Le Pen accuse ses adversaires de "taire" le "problème du terrorisme"

Le Pen accuse ses adversaires de

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, le 19 avril 2017 à Marseille

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AFP, publié le jeudi 20 avril 2017 à 07h55

Présidentielle: la candidate FN Marine Le Pen accuse ses adversaires de "taire" le "problème du terrorisme"

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a accusé mercredi à Marseille pour son dernier meeting avant le premier tour ses adversaires de "taire le problème" du "terrorisme islamiste", au lendemain de l'arrestation dans cette ville de deux hommes soupçonnés de préparer un attentat.

Ce "poison de tous les instants", "ce poison terrible du terrorisme islamiste, je le dénonce depuis que j'ai lancé ma campagne, j'en ai parlé seule pendant longtemps dans le désert sans que jamais aucun de mes concurrents n'accepte le débat sur ce sujet", a assuré Mme Le Pen au Dôme de Marseille devant près de 5.000 partisans et plusieurs centaines de sièges vides.

"Ils ont voulu taire ce problème, le refouler, le mettre à distance, comme on cache la poussière sous le tapis", a estimé la présidente du FN.

"Il a fallu que les actes terroristes se multiplient partout en Europe pendant la campagne, qu'elle se réinvite dans l'actualité, pour qu'ils daignent, du bout des lèvres, contraints et forcés, effleurer les sujets".

"Il a fallu qu'ici à Marseille on arrête deux forcenés avant qu'ils commettent leurs odieux crimes", a-t-elle dit, faisant référence à l'arrestation de deux hommes soupçonnés de projeter un attentat, faisant se tenir ce meeting sous un dispositif de sécurité très élevé.

Elle s'en est prise au "vivier des fichiers S, cette immense armée de l'ombre qui voudrait nous apprendre à vivre dans la terreur."

"Le silence des autres candidats est sans doute l'enfant de la honte, la honte d'avoir été membre, ou même d'avoir dirigé des gouvernements qui n'ont rien fait pour faire baisser la menace ou même ont créé les conditions du développement de ce fléau", a encore accusé l'eurodéputée.

Pour elle, "l'état d'urgence est un mirage: je vous rappelle qu'Anis Amri, le terroriste de Berlin, a pu jouer au chat à la souris avec toutes les polices d'Europe. A ce niveau-là, c'est plus de l'infiltration, c'est du tourisme" a-t-elle raillé. 


Le 19 décembre, le Tunisien Anis Amri a foncé à bord d'un camion sur un marché de Noël de Berlin faisant 12 morts et 48 blessés. Il a été tué quelques jours plus tard lors d'un contrôle de police à Milan. L'attentat a été revendiqué par l'organisation EI.

 
56 commentaires - Le Pen accuse ses adversaires de "taire" le "problème du terrorisme"
  • Le "problème du terrorisme" est son fond de commerce. Qui croyez vous que les terroristes aimeraient voir triompher aux élections ? Qui le lendemain des élections prendraient des mesures contre tous les musulmans qu'ils soient impliqués ou non dans les attentats, et parmi eux ceux qui n'ont rien à voir avec le terrorisme et qui comptent parmi les victimes à Nice par exemple ? Croyez vous que les autres candidats ne soient pas favorables à l'échec des tentatives terroristes ?

  • Elle a entièrement raison, il faut en parler car la situation s'aggrave

  • peut-être que ses adversaires ont gardé un peu de tact pour ne pas en vouloir profiter du terrorisme comme elle...

  • Normal, car parler du terrorisme et de l'immigration c'est son fond de commerce. A par cela tout le reste de son programme est bon a jeter , Europe, Euro, économie et même le social.

  • effectivement, parce que lutter contre le terrorisme revient a recontrôler nos frontières, a limiter l'immigration au maximum, a mettre dehors tous les individus dangereux et indésirables, ce qui va en l'encontre des désirs des dirigeants européens dont tous nos autres partis sont a la botte.

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