Législatives: dix "points chauds" du second tour

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 Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise (LFI) pour les législatives dans les Bouches-du-Rhône, à Marseille le 11 juin 2017

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise (LFI) pour les législatives dans les Bouches-du-Rhône, à Marseille le 11 juin 2017

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© AFP, Anne-Christine POUJOULAT
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AFP, publié le mercredi 14 juin 2017 à 14h12

Duels serrés ou emblématiques: dix "points chauds" du second tour des législatives sélectionnés par l'AFP.

Pari marseillais gagnant pour Mélenchon ?

Le leader de la France insoumise part en position favorable dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Avec 34,31% au 1er tour, il a devancé nettement la candidate REM, l'entrepreneure Corinne Versini (22,66%).

Mais malgré son appel du pied aux 12,43% d'électeurs du sortant Patrick Mennucci (PS), les reports restent très incertains. Le FN et LR ont chacun réuni autour de 10% des voix.

Valls, sans étiquette et bientôt sans mandat ? 

Duel serré pour Manuel Valls, arrivé en tête (25,45%) devant la LFI Farida Amrani (17,61%), une fonctionnaire et syndicaliste de 40 ans, dans la 1ère circonscription de l'Essonne.

Les voix du candidat PCF (7,58%) compteront pour départager l'ex-Premier ministre, sans étiquette, et celle qui se targue d'être "la seule candidate de gauche" et a le soutien de Benoît Hamon. M. Valls a revendiqué l'appui de trois élus communistes locaux, mais la fédération du PCF de l'Essonne a désapprouvé.

Le Pen enfin élue ? 

Largement en tête du premier tour avec 46,02%, Marine Le Pen est bien placée dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, face à Anne Roquet (REM), une cheffe d'entreprise (16,43%).

Mais prudence: en 2012, Mme Le Pen, largement en tête avec 42,26% au premier tour, avait échoué de justesse face au PS. 

Mission impossible pour Vallaud-Belkacem ?

Dans la 6e circonscription du Rhône, Najat Vallaud-Belkacem (PS) est en mauvaise posture face au candidat REM, l'entrepreneur Bruno Bonnell avec 16,54% des voix au 1er tour contre 36,69%.

L'ex-ministre de l'Education, qui a appelé la gauche à "faire bloc" autour de sa candidature dans ce fief historique, a reçu le soutien du numéro un du PCF Pierre Laurent. Mais elle ne fait pas partie des quatre PS soutenus par LFI, dont le candidat a recueilli 14,71% des voix.

Compliqué pour El Khomri ?

Myriam El Khomri (PS) est arrivée deuxième (20,23%) derrière le LR Pierre-Yves Bournazel (31,76%) dans la 18e circonscription de Paris. Tous deux se réclament de la majorité présidentielle, l'ex-ministre du Travail assurant avoir le soutien d'Emmanuel Macron, le second ayant reçu celui d'Edouard Philippe.

Mme El Khomri ne pourra pas compter sur le soutien des candidats de gauche, le LFI Paul Vannier (16,6%) et l'égérie de la lutte contre la loi travail Caroline De Haas (13,57%).

Collard au tapis ?

Le seul député FN sortant en lice, Gilbert Collard, est au coude à coude avec l'ex-torera Marie Sara (REM) dans la 2e circonscription du Gard. Au premier tour, les deux adversaires n'ont été séparés que de 48 voix avec 32% chacun. 

Tout dépendra des reports des électeurs de Pascale Mourrut (LR-UDI), 3e avec 14,22% et de la LFI Danielle Floutier (13,07%). 

Ferrand sans soucis ?

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand devrait être réélu dans la 6e circonscription du Finistère, malgré son implication dans une affaire immobilière pour laquelle une enquête préliminaire a été ouverte.

Fort de ses 33,93%, ce soutien de la première heure d'Emmanuel Macron part avec une large avance sur la candidate LR et maire de Châteaulin Gaëlle Nicolas (18,10%).

Nice sans Ciotti ?

Dans la 1ère circonscription des Alpes-Maritimes, le député LR Eric Ciotti ne part qu'avec trois points d'avance (35% contre 32%) sur l'avocate Caroline Reverso-Meinietti (REM). 

Le président du conseil départemental ne peut pas compter sur un grand soutien du maire de Nice Christian Estrosi qui a jugé que la candidate REM menait "une campagne propre et pas idéologique". Tout dépendra du report des voix FN (12%) et LFI (10%).

NKM privée d'avenir à Paris ?

La députée de l'Essonne, qui devait reprendre la circonscription "en or" de François Fillon (2e de Paris), est arrivée, avec 18,13%, loin derrière le REM Gilles Le Gendre, un chef d'entreprise ex-patron de journaux économiques qui a obtenu 41,81% des voix.

L'ex-candidate à la primaire de la droite joue gros car outre son poste de députée, l'élue municipale du XIVe arrondissement pourrait aussi perdre sa place de cheffe de l'opposition à la maire PS Anne Hidalgo.

Girardin, ministre en danger ?

Annick Girardin (PRG) est la seule des six membres du gouvernement candidats en difficulté, à Saint-Pierre et Miquelon. La ministre des Outre-Mer, qui avait été élue dès le premier tour en 2012 et devra quitter son poste en cas d'échec, affronte Stéphane Lenormand (Archipel Demain), vice-président du conseil territorial. Avec 41,59% chacun, les deux candidats ont obtenu exactement le même nombre de voix.

 
9 commentaires - Législatives: dix "points chauds" du second tour
  • ça va être très chaud a l'Assemblée si Mélenchon et Marine sont tous les deux élus... Il va y avoir de sacré passes d'arme en perspective on va bien rigoler....
    Entre un "je sais tout" et une "je me perd dans mes dossiers" il va y avoir des échanges juteux...

  • Un méchant Jurassien perdu à Marseille, voilà ce qu'il est
    Espérons qu'il soit battu
    Que Mélenchon, ce communiste d'opportunité disparaisse de notre scène politique.....

  • Il y aussi la première circonscription de la Corrèze, détenue par le PS, ex fief de Hollande qui pourrait basculer au profit du jeune candidat LREM arrivé largement en tête à l' issue du premier tour avec 32,5 % des suffrages contre 19,92 % pour le maire de Tulle, conseiller de Hollande à l' Elysée !

  • Tous contre REM.
    Il faut unir les forces démocratiques des LR et de LFI.
    Il s'agit d'une union de salut public pour éviter la dictature Macron.
    Sauvons la démocratie de ce président et de ceux qui lui sont inféodés et vons se sucrer sur notre dos(n'est ce pas M.Ferrand???)

  • Ce n'est pas grave quand on a perdu c'est perdu!! sauf l'honneur!! Alors il vaut mieux se reconstruire sur un noyau solide mais cohérent que de traîner des gens qui auraient en arrière pensée l'envie d'aller servir Macron en trahissant leurs électeurs!! Je suis de droite mais c'est tout aussi vrai pour nos concitoyens soçialistes!!! Comme les saisons les vérités d'un jour ne sont pas toujours!! On souffrira on paiera, mais en fin de compte ils se pourrait que à la fin l'addition.. c'est les gagnants du jour qu'ils la payent!!

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