Les débuts chahutés de Marlène Schiappa

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 La secrétaire d\

La secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa

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© AFP, STEPHANE DE SAKUTIN
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AFP, publié le vendredi 09 juin 2017 à 11h40

La secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, issue de la société civile, connaît des débuts chahutés, en raison notamment de son passé de "militante de la laïcité" et d'auteure prolifique, qu'elle s'efforce de dissocier de son action politique.

Deux jours après la nomination de cette fondatrice d'un réseau de mères actives, âgée de 34 ans et mère de deux enfants, le site Buzzfeed publiait des extraits d'"Osez l'amour des rondes", un livre coquin dans lequel elle donne des conseils de séduction et sexualité, publié en 2010 chez La Musardine.

L'ouvrage "fait le bonheur des ministres qui se le refilent sous le manteau", affirme cette semaine le Canard enchaîné.

Un autre livre, "Maman travaille", a été abondamment commenté sur les réseaux sociaux. Dans ce "guide de conseils pratiques" publié en 2011, elle fait des suggestions pour prolonger son congé maternité: "faites-vous moche", "prenez l'air traumatisée" ou "exagérez-tout". 

Elle a été accusée dans certains articles en ligne d'"inciter à frauder la sécurité sociale", ce qui a obligé ses services à faire une mise au point. 

Plusieurs extraits de livres "sortis de leur contexte" circulent, "souvent à l'initiative de l'extrême droite", ont-ils affirmé dans un communiqué, évoquant "des propos d'humour tenus dans une vie antérieure à son engagement politique".

"Il y avait beaucoup de maladresses dans ce que j'ai écrit il y a une dizaine d'années", reconnaît Mme Schiappa auprès de l'AFP. "Ce n'est pas ce que j'ai écrit de plus intelligent".

Dans son bureau, où sont exposés sur la cheminée certains de ses livres ("Où sont les violeurs?", "Plafond de mère"...) et ceux d'Emmanuel Macron, elle se dit "surprise" de voir comment son "changement de statut" a modifié les appréciations à son égard.

- Bureau des enfants -

"J'ai publié une quinzaine d'essais sérieux, plusieurs romans, je suis maire-adjointe au Mans depuis quatre ans, je suis habituée à avoir des articles positifs et très sympathiques", dit l'ex-présidente du réseau Maman travaille, ex-blogueuse et conférencière.

Elle invoque des motifs politiques aux récentes attaques, alors que la République en marche (REM) semble s'acheminer vers une très large victoire aux législatives. "On est dans une recomposition qui perturbe, dérange".

L'ancienne responsable du volet égalité femmes/hommes du candidat Macron a aussi eu un échange virulent avec le philosophe Alain Finkielkraut, qui a affirmé avoir "souffert le martyre" en l'entendant parler de laïcité.

En cause: des écrits de 2014 où cette "militante de la laïcité" regrette maladroitement que des mères voilées soient interdites de sorties scolaires; et une vidéo de 2016 de la Fondation Jaurès où, selon M. Finkielkraut, elle "s'en prenait avec une violence inouïe à la misogynie" des religions catholique et juive, "sans un mot sur l'islam".

"Vous brodez sur du mensonge", a répondu Marlène Schiappa dans un courrier, lui reprochant d'avoir choisi comme cible "la benjamine du gouvernement (...), venant de quartiers populaires, non-diplômée d'une grande école, femme, de gauche, féministe de surcroît".

Elle s'emploie à recentrer le débat sur son action au gouvernement, multipliant les interviews sur le harcèlement de rue, l'égalité professionnelle ou le congé maternité unique. 

Mais son entretien fin mai avec l'animateur Cyril Hanouna, au cours duquel est évoquée l'idée d'un buzzer en cas de nouveau dérapage sexiste ou homophobe dans son émission, lui vaut encore une volée de bois vert sur les réseaux sociaux.

Le CSA s'étonne de son "interférence". La secrétaire d'Etat, en charge de la lutte contre l'homophobie, "met en scène la tragique impuissance de l'Etat face à la télé poubelle", juge Ian Brossat, maire-adjoint PCF de Paris. 

Occupée à ses futurs chantiers et au soutien de candidats REM, Mme Schiappa prépare aussi la prochaine inauguration d'un "bureau des enfants", où ses collaborateurs pourront travailler aux côtés de leurs petits s'ils sont en panne de mode de garde.

Pour son prochain roman, "Les lendemains avaient un goût de miel", inspiré de la vie de son arrière-grand-mère (Ed. Charleston), elle ne prévoit pas de promotion.

 
132 commentaires - Les débuts chahutés de Marlène Schiappa
  • Pourquoi l'avoir choisie comme secrétaire d'état, le gouvernement ne s'est il donc pas donné la peine de fouiller dans le passé des candidats. Si tel est le cas, ce n'est pas sérieux et cette femme ne mérite pas d'être à ce poste.

  • elle fait partie des intouchables !!donc pas besoin d'un cerveau !!

  • cette dame parait peu apte à être ministre ou secrétaire d'état. elle n'est certainement pas la seule dans ce ministère constituer de bric et de broc.

    elle doit avoir des talents cachés.

    C'est vrai que vous devez au moins connaitre 3 lignes sur sa vie ce qui vous rend absolument apte à juger ses compétences.

  • Egalité hommes-femmes ? Devenons tous troisième genre et ce sera réglé.

  • Cette personne représente le "double langage" et elle va être très vite contestée... D'ailleurs, ayant suivi des échanges entre ceux qui la contrent et restent des personnes attachées aux valeurs de la République..;

    Sous la liberté d'expression, sur les faits qui lui sont reprochés et sur ce double langage qui sera compliqué à devoir assurer qu'elle ne soit pas en contradiction avec les critères imposés par la REM.....

    C'est déjà un échec, qu'elle soit sous toutes ces attaques la concernant...

    Je n'ai aucune confiance sur cette personne qui est sous cette étiquette et avant les élections Législatives, suivant tous les candidats...

    Je ne lui octroie ni un quitus, ni une possibilité de représenter cette dynamique de REM.... Où il faut correspondre à des critères loin de toute polémique..

    Là, c'est lourd, sur tous ceux qui sont déjà à ne pas suivre cette candidate..

    Ce sera un risque pour REM si elle devait s'installer dans la durée...

    La liberté d'expression, avant toute élection importante, permet à ceux qui vont aux urnes de pouvoir s'exprimer en fonction des constats ou de refus de valider une telle personne..

    Non, elle n'a ni le profil, ni les critères pour obtenir la confiance de ceux qui iront aux urnes..

    Ayant suivi tout ce qui lui est reproché.. C'est loin d'être sans conséquences sur son double langage etc...

    comme tous les gens qui viennent de ce parti et dont chaque nous amène une mise en examen.C'est ça la France réformatrice ?

    Ayant retenu du candidat MACRON, avant son élection qui disait :

    "Pas Ça ! Pas ça !

    Nous pouvons dire, pas cette représentation ! Sur autant de faits qui restent sur une incompatibilité, sur ses propos et tant d autres critères qui ne permettront de crédibiliser sa représentation..

    Non, elle représente pas ce que le plus grand nombre etc...

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