Loi travail : les révélations choc d'un CRS

Loi travail : les révélations choc d'un CRS
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6Medias, publié le jeudi 12 mai 2016 à 20h51

Un agent du corps spécial de la police nationale déplore la gestion des mouvements sociaux et la pression liée à l'état d'urgence dans une interview au JDD.
Ils sont passés du statut de héros à celui d'ennemis depuis quelques jours.

Après l'élan de solidarité national suite aux événements de Charlie Hebdo et les attaques du 13 novembre, les agents des CRS, gendarmes et militaires avaient été félicités et encouragés durant les marches et rassemblements républicains. Les oppositions en marge de "Nuit debout" et des manifestations contre la loi Travail ont vite rappelé les forces de l'ordre à la persistance d'une haine anti-flic. "On était comme des sauveurs (...) Il fallait être naïf pour croire que ça allait durer", analyse un CRS interrogé par le JDD.
Si les syndicats de police déplorent cette montée de la haine dans les cortèges, l'agent - qui a souhaité conserver l'anonymat - critique les choix faits par les autorités. Selon ce membre des CRS, c'est tout d'abord la méthode qui laisse à désirer. Il qualifie notamment la gestion des défilés du 1er mai comme "du ni fait ni à faire", en regrettant que des personnes mobilisées aient été enfumées par des gaz lacrymogènes. Les objectifs sont aussi discutables, selon le policier, qui assure que la lutte contre les casseurs pourrait être plus efficace. Il évoque par exemple les protestations du 9 avril et précise qu'un groupe bien connu des autorités avait été repéré avant le départ du mouvement. "On avait un signalement précis. On s'est dit qu'on n'allait pas les laisser passer. On n'a jamais reçu l'ordre (...) Ce jour-là, un collègue officier a été blessé gravement à la jambe par un tir de mortier", indique le policier sur le site internet du journal.
Cet antagonisme entre les forces de police et les manifestants se nourrit essentiellement des débordements et des affrontements avec les groupes de casseurs. L'agent interrogé par le JDD se lamente face à ce constat puisqu'il pense qu'il existe des méthodes plus efficaces pour limiter ces rixes. "Ces gars-là sont entre 200 et 300 maximums. Il suffirait de les interpeller avant le départ des cortèges, pas la peine d'être un grand tacticien pour comprendre ça (...) Ici, on interpelle juste pour les images du 20 heures, pour faire croire qu'il y a de la fermeté de la part du gouvernement", détaille-t-il.
Le policier va jusqu'à prêter des intentions machiavéliques au gouvernement. Il s'interroge sur une stratégie de déstabilisation réfléchie. "Une manifestation qui se passe bien, on parle du fond. Quand vous avez des casseurs, on se focalise sur les violences et les vitres cassées. Est-ce que le gouvernement est assez vicieux pour faire ça ?", lance l'homme sans toutefois répondre à la question. Le plus difficile selon lui est sans doute de faire face à la réaction de sa famille et de ses amis lorsque les images des débordements passent à la télévision. "Certains ne comprennent plus ce que je fais. J'ai l'impression d'être devenu un pion politique", regrette amèrement le CRS dans cet entretien. Il est d'ailleurs persuadé que cette tension permanente a un effet néfaste sur le moral des recrues récentes. "J'ai des jeunes collègues qui ont déjà demandé leur mutation", assure notamment le policier.

 
181 commentaires - Loi travail : les révélations choc d'un CRS
  • Tiens...un CRS qui se pose les bonnes questions...! c'est rare...!!!
    Fais gaffe, camarade, chercher à comprendre, c'est commencer à désobéir...!!!

  • Les ois qui doivent être respectées pour le bien de tout citoyen, alors CRS, gendarmes et autres personnels du maintien de l'ordre et du respect de la loi sont là pour ça, peu importe l'appartenance de l'individu car avant tout c'est la loi qui prime, cessons avec tous ces droits et n'importe quoi, passons d'abord au devoir du citoyen.

  • Quand va-t-on mettre de l'ordre dans le pays et ne plus tolérer des agissements comme par exemple la "mise à sac" hier de la gare de Nantes par une bande de casseurs ?
    Encore faudrait-il que la France ait un gouvernement digne de ce nom et des responsables politiques courageux !
    Malheureusement les véritables hommes d'Etat sont une espèce en voie de disparition dans notre malheureux pays.

  • on sait trouver et neutraliser de dangereux terroristes mais on ne sait pas neutraliser des bandes de casseurs connues, ce policier devrait en vouloir a sa hiérarchie qui de mèche avec leur patron de l'intérieur font tout pour truquer les manifestations. il est dommage de ridiculiser nos forces de police qui font un travail remarquable

    ils neutralisent les terroristes dites vous? oui, quant tout a fini de péter!!!!PAS PLUS!!

  • Je fais confiance aux dires de ce policiers, et quand on analyse les évènements de charlie hebdo et du bataclan en profondeur on ressent des failles, volontaires ou pas, dans la surveillance des terroristes.

    les failles ne sont même pas volontaires ! les "haut perchés" s'en moquent complètement puisque cela ne se passe pas chez eux.

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    rose79  (privé) -

    gbc en ce qui concerne le bataclan, oui la j'ai un doute sur l'intervention !!!!!

    sylvestre oui les hauts perchés s'en moquent , je constate que nos politiques s'ils sont ailleurs ils se permettent via par téléphone ou autres d'intervenir, sans être en France, ils perdent du temps pour faire semblant qu'ils pensent a la France.
    la, je viens de le constater au sujet du concert Verdun, notre Ministre est a Cannes, se permet de faire commentaires sans doute via son cabinet .

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