Lecture : les petits Français sont à la peine

Lecture : les petits Français sont à la peine

Une élève d'une école primaire parisienne photographiée le 2 septembre 2014, lors de la rentrée des classes (illustration)

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Orange avec AFP, publié le samedi 01 juillet 2017 à 14h14

Selon une étude du ministère de l'Éducation nationale, en moyenne un jeune sur 20 est illettré en France, tandis que le ratio grimpe à un sur dix pour les difficultés de lecture. 

Certains enseignants s'amusent des fautes d'orthographe que font leurs élèves et les partagent sur les réseaux sociaux, mais le constat est là : 10,8% des 16-25 ans "sont en difficulté de lecture" en France. Cette situation alarmante cache une nette différence entre filles et garçons. Ces derniers sont bien plus nombreux à déchiffrer péniblement un texte. On recense 12,4% en grande difficulté, contre 9,2% chez les filles. Toutes ces données ont pu être collectées par le gouvernement grâce aux tests que passent les adolescents lors de la Journée défense et citoyenneté, la JDC, instaurée à la suppression du service militaire. En 2016, 760.000 jeunes ont pris part à cette JDC.

Les 5,1% de jeunes ayant le niveau le plus faible, garçons et filles confondus, "peuvent être considérés en situation d'illettrisme", indique le ministère de l'Éducation dans son rapport annuel, publié vendredi 30 juin. Dans leur quotidien, ils sont confrontés à un "déficit important de vocabulaire". Au-dessus dans le classement, 10,8% sont considérés comme "en difficulté de lecture". Viennent ensuite les adolescents "aux acquis limités", pour lesquels la lecture "reste pour eux une activité laborieuse mais qu'ils savent mettre en œuvre pour en retirer les fruits", explique le ministère. On en compte pas moins de 11,7%.

- Plus de difficultés dans le nord de la France -

Les problèmes de lecture se retrouvent le plus souvent dans les départements du nord : 17,7% de jeunes sont en difficulté dans l'Aisne et 17,5% dans la Somme). La Nièvre, l'Oise et les Outre-mer complètent le tableau des mauvais élèves. 

Sans surprise, les jeunes en difficulté "sont de moins en moins nombreux à mesure que le niveau d'études s'élève". Ils représentent 45,8% de ceux qui n'ont pas dépassé le niveau collège et 4,3% de ceux qui déclarent suivre ou avoir suivi une filière générale ou technologique au lycée.

Le ministère de l'Éducation nationale précise que ces résultats ne peuvent pas être comparés dans le temps car EN 2016, des problèmes informatiques étaient survenus lors des tests, empêchant les participants à la JDC de répondre à certaines questions.

 
52 commentaires - Lecture : les petits Français sont à la peine
  • force est de constater que du temps de la méthode Boscher, il y avait moins d'illettrés ... les forcenés de la méthode globale ont généré quantité de cancres ... non seulement ils ont gâché leur apprentissage scolaire, mais les conséquences sont incommensurables pour leur vie en général.

  • Avec NAJAT BELKACEM ce chiffre a augmenté !

  • En terme d'éducation ..... on impose maintenant les devoirs à l'école sous prétexte d'égalité ( et surtout de nivellement par le bas) ! Mais rien n'empêche d'imposer la lecture à domicile par la restitution en classe de fiches de lecture, une façon de relancer le loisirs éducatif ! Et de relever ainsi le niveau. La différence entre filles et garçons prouve bien qu'un ballon de foot n'a jamais élevé le niveau intellectuel d'un enfant ......

  • Ces résultats sur 760.000 adolescents comptabilisent donc: 35.000 illettrés ,82.000 ayant des difficultés de lecture ,et 88.000 ayant des acquis limités ; ils sont préoccupants pour l'avenir de certains .
    Ceci met en évidence les effets pervers de l'idéologie qui a consisté pendant 40 ans à vouloir tout égaliser , réfuter la sélection ,
    et faire croire que tous les enfants inégalement préparés , par leur environnement familial , culture ou origine ,
    pourraient assimiler le même message pédagogique dans le même délai de compréhension .
    Voltaire disait " l'éducation développe les qualités , mais ne les crée pas .

  • c'est sure qu'ils sont à la peine quand on voit se qu'on leur apprend à l'école. quand vous voyez qu'un ingénieur ne sait pas compter sans sa calculette c'est grave. qu'apprend-t-on à nos enfants à l'école ? la question se pose tous les jours

    C'est sûr ( mais sans e ).

    Théoriquement, les enfants devraient apprendre beaucoup de choses dès l’École Primaire, par exemple :
    1) à commencer chaque phrase par une majuscule;
    2) à distinguer le démonstratif "ce" du pronom "se";
    3) que le "t" euphonique est inutile après un verbe terminé par "d";
    4) à distinguer "sûr" (dont la certitude est acquise) de "sur" (aigre, acide).

    Hélas, de tout temps, il y a eu des enfants dont les capacités d'attention étaient insuffisantes pour retenir ce genre de détails.

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