Les salariés de Tati manifestent devant le magasin de Barbès pour sauver leurs emplois

Les salariés de Tati manifestent devant le magasin de Barbès pour sauver leurs emplois

Des employés de la marque Tati manifestaient devant le magasin historique du boulevard Barbès, à Paris, le 4 mai 2017

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Orange avec AFP, publié le jeudi 04 mai 2017 à 15h45

Ils veulent faire entendre leur colère et leur désarroi. Une cinquantaine de salariés de la marque Tati ont manifesté devant le magasin amiral du boulevard Barbès, dans le nord de Paris, jeudi 4 mai.

Quelques jours auparavant, les 1.300 employés que compte l'entreprise dans l'Hexagone avaient appris que leur employeur était en cessation de paiement.

"On demande la vérité sur ce que nous allons devenir, qu'on arrête de nous mener en bateau", implore Nicole Coger, déléguée CGT, devant une nuée de caméras et de micros. Comme l'ensemble de ses collègues, la salariée n'a aucune garantie quant à l'avenir. Dans l'après-midi du jeudi 4 mai, le couperet est tombé : la célèbre enseigne au vichy rose a été placée en redressement judiciaire, ce qui ouvre la voie à une revente. Un scénario dans lequel les caissiers, vendeurs et magasiniers ne sont pas assurés de conserver leurs postes.



En difficulté depuis plusieurs années, la marque de bazar à bas coût est la propriété du groupe Eram, tout comme les enseignes Fabio Lucci, Gigastore et Degrif'Mania, elles aussi à la recherche d'un repreneur. Tati et ces trois autres marques emploient au total 1.754 personnes en France réparties dans 140 magasins, dont 115 boutiques Tati. Le groupe Eram avait déjà tenté de se séparer de Tati en 2015, sans succès. Le propriétaire aimerait désormais voir aboutir la cession avant la fin du mois de juin.





Les manifestants réunis sur le boulevard Barbès ont reçu la visite de l'ex-candidat à la présidentielle Philippe Poutou, accompagné de Caroline De Haas, fondatrice de l'association Osez le féminisme et candidate aux législatives. Mercredi, Philippe Poutou avait déjà exprimé son soutien aux salariés de Tati en diffusant un texte, publié sur le site du NPA, intitulé "Tati : Comment se débarrasser de ses salariéEs au coût le plus bas...". "Le groupe veut s'exonérer de sa responsabilité sociale à l'égard de ses salariéEs qui compte tenu de leur âge, de leur forte ancienneté et le contexte économique actuel, auront des difficultés à retrouver un emploi", peut-on y lire. "La CGT Tati réclame la mise en place de négociations immédiates avec la direction du groupe Eram pour la sauvegarde de tous les emplois, et appelle les salariéEs à se mobiliser ces prochains jours... À suivre", conclut le texte.



Depuis l'annonce de la mise en vente, sept repreneurs potentiels se sont fait connaître, dont le fondateur de Gifi, Philippe Ginestet, qui prévoit de reprendre 100 magasins Tati et de maintenir 1.200 postes. Un consortium composé de la Foir' Fouille, Centrakor et Stockomani serait également sur les rangs. Officiellement, ni l'identité et ni la teneur des offres des autres repreneurs n'ont été dévoilées. Une prochaine audience au tribunal de commerce, fixée au 29 mai, devrait permettre d'en savoir plus. Seule certitude : la quasi-totalité des propositions ne concerne que des reprises partielles.

 
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