociaux remontent à début mars. D'intenses discussions ont alors eu lieu pour réviser un projet fortement critiqué car jugé trop libéral. Y compris par la CFDT, qui avait pourtant accompagné toutes les précédentes réformes sociales du quinquennat.

Le 14 mars, Manuel Valls avait annoncé un texte remanié, salué par la CFDT et la CFTC, mais toujours dénoncé par la CGT, FO, et également le patronat. François Hollande a redit la semaine dernière que le texte ira "jusqu'au bout".
 
34 commentaires - Loi travail : nouvelles manifestations mardi, le défilé très encadré à Paris
  • Ne pas critiquer la CGT qui n'existe que dans le désordre et la contestation....
    Encore une manif, c'est leur façon d'exister et de justifier leur poste dans la fonction publique et autres tels que RATP SNCF EDF.....et milieu étudiants !
    Vraiment ras le bol !

  • et si tous ces gens là se décidaient à aller bosser au lieu d'écouter des leaders syndicaux qui leur racontent n'importe quoi mais qui à la fin du mois touchent leurs paies sans problème.
    Qui va payer la sécurisation des parcours avec tout ce qui est mis en ouevre pour contrer les casseurs
    et la cgt qui ose parler de démocratie. On croit réver.

  • beaucoup d'électeurs du FN sont dans les manifs et surtout parmi les casseurs et provocateurs aurait-dû préciser F Philippot....les gens de gauche et de l'ultra-gauche ne peuvent pas avoir idée de s'en prendre à un hôpital.

  • Comment sont "payés" les "animateurs " de cette joyeuse manifestation????

    La cagnotte recoltée par la CGT (avec quelles pressions?) ou par ...nos impots via les subsides versés par l etat à ces fossoyeurs des PMI/PME.....

  • quelque soit les chiffres qui seront annoncés tant par la police ou les syndicats ces chiffres sont a relativiser ,la France compte environ 29 millions d'actifs ils ne sont pas tous dans la rue loin s'en faut ; alors lorsque j'entends que le gouvernement n'entend pas le peuple c'est un détournement de l'image à des fins politiciennes et surtout syndicales certains manifestants ne sont même pas concernés par cette loi qui au demeurant a été épurée ,curieux de savoir combien ont lu cette loi ?les syndicats rameutent leurs troupes ,, en fait ces manifs sont peu représentatives du monde du travail ,et on constate que le plus gros de la troupe vient des entreprises publics ,ceux qui sont les mieux lotis au regard des salariés du privé on observe donc une solidarité à géométrie variable envers ces travailleurs ,ceux du public voulant préserver leurs avantages ,tant du statut que de la rénumération ,le gouvernement ne peut plus reculer ,sinon se serait un aveu d'impuissance ,et d'autorité dans l'hypothèse d'un nouveau gouvernement de droite ,il faudra s'attendre à des réformes beaucoup plus libérales que se passera t'il ? il va bien falloir être dans le compromis et la négociation sinon l,la France restera figée ;et perdra en dynamisme et les capitaux extérieurs iront ailleurs

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