Loi Travail : le défilé de jeudi aura-t-il lieu ?

Loi Travail : le défilé de jeudi aura-t-il lieu ?

Manifestation contre la loi Travail le 17 mai 2016 à Nantes. (Illustration).

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Orange avec AFP, publié le lundi 20 juin 2016 à 16h41

- Alors que les syndicats maintiennent leur intention de défiler contre la loi Travail à Paris jeudi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve assure que cela "n'apparaît pas envisageable". -

Après les heurts survenus lors de la manifestation parisienne du 14 juin contre le projet de loi El Khomri, la préfecture de police de Paris a demandé ce lundi 20 juin aux syndicats anti-loi travail d'organiser un "rassemblement statique", afin d'éviter de nouvelles violences et dégradations, plutôt qu'un défilé jeudi 23 juin entre Bastille et Nation.

Mais l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) opposée à la loi Travail, qui veut également organiser une journée de mobilisation le 28 juin, ne veut pas céder et maintient son intention de défiler. "Tant que ce n'est pas interdit, c'est autorisé", a commenté Benoît Clément de Solidaires Paris.

"Nous avons pris la précaution de faire un parcours court permettant d'assurer la plus grande sécurité possible. On a tenu compte des conditions de sécurité, on a essayé d'éviter les grands magasins, etc.", expliquait Pascal Joly, secrétaire général de l'Union régionale CGT, pour justifier ce choix. "Nous aurons notre service d'ordre habituel. Nous allons essayer de réaliser les meilleures conditions de sécurité pour la manifestation", affirmait également le responsable cégétiste.

"PAS ENVISAGEABLE"

De son côté, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a expliqué dans une lettre adressée ce lundi au secrétaire général de la CGT Philippe Martinez qu'après les violences du 14 juin ,"dans ce contexte de tension et de heurts récurrents (...), le renouvellement à l'identique d'une manifestation itinérante le 23 juin n'apparaît pas envisageable". Le ministre demandait alors de "prendre en considération" la proposition de la préfecture de police d'un rassemblement place de la Nation.

Dans sa lettre, le ministre dresse le bilan des dégradations de cette manifestation : 13 panneaux publicitaires dégradés, huit abribus détruits, 28 vitrines d'établissements commerciaux brisées, et la façade de l'hôpital Necker dégradée. Au cours du défilé, 28 fonctionnaires de police ont été blessés dont deux ont dû être hospitalisés, ajoute-t-il. Depuis le début des manifestations contre la loi travail, le 9 mars, 1.776 personnes on été interpellées en France, donnant lieu à 1.198 gardes à vue, énumère le ministre. Quatre-vingt-quinze condamnations en comparution immédiate ont été prononcées par la justice et 554 policiers et gendarmes ont été blessés.

Après les violences du 14 juin, le gouvernement avait menacé d'interdire les manifestations. La menace se précise : la préfecture de police de Paris a appelé lundi les syndicats à renoncer à leur défilé et à "trouver un accord sur un rassemblement statique" jeudi, faute de quoi elle "sera dans l'obligation d'interdire" la manifestation. "Les organisateurs sont invités par le préfet de police à poursuivre leurs discussions", a expliqué à l'AFP la préfecture de police. "À défaut d'accord, la préfecture de police avise, dans un courrier, les organisateurs qu'elle sera dans l'obligation d'interdire par arrêté la tenue de la manifestation sur l'itinéraire déclaré", a-t-on ajouté.


LE GOUVERNEMENT SOUTENU PAR L'OPPOSITION

Le gouvernement a reçu le soutien de l'opposition, qui n'a néanmoins pas manqué d'être très critique envers son action. Le parti Les Républicains, par la voix de son porte-parole Guillaume Larrivé, a appelé ce lundi lors de son point presse hebdomadaire à "l'interdiction" de la manifestation. "Il ne faut pas attendre que le lait soit renversé pour pleurer, ne pas attendre jeudi soir pour constater des débordements, il faut anticiper", a-t-il ajouté.

Rappelant la manifestation de mardi dernier avec ses "40 blessés" et "l'agression absolument scandaleuse de l'hôpital Necker", le député a également appelé "le gouvernement à sortir de son inertie". "Il (lui) appartient désormais d'interdire les manifestations qui sont susceptibles de dégénérer et d'occasionner de très graves troubles à l'ordre public". Selon lui, "l'extrême violence des casseurs doit appeler une réponse extrêmement forte". "Je voudrais adresser un carton rouge à M. (Philippe) Martinez (le numéro un de la CGT) et un carton jaune au Premier ministre Manuel Valls, qui ne gère pas comme il le devrait cette situation", a également affirmé M. Larrivé.

 
70 commentaires - Loi Travail : le défilé de jeudi aura-t-il lieu ?
  • qui suite à ces manifs va éponge les pertes financières , ,voir les dettes des entreprises ;dans ma région des petites entreprises ferment qui va étre responsable des nouveaux chomeurs ,evidement pas la cgt qui prétend défendre le monde du travail ,qui va devoir payer encore plus ,,,les françai pas la cgt ;;;c'est triste que peu réalise ,que quelques milliers puissent nure autant au pays ,aux français ! ce n"est plus à la police d'intervenir ,mais aux travailleurs de mettre hors d"état de nuire ces destructeurs

  • envrac ,,,croit tout savoir ,deux a trois paragrahes dans un journal ,ce n'est pas ça la loi ,c'est des dizaines d"articles ! mais quand l'on défend son parti deguisé en syndicat ,,ce ne peut étre que de la mauvaise foi

  • ""envrac"" pour reagir ainsi ,vous n'étes pasdu monde des travailleurs ,, c'est triste à chaque époque ,un dirigeant de parti deguisé en syndicat dicte sa loi ,et des milliers suivent en faisant le plus de désordre possible !! la france ,n'est pas cela ,nous devons etre bien ridicule ,pour d'autres pays !

  • Il est temps que les syndicats "bossent" davantage et manifestent moins...
    Il est temps que les syndicats arrêtent d’empêcher les français de bosser...
    Il est temps que les pouvoirs des syndicats soient (enfin) contenus! Halte à la dictature des minorités!

  • On va voir si Valls va mettre ses menaces à exécution ou si, comme d' habitude, il va laisser faire et, faire payer la casse aux français

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